原來的出處,也請參考〈寫東西要看心情〉。
- Jan 04 Sat 2014 00:00
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「愛」即是人生的意義
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《哈比人:荒谷惡龍》在台灣賣得不好
我們能夠說麥可˙貝(Michael BAY)「只」會拍《變形金剛》,彼德˙傑克森「只」會拍《魔戒》嗎?看起來,快要變成這樣。
2014 年一月二號更新:我們能夠說《哈比人:荒谷惡龍》(THE HOBBIT : THE DESOLATION OF SMAUG, 2013)「只」在大台北賣了五千多萬嗎?
2014 年一月三號更新:我們能夠說《哈比人:荒谷惡龍》(THE HOBBIT : THE DESOLATION OF SMAUG, 2013)「只」在大台北賣了五千五百多萬嗎?
- Jan 04 Sat 2014 00:00
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沉溺網路的慘劇
薯條革命
Misère de notre addiction numérique LE MONDE | 02.01.2014 à 17h21 • Mis à jour le 03.01.2014 à 08h51 |
Comment combattre la tyrannie de la surveillance ? L'affaire Snowden, du nom de l'ex-consultant pour l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l'origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l'ampleur du contrôle des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?
La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s'indignent et réclament l'édiction par l'ONU d'une déclaration des droits de l'homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre).
Les opinions publiques, qu'ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.
Dans cette affaire, ceux qui ne s'émeuvent point font preuve de plus de cohérence et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s'intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l'ampleur des données aujourd'hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d'intelligence économique n'a rien d'étonnant.
PAS DES RÉVÉLATIONS : UNE MISE À JOUR
Face à l'ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d'interconnexion de tous les réseaux de communication, des milliers d'articles de journaux, des dizaines d'ouvrages ont annoncé au fil des ans la situation où nous nous trouvons désormais.
Pour ne citer que quelques livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, First, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, Allia, 2001), Sous l'oeil des puces (Michel Alberganti, Actes Sud, 2007), RFID : la police totale (collectif Pièces et main-d'oeuvre, L'Echappée, 2008), Surveillance globale (Eric Sadin, Climats, 2009).
C'est dire à quel point les informations qui font régulièrement la « une » des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont tout au plus une mise à jour : ça y est, ce n'est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là.
Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s'évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Où le souci de savie privée devient, selon le mot du journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ».
Où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n'ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l'insu des gens : avec les réseaux sociaux, on peut savoir sans violer l'intimité de personne qui préfère telle marchandise et pourquoi, qui professe telle opinion, etc.
IL N'Y A LÀ QUE DES DÉRIVES
Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n'y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.
Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s'offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d'internautes libres doivent s'organiser contre les géants du Net).
Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent est absurde. Il n'est pas possible, par exemple, d'opposer les avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu'elles recèlent, car la technologie de radio-identification repose sur la transmission automatisée de données d'une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l'ordinateur, etc.). La possibilité d'un contrôle instantané en découle directement.
Plus globalement, à partir du moment où l'ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d'informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas.
De même qu'il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l'amiante, il est illusoire de penser que l'informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d'informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.
Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d'une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.
UNE DES FORMES DE DOMINATION POLITIQUE
Il est temps d'admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est une des formes de domination politique qui s'exerce sur nous. L'affaire Snowden n'appelle pas des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques – surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission informatique et libertés.
Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra-branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par culture, amitié, amour ou gratuité.
L'audace d'Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l'idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s'épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société. Groupe Marcuse
Signataires
Cette tribune a été signée par Matthieu Amiech, sociologue ; Aurélien Berlan, philosophe ; Nicolas Eyguesier, chercheur ; Julien Mattern, sociologue.
Le groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des survivants de l’économie) regroupe des sociologues, des économistes, des philosophes, des historiens, des psychologues et des médecins.
Matthieu Amiech, Aurélien Berlan et Nicolas Eyguesier qui sont également les auteurs de La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les moyens de s’y opposer, paru en 2013 sous la signature du groupe Marcuse.
Comment combattre la tyrannie de la surveillance ? L'affaire Snowden, du nom de l'ex-consultant pour l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) à l'origine des fuites sur le programme de surveillance électronique, a révélé l'ampleur du contrôle des citoyens du monde entier. Que faire face à ce phénomène ?
La cascade de « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par Edward Snowden au mois de juillet, continue. Après les classes politiques européennes et la presse, ce sont maintenant des écrivains du monde entier qui s'indignent et réclament l'édiction par l'ONU d'une déclaration des droits de l'homme numérique (« Refusons la société de surveillance ! », Le Monde daté 11 décembre).
Les opinions publiques, qu'ils appellent à se soulever en défense de ces droits, semblent, elles, largement indifférentes.
Dans cette affaire, ceux qui ne s'émeuvent point font preuve de plus de cohérence et de mémoire que ceux qui se montrent surpris et choqués. Car pour qui s'intéresse quelque peu au cours suivi par notre société-monde ces dernières décennies, l'ampleur des données aujourd'hui automatiquement à disposition des officines de surveillance politique et d'intelligence économique n'a rien d'étonnant.
PAS DES RÉVÉLATIONS : UNE MISE À JOUR
Face à l'ampleur des transformations de la vie quotidienne et du travail, face à la puissance du mouvement d'interconnexion de tous les réseaux de communication, des milliers d'articles de journaux, des dizaines d'ouvrages ont annoncé au fil des ans la situation où nous nous trouvons désormais.
Pour ne citer que quelques livres très parlants : Tous fichés ! (Louisette Gouverne et Claude-Marie Vadrot, First, 1994), Surveillance électronique planétaire (Duncan Campbell, Allia, 2001), Sous l'oeil des puces (Michel Alberganti, Actes Sud, 2007), RFID : la police totale (collectif Pièces et main-d'oeuvre, L'Echappée, 2008), Surveillance globale (Eric Sadin, Climats, 2009).
C'est dire à quel point les informations qui font régulièrement la « une » des journaux depuis cet été ne sont pas des révélations. Elles sont tout au plus une mise à jour : ça y est, ce n'est plus une projection ou une menace, nous sommes pour de bon dans ce monde-là.
Un monde où toute une partie des libertés civiles conquises aux siècles passés s'évanouissent de facto dans les réseaux de fibre optique, les ondes émises par les antennes-relais et les serveurs des immenses datacenters. Où le souci de savie privée devient, selon le mot du journaliste Jean-Marc Manach, un « problème de vieux con ».
Où le travail de renseignement de la police et le marketing des entreprises n'ont la plupart du temps pas besoin de se faire à l'insu des gens : avec les réseaux sociaux, on peut savoir sans violer l'intimité de personne qui préfère telle marchandise et pourquoi, qui professe telle opinion, etc.
IL N'Y A LÀ QUE DES DÉRIVES
Pour tous ceux qui défendent le projet de « société de la connaissance », il n'y a là que des dérives. Les nouvelles technologies restent à leurs yeux un vecteur de libération sans précédent, une panacée économique, politique, sanitaire.
Les nations démocratiques doivent simplement ériger des garde-fous légaux contre les possibilités de surveillance qui s'offrent aux services de renseignement policier (version pirate : des communautés d'internautes libres doivent s'organiser contre les géants du Net).
Or, considérer la surveillance comme un aspect négatif mais contingent est absurde. Il n'est pas possible, par exemple, d'opposer les avantages des cartes à puce RFID aux possibilités de contrôle à distance qu'elles recèlent, car la technologie de radio-identification repose sur la transmission automatisée de données d'une machine à une autre (de la puce au lecteur, du lecteur à l'ordinateur, etc.). La possibilité d'un contrôle instantané en découle directement.
Plus globalement, à partir du moment où l'ensemble de nos activités sont informatisées, il y a beaucoup plus d'informations sur nous et elles ne peuvent jamais dans leur totalité être effacées, rendues anonymes ou inutilisables – que les logiciels soient libres ou pas.
De même qu'il est impossible de bâtir une maison en amiante où personne ne serait jamais en contact avec de l'amiante, il est illusoire de penser que l'informatisation de toute la vie sociale pourrait ne pas générer des torrents d'informations sur toutes choses, à toutes fins utiles.
Les Etats et les grandes entreprises devraient vraiment faire preuve d'une vertu surnaturelle pour ne pas être tentés de tirer profit du fait que nous vivons dans une société où tout est enregistré, mémorisé.
UNE DES FORMES DE DOMINATION POLITIQUE
Il est temps d'admettre que notre addiction aux écrans et aux réseaux est une des formes de domination politique qui s'exerce sur nous. L'affaire Snowden n'appelle pas des mises au point diplomatiques, des aménagements techniques ou juridiques – surtout pas une énième rénovation de la mal nommée Commission informatique et libertés.
Elle est une mise en cause de notre mode de vie ultra-branché. Plutôt que de nous pousser à interpeller les puissants pour les supplier de ne pas abuser de leur pouvoir, elle devrait nous interpeller sur ce que notre époque entend par culture, amitié, amour ou gratuité.
L'audace d'Edward Snowden restera vaine si elle ne répand pas l'idée que la nuit politique où nous sommes plongés est vouée à s'épaissir, tant que des aspirations à se détacher de nos machines intelligentes ne souffleront pas sur la société.
Signataires
Cette tribune a été signée par Matthieu Amiech, sociologue ; Aurélien Berlan, philosophe ; Nicolas Eyguesier, chercheur ; Julien Mattern, sociologue.
Le groupe Marcuse (Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des survivants de l’économie) regroupe des sociologues, des économistes, des philosophes, des historiens, des psychologues et des médecins.
Matthieu Amiech, Aurélien Berlan et Nicolas Eyguesier qui sont également les auteurs de La Liberté dans le coma. Essai sur l’identification électronique et les moyens de s’y opposer, paru en 2013 sous la signature du groupe Marcuse.
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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什麼都「假」的台灣 fragment 3 du 3 janvier 2014
什麼都「假」的意思是:全都很「假仙」、全都在「偽造」、全都很「虛偽」
。我們台灣絕大多數民眾不反對關說,我們台灣絕大多數民眾不願意去搞懂何謂真正的「民主法治」。
我們台灣絕大多數民眾都想要用「假貨/假料」來降低生產成本,好能夠————這意思是我們台灣絕大多數民眾都想要因此而獲得最大的金錢利益。
我們台灣絕大多數民眾都不想要「理性」,因為「理性」很無聊、很煩,所以————這意思是我們台灣絕大多數民眾都主動地想要看跟風水、跟迷信有關的東西。這種「假仙」、「虛偽」、「違反理性」的心思形態,反而假不了。
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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新的一年仍然不會進步 fragment 2 du 3 janvier 2014
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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法國廢死刑三十週年(3)
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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法國廢死刑三十週年(2)
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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每日一字: de
以上不是套套邏輯;因為, « le lait » 也有可能意謂是馬的、羊的、老虎的、貓的「奶」的意思;不能直接就把它翻譯成「牛奶」。說母老虎在餵牠的寶寶「牛奶」,會被笑死。
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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我要寫《反關說日記》 fragment 1 du 3 janvier 2014
我要寫《反關說日記》(JOURNAL d'anti-obstruction)。
我要寫《反關說日記》(JOURNAL d'anti-obstruction)。
我要寫《反關說日記》(JOURNAL d'anti-obstruction)。
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- Jan 03 Fri 2014 00:00
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《我是女人》(Je suis femme, 2014)
- Jan 03 Fri 2014 00:00
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《拔一條河》大台北票房
第十一週(11.15-11.17):14 萬
第十N週(12.27):62,920 元
《拔一條河》大台北票房的累積是 654 萬。
GoldenHorse 搜尋金馬獎得獎名單 | GH
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第十N週(12.27):62,920 元
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