周星星我建議各位觀眾多花點時間去逛逛巷道,管它桃園、中壢、楊梅有沒有什麼值得逛逛的巷道。好萊塢電影台也常播映一些特效很棒的影片————最棒的是還真的是印度片、俄羅斯片————,但周星星我常覺得很難看、難看到很想嘔吐。
如果看電影只想要看它的特效,周星星我掛保證說只有那一部影片的製作團隊才想要看它的特效。有一句成語叫敝帚自珍,自以為自己的特效超棒,還教別人過來看它的特效有多棒;但事實上,不過就是鯊魚在沙灘下(sous le sable)游泳的等級————鯊魚在沙灘下游泳的劇情,只能在好萊塢電影台看得到喔。
posté le vendredi 3 octobre MMXIV

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Derrida, le courage de la pensée LE MONDE TELEVISION | 08.10.2014 à 14h02 • Mis à jour le 08.10.2014 à 15h01 |  
A l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, portrait du philosophe, théoricien de la déconstruction (mercredi 8 octobre - 22 h 25 - Arte).
La transmission, comme geste à la fois nécessaire et impossible, fut pour Jacques Derrida (1930-2004) le combat d’une vie. Il n’y a donc nul hasard si cette exigence se retrouve au cœur du documentaire cosigné par Virginie Linhart et Benoît Peeters, dix ans après la mort du philosophe : la première a déjà réalisé plusieurs films sur le passage du témoin entre les générations, le second a écrit une biographie de Derrida (Flammarion, 2010).
 

La transmission, la vie, une seule et même guerre : on le comprend d’emblée en écoutant le témoignage d’un ami d’enfance, Jean Taousson, qui rappelle comment le petit Jackie Derrida, 12 ans, fut exclu de son collège, à Alger, parce que juif sous les lois de Vichy : « Il a pris un coup qui l’a envoyé à terre, mais il s’est relevé tout de suite et à partir de là n’a plus compté que sur lui-même », témoigne-t-il. Cette expulsion brutale, le jour de la rentrée 1942, Derrida n’en est jamais revenu : « Le surveillant général m’a appelé dans son bureau et m’a dit : “Tu rentreras chez toi, tes parents t’expliqueront.” Et je n’ai rien compris, je dois dire », se souviendra plus tard le philosophe.
Or, tout se passe comme si ce « coup » avait été le coup d’envoi d’une trajectoire qui a fait du retrait une stratégie, et des marges une position de combat. C’est là que Derrida s’est tenu, c’est de là qu’il a mené ses batailles. Marges de la langue française, qu’il aima d’un amour fou : « Laisser des traces dans la langue française, voilà ce qui m’intéresse », aimait-il à répéter. Marges de la philosophie, dont il a dynamité une à une les certitudes. Marges de l’université, à laquelle il s’est sans cesse heurté, du moins dans son propre pays : « La France n’aime pas que ceux qu’elle n’a pas reçus soient applaudis ailleurs », résume la philosophe Hélène Cixous.
Alternant lectures de textes et témoignages (les philosophes Jean-Luc Nancy, Avital Ronell, Etienne Balibar et Samuel Weber, l’écrivain Philippe Sollers, l’historienne de la psychanalyse Elisabeth Roudinesco), le film propose également quelques belles images d’archives, qui donnent à voir les différents visages du théoricien de la déconstruction. Derrida le khâgneux, écharpe drapée sous veston studieux, fraîchement débarqué de son Algérie natale et affrontant cette période de concours qu’il évoquera toujours comme des « années infernales ». Derrida l’agrégatif, auquel Louis Althusser, son maître à Normale-Sup, écrit des mots fraternels, à l’encre bleue, sur du papier d’écolier : « Derrida nous verrons ensemble le détail de ce devoir : il n’aurait aucune chance de passer à l’agrégation. Je ne mets pas en cause la qualité de tes connaissances ni ton intelligence conceptuelle, ni la qualité de ta pensée. Mais on ne les “reconnaîtra” au concours que si tu opères une “conversion” radicale dans l’exposition et l’expression », prévenait le grand théoricien marxiste. Derrida l’intellectuel engagé, jeté dans les prisons tchèques, en 1981, puis menant différentes batailles, contre la peine de mort ou pour la défense des sans-papiers. Derrida la star américaine, enfin, qui inspire Woody Allen et reçoit les hommages de ses groupies étudiantes, avec un sourire faussement modeste mais authentiquement malicieux.
Sans grande audace formelle, ce documentaire propose ainsi une honnête introduction à la vie d’un intellectuel « marginal » dont la gloire fut et demeure internationale.
Virginie Linhart et Benoît Peeters (France, 2014, 53 min).

  Par Jean Birnbaum
Derrida, veilleur de la démocratie « à venir »
Mardi, 7 Octobre, 2014
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Philosophe inclassable, Jacques Derrida est décédé il y a dix ans. Ce théoricien de la déconstruction lègue à ses contemporains une œuvre multiple et paradoxale qui défiera longtemps les commentateurs.
« L’exemplarité de Derrida reviendra comme celle de Socrate depuis l’annonce et comme la hantise de son retour, comme l’annonce et l’épreuve nietzschéenne de ce fait qu’il n’y a que du retour. C’est aussi ce que n’aura cessé de dire et ne cessera de répéter la déconstruction. Comme ce père mort qu’il interrogea dans ses innombrables textes hantés par Freud, le fantôme va revenir de celui qui a tellement parlé du fantôme et de son immanquable retour : nous entrons dans le revenir de Jacques Derrida ». Il y a dix ans, déjà, le philosophe Bernard Stiegler anticipait, dans un numéro de Rue Descartes (PUF), l’irrésistible attraction que son directeur de thèse allait opérer sur la modernité.
 
La partie n’était pas gagnée d’avance. C’est peu dire que les relations de Jacques Derrida avec le milieu universitaire furent passionnées, ambivalentes, tumultueuses même. Cet enfant de l’exil, juif des faubourgs d’Alger qui vécut comme un « tremblement de terre » son exclusion de l’école par le régime de Vichy, déclara d’ailleurs dans nos pages, au seuil de la mort : « Je n'ai jamais fait de longs séjours aux États-Unis, le plus clair de mon temps ne se passe pas là-bas. Cela dit, la réception de mon travail y a été effectivement plus généreuse, plus attentive, j'y ai rencontré moins de censure, de barrages, de conflits qu'en France. »
 
Agrégé, normalien passé par la case « Louis le Grand », il ne taira pas sa déchirure d’avoir été un « mal-aimé » de l’université française. Après un passage furtif à la Sorbonne, il enseigne à l’Ecole Normale Supérieure mais sa candidature au Collège de France échoue, malgré le soutien amical de Pierre Bourdieu. Une main sera tendue par l’interdisciplinaire Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Outre-Atlantique en revanche, on lui tend les bras : Yale, Corneil, Irvine… la prestigieuse université de Cambridge le consacre même docteur honoris causa au printemps 1992.
 
Derrida est aujourd’hui le philosophe français le plus traduit dans le monde. Plusieurs décennies auront été nécessaires pour vaincre les résistances et l’aveuglement de ses pairs. Violente, souvent injuste, la frilosité de ses contemporains - quand elle ne vire pas à la défiance - tient indéniablement à la manière dont ce philosophe iconoclaste, hermétique aux postures totalisantes, proposait de questionner les textes, même majeurs, sous un jour radicalement nouveau.
 
« La fonction principale de l’enseignement de la philosophie est de permettre aux gens de devenir conscients, de savoir dans quel type de discours ils sont engagés » affirmait-il, en 1981, dans un entretien réalisé par Richard Kearney dans « Derrida, l’événement déconstruction », excellente publication de la revue sartrienne Les Temps modernes. Mais, ajoutait-il, « il n’y a aucun système d’enseignement ou de transmission de la connaissance qui puisse garder sa cohérence ou son intégrité sans, à un moment ou un autre, s’interroger philosophiquement, c’est-à-dire sans reconnaître ses prémisses sous-textuelles ».
 
Si le temps à fait son œuvre, les contresens touchant au continent Derrira n’ont pas manqué de fleurir. Ses détracteurs ont ainsi cru déceler chez lui une entreprise de destruction. Ses continuateurs, nombreux, explorent un territoire sans frontières fixes, à la recherche du sinueux, du refoulé, de l’opacité, de l’inaperçu que recouvrent les écrits. Loin de détruire, Derrida veut en effet « coller » les textes au plus près. Pour mieux en définir l’épaisseur ? Il fuyait assurément l’évidence, c’est là son crime. N’est ce pas cette infraction, au fond, qui irrite autant qu’elle fascine ? 
 
L’insistance avec laquelle il expliquait, pour caractériser la déconstruction, qu’« un texte n’est un texte que s’il cache au premier regard, au premier venu, la loi de sa composition et la règle de son jeu. Un texte est d’ailleurs toujours imperceptible » sonne comme une transgression, insupportable aux yeux des défenseurs hardis des traditions logiques et analytiques. Les discours absolument clairs et certains, les systèmes inébranlables, les lois immuables… se retrouvent cloués au pilori.
 
Derrida ose même ériger ce « non-lieu » à partir duquel il souhaite questionner la philosophie comme un principe vital : « chaque culture, et chaque société, a besoin d’une critique extérieure ou de déconstruction comme une part essentielle de son développement » plaidait-il, soucieux d’apporter « une réponse positive à une altérité qui nécessairement l’appelle, le somme ou l’encourage ».
 
D’Husserl, il aura hérité cette « prudence méthodique, une technique rigoureuse pour démêler et formuler les questions ». « Derrida est tout à la fois un penseur de la vérité, de la justice, de l’aporie, du supplément, de la crise, de l’impossibilité de la fondation et de la décision simple… à travers la reformulation incessante que ces notions exigent » résument Jospeh Cohen et Raphel Zagury-Orly, respectivement enseignants à Dublin et Tel-Aviv, proches de l’intellectuel français « des marges ». « Il s’intéresse au mouvement de la réponse, c’est une philosophie de la nuance, de l’hétérogénéité, de la patience et de la réserve. Dès que ses concepts sont lâchés, on sent la terre trembler. C’est un désir de sens au delà du sens, sans que cela nous conduise pour autant à une impasse ou un cul-de-sac » renchérissent-ils.
 
Dans un numéro-hommage fameux que les Lettres Françaises consacrent à Derrida en 1972, Roland Barthes écrit à son endroit : « il a déséquilibré la structure, il a ouvert le signe : il est pour nous celui qui a décroché le bout de la chaîne ».
 
La difficile appréhension de Derrida tient au fait - déroutant de prime abord - que les notions qu’il manie échappent aux catégories communément admises. « Différance », par exemple, lui a permis d’avancer le terme de « non-concept » et de disséquer la langue dans le rapport complexe entre écriture et parole. D’autres legs philosophiques hantent les recherches contemporaines. A l’instar du « don », dont il considère que, « s'il se faisait connaître comme tel au grand jour, un don destiné à la reconnaissance s'annulerait aussitôt. Le don est le secret lui-même ». De même, la « dissémination », si elle ne « peut se rassembler dans une définition, c’est c'est que la force et la forme de sa disruption crèvent l'horizon sémantique ». La « trace », à son tour, permet « le procès de la signification ». « Marque de l’élément passé », déjà creusée « par la marque de son rapport à l'élément futur », elle apparaît comme « le simulacre d'une présence qui se disloque, se déplace, se renvoie, n'a proprement pas lieu, l'effacement appartient à sa structure ».
 
Même sur le terrain plus inattendu de la politique, Derrida s’avère fécond. Jacques Rancière a eu raison de rappeler que s’il est périlleux d’établir des liens nets entre ses travaux et sa praxis politique, il nous laisse en héritage de riches développements sur « la démocratie à venir ». Ses réflexions critiques sur l’éthique apparaissent aussi comme salutaires dans cette période de rejet grandissant de la figure de l’Autre. Sous la plume de François Raffoul, l’étude de son « hospitalité pure et  inconditionnelle » est édifiante. Inspirée de Levinas, celle-ci n’est pas « régulée par les conditions préexistantes d’une puissance accueillante et qui n’a d’hospitalité que le nom. L’hospitalité elle-même, dans son événement d’accueil et de l’arrivant reste inconditionnelle : une hospitalité ne doit pas choisir l’arrivant (comme le font cyniquement les politiques d’immigration). Même la tolérance, qui est hospitalité jusqu’à un certain point (le douteux seuil de tolérance) n’est pas hospitalité et en serait même le contraire ».
 
Avec ses lumières et ses obscurités, Derrida « déborde » la philosophie. Ecrire sa vie, comme s’y est risqué Benoît Peeters, auteur d’une biographie ambitieuse et très documentée (Derrida, Flammarion), « c’est écrire l’histoire d’un homme fragile et tourmenté, évoquer une exceptionnelle série d’amitiés, retracer une série d’engagements politiques courageux, en faveur de Nelson Mandela, des sans-papiers ou du mariage gay, relater la fortune d’un concept – la déconstruction – et son extraordinaire influence, bien au-delà du monde philosophique, sur les études littéraires, l’architecture, le droit, la théologie, le féminisme, les queer studies et les postcolonial studies ». 
 
Astreignante, sismique, précaire, hérétique mais inépuisable… l’œuvre de Derrida continue de nous hanter. Tel un spectre ? Elle est une invitation permanente à penser, autrement, contre nous-mêmes.

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  Nicolas Dutent

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Besson, le « Lucy » Luc du cinéma français
LE MONDE | 06.10.2014 à 10h31 • Mis à jour le 06.10.2014 à 18h29 |
Par Laurent Carpentier

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《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)《雙峰》(Twin Peaks, 1990-91)
« Twin Peaks » fera son retour en 2016

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〈學外文的痛苦〉 http://blog.yam.com/jostar2/article/75295225  
〈學外文的喜悅〉 http://blog.yam.com/jostar2/article/75295226  

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Besson, le « Lucy » Luc du cinéma français
LE MONDE | 06.10.2014 à 10h31 • Mis à jour le 06.10.2014 à 18h29 |
Par Laurent Carpentier

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〈學外文的痛苦〉 http://blog.yam.com/jostar2/article/75295225  
〈學外文的喜悅〉 http://blog.yam.com/jostar2/article/75295226  

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後天八號(禮拜三)是賈克德希達逝世十週年之紀念日,管它溫度幾度,還是要洗冷水澡。實在是因為沒錢,不敢再像吹冷氣那樣,敢為自己再打開電熱水器。
已經看完《阿西比亞德篇》很多天了,今天再拚《阿西比亞德續篇》(Second Alcibiade)————不過這續篇是偽作。

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就像美國好萊塢常常會有喜劇電影異軍突起————最優範例莫過於《醉後大丈夫(系列)》(THE HANGOVER)————,再看看《花漾》跟《痞子英雄:黎明再起》的慘敗,台灣電影目前大概只有魏德聖再加九把刀能夠各自號召出七億(新台幣)(以上)的成績。這意思是說:誰能夠掌握到台灣觀眾的口味————而不是用美國好萊塢電影的公式去推算,誰就能夠拍出能夠在台灣大賣三億新台幣(以上)的台片。
posté le lundi 6 octobre MMXIV

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不管是藍派支持者、還是綠派支持者,都請「唯一支持」理性。我只支持「理性」,周星星我一點都不在乎地方選舉跟不干「理性」的事。因為,或反正,總是會有一位不管是藍派、還是綠派的市長當選市長,藍派、綠派的市長真的一點都不干「理性」的事。他們只會說大話、做表面工夫,藍派或綠派的縣市長,彼此之間真的會有差嗎?
但是,當然,有些縣市長很會演戲、或者唱歌舞劇,周星星我就是不解這種水準的縣市長怎麼還會有支持者。喔,對了,除非那些支持者正是雞巴毛納粹。

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