未來的坎城影展主席————自二○一五年五月的坎城影展開始任職————皮耶˙雷斯苦(Pierre LESCURE)(如下圖):



皮耶˙雷斯苦皮耶˙雷斯苦(Pierre LESCURE)皮耶˙雷斯苦(Pierre LESCURE)

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Filippetti annonce l'élection de Lescure à la présidence du Festival de Cannes
LE MONDE | 14.01.2014 à 13h08 • Mis à jour le 14.01.2014 à 13h23

C'est sur le compte Twitter de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, qu'a été annoncée, mardi 14 janvier, l'élection à l'unanimité de Pierre Lescure, âgé de 68 ans, à la présidence du Festival de Cannes.
Cette élection a eu lieu lors d'une réunion du conseil d'administration du festival, auquel l'Etat devait proposer Pierre Lescure comme nouveau membre, condition préalable à sa nomination. L'annonce de cette future nomination avait été faite la semaine dernière par Jérôme Clément, ex-patron d'Arte et concurrent malheureux de Pierre Lescure.
M. Lescure prendra ses fonctions après la prochaine édition du Festival de Cannes, en mai, qui sera présidée pour la dernière fois par Gilles Jacob, 83 ans, à la tête depuis 2001 du plus grand festival cinématographique mondial.
Journaliste devenu grand patron de l'audiovisuel, Pierre Lescure, cinéphile et enfant du rock, avait lancé Canal+ au côté d'André Rousselet en 1984 et en était devenu dix ans plus tard, à 48 ans, le président emblématique avant que le groupe ne se transforme en géant international.
Le président du Festival de Cannes est élu par le conseil d'administration de l'Association française du Festival international du film. Cette instance compte vingt-huit membres et repose sur un subtil équilibre entre le monde du cinéma et les pouvoirs publics, qui subventionnent l'événement.
Il comprend deux représentants de l'Etat, l'un du ministère de la culture et l'autre des affaires étrangères, ainsi que des représentants de l'Assemblée nationale et du Sénat, aux côtés de professionnels : producteurs et distributeurs mais aussisociétés d'auteurs comme l'ARP (société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs) ou la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), et des syndicats comme la CGT. Le budget du Festival représente environ 20 millions d'euros, dont la moitié provient de fonds publics.
Le Festival de Cannes ne commentait pas cette élection mardi à la mi-journée.

 
 

Pierre Lescure en bonne voie pour présider le Festival de Cannes
LE MONDE | 10.01.2014 à 09h11 • Mis à jour le 14.01.2014 à 12h53 |

Lancée par le site de Paris Match, reprise par l'AFP et de nombreux sites de journaux, la rumeur a enflé tout au long de la journée du jeudi 9 janvier : Pierre Lescure aurait été choisi pour succéder à Gilles Jacob, à partir de 2015, au poste de président du Festival de Cannes. Faux a rétorqué Thierry Frémaux, le délégué général, par sms : « On est dans un Etat de droit et il n'y a pas eu d'élection. Le président est toujours Gilles Jacob, jusqu'à l'été prochain. » L'élection aura lieu « s'il n'y a pas de problème, lors du prochain conseil d'administration ». C'est-à-dire le 14 janvier. Dans la foulée, le Festival enfonce le clou sur Twitter : « Paris Match diffuse de fausses informations. »
Ce n'est pas l'avis de Jérôme Clément. Encore dans la course en décembre 2013, l'ancien président d'Arte a confirmé la version de Paris Match : « Les statuts de l'association stipulent que pour être élu président du Festival de Cannes, il fautfaire partie du conseil d'administration. Or on m'a appelé pour me dire que Pierre Lescure y avait été intégré, et pas moi. » Après vérification auprès du CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée), Pierre Lescure figure bien au conseil d'administration du Festival en tant que « représentant du ministère de laculture chargé du cinéma ». Ce qui n'est pas le cas de Jérôme Clément. Et la règle veut en effet que le président soit élu parmi les membres du conseil.
Désigné par le ministère de la culture, qui lui avait confié, en 2013, la rédaction d'un rapport sur « l'exception culturelle à l'ère du numérique » (autrement dit sur l'avenir de la loi Hadopi), soutenu par François Hollande, l'ancien patron de Canal+ devrait donc accéder à la présidence du Festival, à moins d'un coup de théâtre. Une candidature surprise du cinéaste Cédric Klapish, du producteur Marc Missonnier, de l'agent d'acteurs Bertrand de Labbey ou d'un autre des trente-cinq membres du conseil d'administration, pourrait encore, par exemple, tout remettreen question. C'est peu probable.

UNE PRÉSIDENCE LONGTEMPS TRANSMISE EN INTERNE

La présidence du Festival de Cannes ne couronne pas un projet – Jérôme Clément en avait un, consistant à mettre le Festival au service de l'exception culturelle. Elle s'est longtemps transmise en interne, de Robert Favre Le Bret à Pierre Viot en 1984, puis de Pierre Viot à Gilles Jacob en 2001. Mais cette fois-ci, aucune candidature ne s'est imposée depuis l'intérieur du conseil d'administration. Un temps évoquée, celle d'Alain Terzian, le président de l'Union des producteurs de films, n'aurait pas fait consensus : « trop marquée à droite malgré de récentes prises de position à gauche », selon un proche du dossier. Le nom de Roch-Olivier Mestre « une figure du haut fonctionnaire, dans la tradition de Pierre Viot », fut une hypothèse solide jusqu'à sa nomination à la Cour des comptes. La présidence, du coup, est devenue le lot d'un jeu d'influence et d'habileté politiquede haute volée, que Jérôme Clément a perdu.
S'il est élu, Pierre Lescure reprendra le titre de président, mais n'exercera pas la fonction de la même manière que Gilles Jacob, véritable commandeur du Festival, qui y a passé trente-six ans dont vingt-quatre au poste de délégué général. Garant des comptes, des relations avec la tutelle, il sera certainement moins présent au quotidien. Non seulement parce que son histoire est moins liée à celle du Festival, mais parce qu'il est très occupé. Cet ancien journaliste, qui a participé à la fondation de Canal+, en 1983, au côté d'André Rousselet, qui a pris la direction du groupe en 1994, puis œuvré, avec Jean-Marie Messier, mais aussi avec Vincent Grimond, un des fondateurs de la société Wild Bunch, à la fusion de Vivendi et d'Universal, reste très actif dans l'industrie de la télévision et de l'Internet.
Administrateur de la société Havas, que dirige Vincent Bolloré, lui-même actionnaire du groupe Vivendi-Universal, Pierre Lescure est aussi membre du conseil de surveillance de Lagardère, et administrateur du groupe suisse Nagra, une société en pointe dans la télévision et l'information numériques. Si ses années passées à la tête de Canal+ font de lui un ami du cinéma, la passion de l'Amérique qui l'a toujours habité pourrait donner une coloration particulière à sa présidence.
Après avoir vendu une partie de sa collection de pop culture américaine chez Sotheby's, en 2004, il s'apprête à se dessaisir du reste en ligne. La vente, qui aura lieu du 21 au 31 janvier, sera orchestrée par la maison Piasa, dont le président n'est autre, depuis 2011, que… Jérôme Clément.

 
Par Isabelle Regnier

En ligne de mire, la présidence du Festival de Cannes
LE MONDE | 05.12.2013 à 10h15 • Mis à jour le 14.01.2014 à 12h52 |

C'est comme à la fête foraine, au stand de tir. Au début de la partie, plusieurs ballons s'agitent dans tous les sens. Mais, très vite, les baudruches atteintes par la carabine se dégonflent… Ainsi, il y a 48 heures, pas moins de cinq noms circulaient pour la présidence du Festival de Cannes – le mandat de Gilles Jacob, président depuis 2001 de la plus grande manifestation cinématographique mondiale, prendra fin le 20 décembre 2014. Il faut croire que certaines candidatures ont été « flinguées » dans les dîners en ville, ou ailleurs.
Faisons le tour des prétendants : plus personne n'ignore que Jérôme Clément, 68 ans, fondateur de la chaîne franco-allemande Arte et actuel président du Théâtre du Châtelet, à Paris, souhaite travailler aux côtés de Thierry Frémaux, l'actuel délégué général qui sélectionne les films cannois. « Le respect et la confiance dans le travail sont deux mots qui me tiennent à cœur », nous dit Jérôme Clément, au téléphone. Lundi 2 décembre, Pierre Lescure, 68 ans, ancien patron de Canal+ et actuel directeur du Théâtre Marigny, à Paris, est sorti du bois, dévoilant ses intentions dans le journal Presse Océan. Depuis, il s'impose une cure de silence.

TROIS AUTRES NOMS PUIS PATATRAS

Trois autres noms flottaient dans l'air médiatique : celui du réalisateur Claude Lelouch, 76 ans ; celui du producteur et président de l'Académie des Césars Alain Terzian, 64 ans ; enfin, celui du président de la Cinémathèque française, à Paris, Serge Toubiana, 64 ans. Marin Karmitz, 75 ans, producteur et fondateur du groupe MK2, y aurait pensé avant de lâcher prise, indique l'AFP.
Puis, patatras, Lelouch, Terzian et Toubiana ont démenti, mercredi 4 décembre. Ou alors ont-ils renoncé, après avoir lancé un ballon d'essai ? « Je ne suis pas candidat. Des gens m'ont appelé pour me dire d'y aller. Ça m'a fait plaisir, mais j'ai encore trois ou quatre films à faire », raconte le réalisateur d'Un homme et une femme. « Je ne suis pas candidat, je vais continuer mon métier de producteur », confirme Alain Terzian. « Je ne suis pas candidat, parce que je pense que le processus de désignation n'est pas clair, ni la définition du poste. Aujourd'hui, le vrai pouvoir est du côté du délégué général. Quel sera le rôle du président ? », s'interroge le patron de la Cinémathèque.

PERPLEXE

Il n'est pas le seul à être perplexe. Officiellement, le candidat à la présidence du festival doit obtenir la majorité des voix des vingt-huit membres (élus et professionnels du cinéma) du conseil d'administration de l'Association française du festival international du film (Affif), laquelle gère le Festival de Cannes, la Cinéfondation et le Marché du film – le vote devrait avoir lieu courant janvier 2014.
Pourtant, certains estiment que les jeux sont faits : Pierre Lescure tiendrait la corde. « Il est l'auteur du rapport sur l'exception culturelle à l'ère numérique, et il est proche de François Hollande », décrypte l'une des meilleures gâchettes du milieu. Une chose est sûre, le futur président devra jouer un rôle complémentaire à celui de Thierry Frémaux : porter le projet général sans s'immiscer dans les choix artistiques. Fins tireurs, à vos carabines…

 
Par Clarisse Fabre

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