問題其實很簡單:如果我們都是在禮拜一那一天等待全球票房數字被公布,我們就感受不到其實這陣子全球每天都在新增一百萬美元。往往都要等到一整個週末過完,我們才發現到全球票房又新增了五千萬美元、三千萬美元、兩千萬美元。全球票房已經破四億八千萬美元了嗎?我其實是在為下禮拜一預先提問。但是,此時此刻,全球票房已經破四億六千萬美元,根本就是絕對正確的事。
回到周星星電影評論部落格首頁 http://blog.yam.com/jostar2/article/26666666
| La peine de mort vue par Derrida |
| Créé le 19-12-2012 à 11h36 - Mis à jour le 09-01-2013 à 21h36 |
En 1999, le philosophe star des campus américains consacra son séminaire à la peine capitale. Une façon de parler des Etats-Unis, d'Albert Camus, et du pouvoir politique. En décembre 1999, Bill Clinton incarne pour quelques jours encore la vitalité des Etats-Unis, l'économie mondiale tourne à plein régime, et la déconstruction de Jacques Derrida fait fureur sur les campus américains. Abolitionniste actif, auteur d'une préface pour le livre du condamné à mort Mumia Abu-Jamal, il choisit de consacrer son séminaire à la peine de mort. Une façon de parler des Etats-Unis, pays des exécutions capitales. Et une mise à l'épreuve de sa théorie : déconstruire, est-ce abolir ? Les passages les plus vibrants sont ceux où il analyse les textes de deux grands abolitionnistes français. Le premier, Victor Hugo, incarne l'universalisme occidental tant combattu par Derrida ; et pourtant, on sent qu'il admire le génie multiforme de l'écrivain, la puissance de ses images, « sa chromatique », « son traitement du sang, et du rouge ». Quant à Camus, c'est un « pays » avec lequel il partage la même enfance algéroise. Ce Galoufa, fonctionnaire municipal dont Camus raconte l'histoire dans « le Premier Homme » - il étranglait les chiens errants d'Alger sous les huées des enfants -, Derrida l'a connu aussi : « Quand on voulait faire peur aux enfants désobéissants, on les menaçait d'appeler Galoufa. » Ce qui les rapproche, c'est le refus de la violence politique sous ses visages successifs. D'où l'importance de la date de ce séminaire. A la fin des années 1990, le néolibéralisme n'a pas encore dévoilé sa face sécuritaire, mais la mondialisation affaiblit déjà les Etats, conduisant Derrida et d'autres à repenser la notion de « souveraineté ». Or la pointe ultime de la souveraineté, c'est le droit de donner la mort. Qu'un pouvoir affaibli redore son blason en jouant de cette prérogative (ou de ses variantes : emprisonner, expulser, faire la guerre), la suite l'a montré. Déconstruire, c'est mettre au jour ce noeud-là. Sans se faire trop d'illusions sur le dénouement : « Même quand elle sera abolie, la peine de mort survivra, elle aura d'autres vies devant elle, et d'autres vies à se mettre sous la dent. » |
Eric Aechimann Séminaire. La peine de mort. Volume I (1999-2000), Pardonner, du même auteur, |

A、是什麼「激動」(provoquer)到要讓我們去思考?先停一下。「激動」、「刺激」、「挑釁」、「挑起」,都可以是 « provoquer » 的中譯意義。 B、我們可以趁上面這一個被列為A項的問題去思考。A項的問題是在「挑起」;但在現實生活中,會讓我們去思考,很可能真的是被「激動」到、被「刺激」到、被「挑釁」起來讓我們去思考。當我們去思考,我們可以玩填充題,把以下這些空格【「____」、「____」、「____」、「____」……】都填一填,看是什麼「挑起」、「激動」、「刺激」、「挑釁」我們讓我們去思考。功課: à penser : « que + provoquer à penser. » C、是某一種「混亂」嗎?「混亂」意謂「意義」含混不清嗎?對我來說:「暴力」乃混亂之首。「懸置『意義』」,後現代以來的首要教條,或首先第一準則就是要懸置意義才能夠被稱作「後現代」,構成『某一種想像出來的井然秩序』的失序狀態;在這種失序狀態中,我們被「挑起」、「激動」到、「刺激」到、「挑釁」起來要去思考, « à penser » ,更甚者: même à penser à « penser » ,要去「思考必須要『思考』」。對我來說:「暴力」激動到、刺激到我們,挑釁我們要去面對跟對抗「暴力」。 D、不會再有什麼「客觀的」真理,例如「客觀」的科學、「客觀」的哲學、「客觀」的文學、「客觀」的評論、「客觀」的影評、「客觀」的語言跟文字、「客觀」的『態度』(!),能夠是、或能夠帶給我們井然的秩序。用一句非常後現代式的非常媚俗的說法來說:要去思考,要去「思考必須要『思考』」,真是非常性感的事。 Ce qui provoque à penser, « ça, c'est très sexy. » |