這一份專輯名單,絕對超酷的。
1. DREAM THEATER - AWAKE (1994)
2. DREAM THEATER - IMAGES AND WORDS (1992)
3. TEARS FOR FEARS - SONGS FROM THE BIG CHAIR (1985)
4. EXTREME - PORNOGRAFFITTI (1990)
5. JOE SATRIANI - FLYING IN A BLUE DREAM (1989)
6. PINK FLOYD - A MOMENTARY LAPSE OF REASON (1987)
7. DEF LEPPARD - HYSTERIA (1987)
8. WHITESNAKE - WHITESNAKE (1987)
9. JOE SATRIANI - SURFING WITH THE ALIEN (1987)
10. YES - THE YES ALBUM (1971)
11. METALLICA - MASTER OF PUPPETS (1986)
12. VAN HALEN - 5150 (1986)

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這一份專輯名單,絕對超酷的。
1. DREAM THEATER - AWAKE (1994)
2. DREAM THEATER - IMAGES AND WORDS (1992)
3. TEARS FOR FEARS - SONGS FROM THE BIG CHAIR (1985)
4. EXTREME - PORNOGRAFFITTI (1990)
5. JOE SATRIANI - FLYING IN A BLUE DREAM (1989)
6. PINK FLOYD - A MOMENTARY LAPSE OF REASON (1987)
7. DEF LEPPARD - HYSTERIA (1987)
8. WHITESNAKE - WHITESNAKE (1987)
9. JOE SATRIANI - SURFING WITH THE ALIEN (1987)
10. YES - THE YES ALBUM (1971)
11. METALLICA - MASTER OF PUPPETS (1986)
12. VAN HALEN - 5150 (1986)

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二○一六年總統大選已經剩下不到七個月,周星星我在此估(預測)「藍派」國民黨洪秀柱會大勝「綠派」民進黨蔡英文這種女人「一百一十萬票」。
周星星瘋了嗎?我瘋了,也好,至少也會是普天同慶的『大笑話』。
還有整整七個月讓大家等待要嘲笑、譏諷我周星星。如果洪秀柱真的大勝蔡英文一百一十萬票,或真的就超過「一百萬票」,就請大家好歹準備個五、六百塊,買我周星星可能要出版的《電影評論》書。
也許有人還是不懂為什麼輸給馬英九快八十萬票的蔡英文,到底在這三年半間
,賣了什麼好政策好讓這女人倒賺兩百萬票。不是嗎?根據之前全台灣全部的「民調」,蔡英文幾乎是躺著打選戰,隨隨便便都會大勝「藍派」國民黨三百萬票。
當一個總統,蔡英文要不要說說廢核一、廢核二、廢核三、核四永不商轉,台灣還能再靠什麼來生電?要不要直接說廢核一、廢核二、廢核三之後,補助核一、核二、核三當地居民的敦親睦鄰費、跟優惠電費,全部都砍光光、直接說蔡英文根本就不想要當地居民的選票————反正會大勝「藍派」國民黨三百萬票,根本不差那幾千、幾萬票————?
全台灣的台灣人,跟「全台灣」,基本上在國際政治地理就是「『不存在』的東東」。這就是為什麼我周星星早說過全台灣的台灣人、「台灣人」民族,全都是「渴求『被認可』」的「台灣人」民族,全都是「渴求『被認可』」的台灣人。為什麼李安、侯孝賢被外國人的新聞媒體報導,會變成攸關「台灣人民族」的「民族尊嚴」問題。希拉蕊˙柯林頓會「鳥」台灣人的新聞媒體如《中國時報》、《自由時報》的新聞報導嗎?
藍派跟綠派的支持者們,全都只是在加強既有的態度而已。綠派如此,藍派當然也是如此。如果————周星星我具有很高的信心————洪秀柱當選總統
,這位女總統當然會登上《時代》週刊封面。藍派渴求「被認可」,其實就跟綠派一樣。
有一點,全台灣的台灣人還是不能一廂情願:洪秀柱當選總統,這位女總統當然還是無法推翻全台灣的台灣人跟「全台灣」的「不存在」狀況/狀態現況。

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二○一六年總統大選已經剩下不到七個月,周星星我在此估(預測)「藍派」國民黨洪秀柱會大勝「綠派」民進黨蔡英文這種女人「一百一十萬票」。
周星星瘋了嗎?我瘋了,也好,至少也會是普天同慶的『大笑話』。
還有整整七個月讓大家等待要嘲笑、譏諷我周星星。如果洪秀柱真的大勝蔡英文一百一十萬票,或真的就超過「一百萬票」,就請大家好歹準備個五、六百塊,買我周星星可能要出版的《電影評論》書。
也許有人還是不懂為什麼輸給馬英九快八十萬票的蔡英文,到底在這三年半間
,賣了什麼好政策好讓這女人倒賺兩百萬票。不是嗎?根據之前全台灣全部的「民調」,蔡英文幾乎是躺著打選戰,隨隨便便都會大勝「藍派」國民黨三百萬票。
當一個總統,蔡英文要不要說說廢核一、廢核二、廢核三、核四永不商轉,台灣還能再靠什麼來生電?要不要直接說廢核一、廢核二、廢核三之後,補助核一、核二、核三當地居民的敦親睦鄰費、跟優惠電費,全部都砍光光、直接說蔡英文根本就不想要當地居民的選票————反正會大勝「藍派」國民黨三百萬票,根本不差那幾千、幾萬票————?
全台灣的台灣人,跟「全台灣」,基本上在國際政治地理就是「『不存在』的東東」。這就是為什麼我周星星早說過全台灣的台灣人、「台灣人」民族,全都是「渴求『被認可』」的「台灣人」民族,全都是「渴求『被認可』」的台灣人。為什麼李安、侯孝賢被外國人的新聞媒體報導,會變成攸關「台灣人民族」的「民族尊嚴」問題。希拉蕊˙柯林頓會「鳥」台灣人的新聞媒體如《中國時報》、《自由時報》的新聞報導嗎?
藍派跟綠派的支持者們,全都只是在加強既有的態度而已。綠派如此,藍派當然也是如此。如果————周星星我具有很高的信心————洪秀柱當選總統
,這位女總統當然會登上《時代》週刊封面。藍派渴求「被認可」,其實就跟綠派一樣。
有一點,全台灣的台灣人還是不能一廂情願:洪秀柱當選總統,這位女總統當然還是無法推翻全台灣的台灣人跟「全台灣」的「不存在」狀況/狀態現況。

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  〈文化與悲劇〉(Culture et tragédie, 1942)
De tous les genres littéraires, la tragédie est celui qui marque le plus un siècle, lui donne le plus de dignité et de profondeur. Les époques flamboyantes, indiscutées, sont les époques tragiques : cinquième siècle athénien, siècle élisabéthain, dix-septième siècle français. Hors de ces siècles, la tragédie – dans ses formes constituées – se tait. Que se passait-il donc à ces époques, dans ces pays, pour que la tragédie y fût possible, facile même ? Car le terrain paraît y avoir été si fécond que les auteurs tragiques y naissaient par grappes, s'appelant les uns les autres. On sent bien qu'une telle connexion entre la qualité du siècle et sa production tragique n'est pas arbitraire. C'est qu'en réalité ces siècles étaient des siècles de culture.
Mais ici, il nous faut définir la culture non pas comme l'effort d'acquisition d'un plus grand savoir, ni même comme l'entretien fervent d'un patrimoine spirituel, mais avant tout, selon Nietzsche, comme « l'unité du style artistique dans toutes les manifestations vitales d'un peuple ».
Ainsi comprendra-t-on qu'aux grandes époques tragiques, l'effort des génies et du public portait non pas tellement sur l'enrichissement des connaissances et des expériences que sur un dépouillement toujours plus rigoureux de l'accessoire, la recherche d'une unité de style dans les œuvres de l'esprit. Il fallait obtenir et donner du monde une vision avant tout harmonieuse – mais non pas nécessairement sereine –, c'est à dire abandonner volontairement un certain nombre de nuances, de curiosités, de possibilités, pour présenter l'énigme humaine dans sa maigreur essentielle.
Cette définition permet de penser que la tragédie est la plus parfaite, la plus difficile expression de la culture d'un peuple, c'est-à-dire, encore une fois, de son aptitude à introduire le style là où la vie ne présente que richesses confuses et désordonnées. La tragédie est la plus grande école de style ; elle apprend plus à interpréter le drame humain qu'à le représenter, plus à le mériter qu'à le subir. Dans les grandes époques de la tragédie, l'humanité sut trouver une vision tragique de l'existence et, pour une fois peut-être, ce ne fut pas le théâtre qui imita la vie, mais la vie qui reçut du théâtre une dignité et un style véritablement grands. Ainsi, dans ces époques, par cet échange mutuel de la scène et du monde, se trouva réalisée l'unité de style, qui, selon Nietzsche, définit la culture. Pour mériter la tragédie, il faut que l'âme collective du public ait atteint un certain degré de culture, c'est-à-dire non pas de savoir, mais de style.
Des masses corrumpues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame ; elles se complaisent dans l'étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu'à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie. Elles aiment, dans le drame, l'occasion d'un débordement d'égoïsme qui permet de s'apitoyer indéfiniment sur les plus petites particularités de leur propre malheur, de broder avec pathétique sur l'existence d'une injustice supérieure, qui écarte bien à propos toute responsabilité.
En ce sens la tragédie s'oppose au drame ; elle est un genre aristocratique qui suppose une haute compréhension de l'univers, une clarté profonde sur l'essence de l'homme. Les tragédies du théâtre n'ont été possibles que dans des pays et à des époques où le public présentait un caractère éminemment aristocratique, soit par le rang social (dix-septième siècle), soit par une culture populaire originale (chez les Grecs du cinquième siècle). Si le drame (dont le genre décadent fut le mélodrame, et l'un s'éclaire bien par l'autre) procède par un surenchérissement toujours plus débordant sur les malheurs humains, souvent dans ce qu'ils ont de plus pusillanime, la tragédie, elle, n'est qu'un effort ardent pour dépouiller la souffrance de l'homme, la réduire à son essence irréductible, l'appuyer – en la stylisant dans une forme esthétique impeccable – sur le fondement premier du drame humain, présenté dans une nudité que seul l'art peut atteindre.

                  ————————————————
La tragédie n'est pas tributaire de la vie ; c'est le sentiment tragique de la vie qui est tributaire de la tragédie. Voilà pourquoi les tragédies de théâtre n'ont pas suivi cette sorte d'évolution historique qui fait d'un stade premier sortir un stade second plus perfectionné, et ainsi de suite. Pour cela il eût fallu que la tragédie du théâtre épousât strictement la lente évolution des siècles, imitât la transformation des vies et des mentalités et, dans les époques de fausse culture, préférât se corrompre plutôt que de mourir. La tragédie ne l'a pas fait ; son histoire n'est qu'une succession de morts et de résurrections glorieuses. Elle peut décroître ou disparaître avec autant de sublime désinvolture qu'elle a paru : après Euripide, la tragédie se perd (en admettant qu'Euripide fût un vrai tragique, ce que n'a pas fait Nietzsche). Après Racine, il n'y a que des tragédies mortes, jusqu'à ce que naisse une nouvelle forme tragique – foncièrement distincte, souvent méconnaissable de la première.
Dans les tragédies du théâtre, l'intérêt n'est pas celui de la curiosité, comme dans les drames. Le public ne suit pas, haletant, les péripéties de l'histoire pour savoir quelle en sera l'issue. Dans les belles tragédies, le dénouement est toujours connu à l'avance ; il ne peut pas être autre que ce qu'il est : ni la puissance de l'homme ni même quelques fois celle du Dieu (et ceci est proprement tragique) ne peuvent améliorer ni modifier le sort du héros. Et pourtant l'âme du spectateur s'attache avec passion à la marche de la pièce. Pourquoi ?
C'est là le miracle de la tragédie ; il nous indique que notre enquête la plus intime ne va pas à l'issue des choses mais à leur pourquoi. Peu importe de savoir comment finira le monde, ce qu'il importe de savoir, c'est ce qu'il est, quel est son véritable sens – non point dans le Temps, puissance fort contestable et contestée, mais dans un univers immédiat, dépouillé des portes mêmes du Temps.

                  ————————————————
De toutes les tragédies du théâtre, il se dégagerait alors la leçon suivante – s'il est vrai que l'art puisse jamais enseigner quelque chose : l'homme, ce demi-dieu, a pour marque distinctive dans l'univers sa pensée, son désir et son pouvoir de connaissance, source de richesses sensibles et de subtiles actions. Mais cette puissance élective de la pensée, en distrayant glorieusement l'homme du rythme universel des mondes, sans toutefois l'égaler à l'omnipotence divine, plonge l'âme humaine dans une souffrance indicible et inguérissable. C'est de cette souffrance qu'est formé le monde, notre monde, à nous, hommes.
La tragédie du théâtre nous enseigne à contempler cette souffrance dans la sanglante lumière qu'elle projette sur elle ; ou mieux encore, à approfondir cette souffrance, en la dépouillant, en l'épurant ; à nous plonger dans cette pure souffrance humaine, dont nous sommes charnellement et spirituellement pétris, afin de retrouver en elle non point notre raison d'être, ce qui serait criminel, mais notre essence dernière, et, avec elle, la pleine possession de notre destin d'homme. Nous aurons alors dominé la souffrance imposée et incomprise par la souffrance comprise et consentie ; et immédiatement la souffrance deviendra de la joie. Ainsi Œdipe roi, cœur en proie à la douleur rare d'avoir involontairement tué son père et épousé sa mère, parce qu'il accepte cette douleur sans cesser de la ressentir, parce qu'il la contemple et la médite sans essayer pourtant de s'en détacher, peu à peu se transfigure et rayonne, lui le criminel, d'un éclat surhumain quasi divin (dans Œdipe à Colone).
Sur les scènes grecques, les acteurs portaient des cothurnes qui les surélevaient au-dessus de la taille humaine. Pour que nous ayons le droit de voir la tragédie dans le monde, il faut aussi que ce monde chausse cothurnes et s'élève un peu plus haut que la médiocre coutume.
Tous les peuples, toutes les époques, ne sont pas également dignes de vivre une tragédie. Certes, le drame est généreusement dispensé à travers le monde. La tragédie y est plus rare, car elle n'existe pas à l'état spontané ; elle se crée avec de la souffrance et de l'art ; elle présuppose de la part du peuple une culture profonde, une communion de style entre la vie et l'art. Le propre du héros tragique, c'est qu'il maintient en lui, quand bien même il serait gratuit, « l'illustre acharnement de n'être pas vaincu » (Hugo).
Il faut donc une grande force d'héroïque résistance aux destins, ou, si l'on préfère, d'héroïque acceptation des destins pour pouvoir dire que ce qu'un homme ou un peuple crée dans la vie, c'est de la tragédie.
Ainsi notre époque, par exemple : elle est certainement douloureuse, dramatique même. Mais rien ne dit encore qu'elle soit tragique. Le drame se subit, mais la tragédie se mérite, comme tout ce qui est grand.

    posté le mardi 14 avril 2015

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今天剛好是端午節,氣溫很高,很熱。
養小貓,就必須承擔小貓會帶來的破壞。我還記得小貓「端午」曾咬斷我兩個耳機的線,一個耳機是便宜的耳塞式耳機,另外一個耳機是很貴的全罩式耳機
,大概才買一個禮拜、聽了一個禮拜,就被小貓「端午」咬斷線。後來,忍痛再買一個音質更好的耳機,每天晚上都收到盒子裡面,不敢讓小貓「端午」當成玩具。
養小貓,我覺得最好笑的應該是小貓可愛的表情,還有牠呼嚕呼嚕的時候。養小貓是值得的。但是,最可愛的期間大概才只有三個月而已,之後牠就長得像大貓了。

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  〈文化與悲劇〉(Culture et tragédie, 1942)
De tous les genres littéraires, la tragédie est celui qui marque le plus un siècle, lui donne le plus de dignité et de profondeur. Les époques flamboyantes, indiscutées, sont les époques tragiques : cinquième siècle athénien, siècle élisabéthain, dix-septième siècle français. Hors de ces siècles, la tragédie – dans ses formes constituées – se tait. Que se passait-il donc à ces époques, dans ces pays, pour que la tragédie y fût possible, facile même ? Car le terrain paraît y avoir été si fécond que les auteurs tragiques y naissaient par grappes, s'appelant les uns les autres. On sent bien qu'une telle connexion entre la qualité du siècle et sa production tragique n'est pas arbitraire. C'est qu'en réalité ces siècles étaient des siècles de culture.
Mais ici, il nous faut définir la culture non pas comme l'effort d'acquisition d'un plus grand savoir, ni même comme l'entretien fervent d'un patrimoine spirituel, mais avant tout, selon Nietzsche, comme « l'unité du style artistique dans toutes les manifestations vitales d'un peuple ».
Ainsi comprendra-t-on qu'aux grandes époques tragiques, l'effort des génies et du public portait non pas tellement sur l'enrichissement des connaissances et des expériences que sur un dépouillement toujours plus rigoureux de l'accessoire, la recherche d'une unité de style dans les œuvres de l'esprit. Il fallait obtenir et donner du monde une vision avant tout harmonieuse – mais non pas nécessairement sereine –, c'est à dire abandonner volontairement un certain nombre de nuances, de curiosités, de possibilités, pour présenter l'énigme humaine dans sa maigreur essentielle.
Cette définition permet de penser que la tragédie est la plus parfaite, la plus difficile expression de la culture d'un peuple, c'est-à-dire, encore une fois, de son aptitude à introduire le style là où la vie ne présente que richesses confuses et désordonnées. La tragédie est la plus grande école de style ; elle apprend plus à interpréter le drame humain qu'à le représenter, plus à le mériter qu'à le subir. Dans les grandes époques de la tragédie, l'humanité sut trouver une vision tragique de l'existence et, pour une fois peut-être, ce ne fut pas le théâtre qui imita la vie, mais la vie qui reçut du théâtre une dignité et un style véritablement grands. Ainsi, dans ces époques, par cet échange mutuel de la scène et du monde, se trouva réalisée l'unité de style, qui, selon Nietzsche, définit la culture. Pour mériter la tragédie, il faut que l'âme collective du public ait atteint un certain degré de culture, c'est-à-dire non pas de savoir, mais de style.
Des masses corrumpues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame ; elles se complaisent dans l'étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu'à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie. Elles aiment, dans le drame, l'occasion d'un débordement d'égoïsme qui permet de s'apitoyer indéfiniment sur les plus petites particularités de leur propre malheur, de broder avec pathétique sur l'existence d'une injustice supérieure, qui écarte bien à propos toute responsabilité.
En ce sens la tragédie s'oppose au drame ; elle est un genre aristocratique qui suppose une haute compréhension de l'univers, une clarté profonde sur l'essence de l'homme. Les tragédies du théâtre n'ont été possibles que dans des pays et à des époques où le public présentait un caractère éminemment aristocratique, soit par le rang social (dix-septième siècle), soit par une culture populaire originale (chez les Grecs du cinquième siècle). Si le drame (dont le genre décadent fut le mélodrame, et l'un s'éclaire bien par l'autre) procède par un surenchérissement toujours plus débordant sur les malheurs humains, souvent dans ce qu'ils ont de plus pusillanime, la tragédie, elle, n'est qu'un effort ardent pour dépouiller la souffrance de l'homme, la réduire à son essence irréductible, l'appuyer – en la stylisant dans une forme esthétique impeccable – sur le fondement premier du drame humain, présenté dans une nudité que seul l'art peut atteindre.

                  ————————————————
La tragédie n'est pas tributaire de la vie ; c'est le sentiment tragique de la vie qui est tributaire de la tragédie. Voilà pourquoi les tragédies de théâtre n'ont pas suivi cette sorte d'évolution historique qui fait d'un stade premier sortir un stade second plus perfectionné, et ainsi de suite. Pour cela il eût fallu que la tragédie du théâtre épousât strictement la lente évolution des siècles, imitât la transformation des vies et des mentalités et, dans les époques de fausse culture, préférât se corrompre plutôt que de mourir. La tragédie ne l'a pas fait ; son histoire n'est qu'une succession de morts et de résurrections glorieuses. Elle peut décroître ou disparaître avec autant de sublime désinvolture qu'elle a paru : après Euripide, la tragédie se perd (en admettant qu'Euripide fût un vrai tragique, ce que n'a pas fait Nietzsche). Après Racine, il n'y a que des tragédies mortes, jusqu'à ce que naisse une nouvelle forme tragique – foncièrement distincte, souvent méconnaissable de la première.
Dans les tragédies du théâtre, l'intérêt n'est pas celui de la curiosité, comme dans les drames. Le public ne suit pas, haletant, les péripéties de l'histoire pour savoir quelle en sera l'issue. Dans les belles tragédies, le dénouement est toujours connu à l'avance ; il ne peut pas être autre que ce qu'il est : ni la puissance de l'homme ni même quelques fois celle du Dieu (et ceci est proprement tragique) ne peuvent améliorer ni modifier le sort du héros. Et pourtant l'âme du spectateur s'attache avec passion à la marche de la pièce. Pourquoi ?
C'est là le miracle de la tragédie ; il nous indique que notre enquête la plus intime ne va pas à l'issue des choses mais à leur pourquoi. Peu importe de savoir comment finira le monde, ce qu'il importe de savoir, c'est ce qu'il est, quel est son véritable sens – non point dans le Temps, puissance fort contestable et contestée, mais dans un univers immédiat, dépouillé des portes mêmes du Temps.

                  ————————————————
De toutes les tragédies du théâtre, il se dégagerait alors la leçon suivante – s'il est vrai que l'art puisse jamais enseigner quelque chose : l'homme, ce demi-dieu, a pour marque distinctive dans l'univers sa pensée, son désir et son pouvoir de connaissance, source de richesses sensibles et de subtiles actions. Mais cette puissance élective de la pensée, en distrayant glorieusement l'homme du rythme universel des mondes, sans toutefois l'égaler à l'omnipotence divine, plonge l'âme humaine dans une souffrance indicible et inguérissable. C'est de cette souffrance qu'est formé le monde, notre monde, à nous, hommes.
La tragédie du théâtre nous enseigne à contempler cette souffrance dans la sanglante lumière qu'elle projette sur elle ; ou mieux encore, à approfondir cette souffrance, en la dépouillant, en l'épurant ; à nous plonger dans cette pure souffrance humaine, dont nous sommes charnellement et spirituellement pétris, afin de retrouver en elle non point notre raison d'être, ce qui serait criminel, mais notre essence dernière, et, avec elle, la pleine possession de notre destin d'homme. Nous aurons alors dominé la souffrance imposée et incomprise par la souffrance comprise et consentie ; et immédiatement la souffrance deviendra de la joie. Ainsi Œdipe roi, cœur en proie à la douleur rare d'avoir involontairement tué son père et épousé sa mère, parce qu'il accepte cette douleur sans cesser de la ressentir, parce qu'il la contemple et la médite sans essayer pourtant de s'en détacher, peu à peu se transfigure et rayonne, lui le criminel, d'un éclat surhumain quasi divin (dans Œdipe à Colone).
Sur les scènes grecques, les acteurs portaient des cothurnes qui les surélevaient au-dessus de la taille humaine. Pour que nous ayons le droit de voir la tragédie dans le monde, il faut aussi que ce monde chausse cothurnes et s'élève un peu plus haut que la médiocre coutume.
Tous les peuples, toutes les époques, ne sont pas également dignes de vivre une tragédie. Certes, le drame est généreusement dispensé à travers le monde. La tragédie y est plus rare, car elle n'existe pas à l'état spontané ; elle se crée avec de la souffrance et de l'art ; elle présuppose de la part du peuple une culture profonde, une communion de style entre la vie et l'art. Le propre du héros tragique, c'est qu'il maintient en lui, quand bien même il serait gratuit, « l'illustre acharnement de n'être pas vaincu » (Hugo).
Il faut donc une grande force d'héroïque résistance aux destins, ou, si l'on préfère, d'héroïque acceptation des destins pour pouvoir dire que ce qu'un homme ou un peuple crée dans la vie, c'est de la tragédie.
Ainsi notre époque, par exemple : elle est certainement douloureuse, dramatique même. Mais rien ne dit encore qu'elle soit tragique. Le drame se subit, mais la tragédie se mérite, comme tout ce qui est grand.

    posté le mardi 14 avril 2015

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今天剛好是端午節,氣溫很高,很熱。
養小貓,就必須承擔小貓會帶來的破壞。我還記得小貓「端午」曾咬斷我兩個耳機的線,一個耳機是便宜的耳塞式耳機,另外一個耳機是很貴的全罩式耳機
,大概才買一個禮拜、聽了一個禮拜,就被小貓「端午」咬斷線。後來,忍痛再買一個音質更好的耳機,每天晚上都收到盒子裡面,不敢讓小貓「端午」當成玩具。
養小貓,我覺得最好笑的應該是小貓可愛的表情,還有牠呼嚕呼嚕的時候。養小貓是值得的。但是,最可愛的期間大概才只有三個月而已,之後牠就長得像大貓了。

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李大孔說:『欸,既然這樣,我們就等他一下吧。』
不一會兒,吳大孟趕上來,隨行的還有李大孔的哥哥李大禹、倪奇亞的兒子倪德融,還有其他好幾位從遊行隊伍中走過來的人。
吳大孟說:
『周星星,看起來你們急著要趕回市區。』
──我說,『你這樣想,的確是沒錯。』
──他說,『那你看我們大概有多少個人?』
──『怎可能看不出來呢?』
──他說,『除非你們能打贏我們,否則你們就得留下來。』
──我說,『難道沒有別的選項,例如讓我們來說服你們說我們應該要走了?』
──『難道,對你們來說,』他說,『你們真的有能力去說服那些根本就不願意聽你們說話的人嗎?』
──李大孔說:『當然沒辦法。』
──『請你們腦袋記清楚:我們不會聽你們的。』
李大禹接話說:
『可能你們都還不知道今天晚上為了歌頌女神,會有一場騎馬傳遞火炬的接力賽。』
──『騎馬?』我大叫一聲,『這倒真的是一件新鮮事!這接力賽是指說一邊騎馬、一邊拿火炬,同時還要再把火炬傳給下一位騎士嗎?你的意思是這樣嗎?』
──『的確是這樣,』吳大孟說,『而且,他們還要在夜間辦一場慶典,真的值得去看看。晚餐過後,我們就會起身去參加那場夜間慶典;還會有一些本地的年輕人陪同我們一起過去,屆時我們可以一起聊聊天。所以,就請你們留下來吧,請不要拒絕呀。』
李大孔回答說:
『聽起來似乎應該留下來才對。』
──『欸,如果你這麼認為,』我說,『那我們就留下來吧。』
我們轉往吳大孟的家走過去,抵達時,正好撞見吳大孟的兩位兄弟吳利寂跟吳俄惕。在吳大孟他家,我們還看到有戴希馬˙夏賽端、夏曼提˙潘安,以及李思東的兒子李多風。在屋子裡面的客廳,我們看到吳大孟的父親達叔,在我看來達叔又老了很多。必須要先說的是,我已經很久很久沒見到達叔了。他在客廳坐在一個很舒服的沙發椅上面,頭上還戴著一個像是禮帽一樣的東西,因為他剛剛才在祠堂做完獻禮。我們依序坐在他周遭,因為已經有好幾張椅子擺在那兒圍成一個圈圈。
達叔一發現到我來到那兒,馬上就向我問候並且說:
──『周星星呀,你不常來木柵看我們呀,你應該要更常來這兒才對的。如果我還有那個力氣走進市區,你當然就不須要動身跑來這裡,應該是我們走過去拜訪你才對。但看看我現在的處境,是你應該要更常來這兒走動才對。請你瞭解一下我的狀況
,一邊是我的身體已愈來愈難獲得樂趣,一邊就是和人家交談得到的樂趣才顯得更加重要了。千萬不要抗拒什麼,你就讓你自己跟著這群年輕人在一起吧;如果你要來這兒拜訪我們,就當作是你要拜訪你的朋友、或拜訪跟你很親的人吧。』
──『當然的,達叔,』我回答說,『我非常樂意跟那些比我還年長的人交談。因為啊,我認為我們真的得從他們身上學一些東西,就像,如果有人已經在某一條路上擁有某一項專業,而我們又真的非得要走在那同一條路上,不管這一條路的性質到底是如何,例如是痛苦的、艱難的一條路,或安穩的、愜意的一條路,我們就真的得從他們身上學習。而我真的也感到高興能夠從你身上學到一點東西,因為,你看,你已經成功地抵達這個人生階段,你已經能夠識破古代詩人們所言的【跨越老年的門檻】;這個階段是否是人生中比較艱難的階段?你怎麼說呢,達叔?』
──『老天爺啊,周星星,』他說,『我真的很想從我這邊來告訴你我是怎麼看事情的。的確,常常總是某一群年紀相近的老年人相聚在一起,在他們身上果然應證了古訓的價值(古訓:見下面註釋)。當我們聚在一起的時候,其中大部分的人只是互相在抱怨,遺憾不再有年輕人能享有的樂趣,集體悼念一些愛情的美妙回憶,悼念摯愛的人,跟相類似的愉快經驗;他們這樣埋怨連連,彷彿是喪失什麼具有重要性的財產:就好像他們以前是真的有在活(過生活),但現在他們真的沒在活(過生活)似的!他們中的某些人抱怨他們的親人對待他們這些老人很不耐煩,把他們當作是社會米蟲;面對這些困擾,他們當然抱怨說就是因為年紀老了才會得到這麼多的傷害。』

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我轉身看他,想知道他師傅人在哪裡。『他在那兒,』他說,『他馬上就過來,請再等等他。』
李大孔說:『欸,既然這樣,我們就等他一下吧。』
不一會兒,吳大孟趕上來,隨行的還有李大孔的哥哥李大禹、倪奇亞的兒子倪德融,還有其他好幾位從遊行隊伍中走過來的人。
吳大孟說:
『周星星,看起來你們急著要趕回市區。』
──我說,『你這樣想,的確是沒錯。』
──他說,『那你看我們大概有多少個人?』
──『怎可能看不出來呢?』
──他說,『除非你們能打贏我們,否則你們就得留下來。』
──我說,『難道沒有別的選項,例如讓我們來說服你們說我們應該要走了?』
──『難道,對你們來說,』他說,『你們真的有能力去說服那些根本就不願意聽你們說話的人嗎?』
──李大孔說:『當然沒辦法。』
──『請你們腦袋記清楚:我們不會聽你們的。』
李大禹接話說:
『可能你們都還不知道今天晚上為了歌頌女神,會有一場騎馬傳遞火炬的接力賽。』
──『騎馬?』我大叫一聲,『這倒真的是一件新鮮事!這接力賽是指說一邊騎馬、一邊拿火炬,同時還要再把火炬傳給下一位騎士嗎?你的意思是這樣嗎?』
──『的確是這樣,』吳大孟說,『而且,他們還要在夜間辦一場慶典,真的值得去看看。晚餐過後,我們就會起身去參加那場夜間慶典;還會有一些本地的年輕人陪同我們一起過去,屆時我們可以一起聊聊天。所以,就請你們留下來吧,請不要拒絕呀。』
李大孔回答說:
『聽起來似乎應該留下來才對。』
──『欸,如果你這麼認為,』我說,『那我們就留下來吧。』
我們轉往吳大孟的家走過去,抵達時,正好撞見吳大孟的兩位兄弟吳利寂跟吳俄惕。在吳大孟他家,我們還看到有戴希馬˙夏賽端、夏曼提˙潘安,以及李思東的兒子李多風。在屋子裡面的客廳,我們看到吳大孟的父親達叔,在我看來達叔又老了很多。必須要先說的是,我已經很久很久沒見到達叔了。他在客廳坐在一個很舒服的沙發椅上面,頭上還戴著一個像是禮帽一樣的東西,因為他剛剛才在祠堂做完獻禮。我們依序坐在他周遭,因為已經有好幾張椅子擺在那兒圍成一個圈圈。
達叔一發現到我來到那兒,馬上就向我問候並且說:
──『周星星呀,你不常來木柵看我們呀,你應該要更常來這兒才對的。如果我還有那個力氣走進市區,你當然就不須要動身跑來這裡,應該是我們走過去拜訪你才對。但看看我現在的處境,是你應該要更常來這兒走動才對。請你瞭解一下我的狀況
,一邊是我的身體已愈來愈難獲得樂趣,一邊就是和人家交談得到的樂趣才顯得更加重要了。千萬不要抗拒什麼,你就讓你自己跟著這群年輕人在一起吧;如果你要來這兒拜訪我們,就當作是你要拜訪你的朋友、或拜訪跟你很親的人吧。』
──『當然的,達叔,』我回答說,『我非常樂意跟那些比我還年長的人交談。因為啊,我認為我們真的得從他們身上學一些東西,就像,如果有人已經在某一條路上擁有某一項專業,而我們又真的非得要走在那同一條路上,不管這一條路的性質到底是如何,例如是痛苦的、艱難的一條路,或安穩的、愜意的一條路,我們就真的得從他們身上學習。而我真的也感到高興能夠從你身上學到一點東西,因為,你看,你已經成功地抵達這個人生階段,你已經能夠識破古代詩人們所言的【跨越老年的門檻】;這個階段是否是人生中比較艱難的階段?你怎麼說呢,達叔?』
──『老天爺啊,周星星,』他說,『我真的很想從我這邊來告訴你我是怎麼看事情的。的確,常常總是某一群年紀相近的老年人相聚在一起,在他們身上果然應證了古訓的價值(古訓:見下面註釋)。當我們聚在一起的時候,其中大部分的人只是互相在抱怨,遺憾不再有年輕人能享有的樂趣,集體悼念一些愛情的美妙回憶,悼念摯愛的人,跟相類似的愉快經驗;他們這樣埋怨連連,彷彿是喪失什麼具有重要性的財產:就好像他們以前是真的有在活(過生活),但現在他們真的沒在活(過生活)似的!他們中的某些人抱怨他們的親人對待他們這些老人很不耐煩,把他們當作是社會米蟲;面對這些困擾,他們當然抱怨說就是因為年紀老了才會得到這麼多的傷害。』
──『當然的,達叔,』我回答說,『想請問達叔,到底是「空心菜」這種女人,還是「洪捲風」洪秀柱,對全台灣、或全台灣的台灣人,最有利呢?你怎麼看呢?』
──『老天爺啊,周星星,』他說,『說誰對國家、對人民「最有利」,你也不是不知道政治人物最喜歡編織一些美麗的願景
,騙騙選民而已。事實上,選民永遠都不會滿意;明明失業率是低於百分之四,也就是說還在失業的人的確存在,但也的確不多,意思是說有工作有賺錢的人的確很多,但是呢,他們會不爽健保費要調漲兩、三百塊,卻在一年半內、兩年內就換一支一萬五、兩萬塊的行動電話;他們會不爽某一家百貨公司的排隊動線不公平,但是他們卻看不到希臘、西班牙、法國長期超高失業率的無奈。「空心菜」說要「改變」,洪秀柱也說要「改變」,但到底能夠「改變」什麼?周星星啊,我只支持政治人物不要騙人、耍智障就好。光是這一個小小的要求,是不是,也沒有一位政治人物做得到?』
──『當然的,達叔,』我回答說,『我會謹記你說給我的智慧。』

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李大孔說:『欸,既然這樣,我們就等他一下吧。』
不一會兒,吳大孟趕上來,隨行的還有李大孔的哥哥李大禹、倪奇亞的兒子倪德融,還有其他好幾位從遊行隊伍中走過來的人。
吳大孟說:
『周星星,看起來你們急著要趕回市區。』
──我說,『你這樣想,的確是沒錯。』
──他說,『那你看我們大概有多少個人?』
──『怎可能看不出來呢?』
──他說,『除非你們能打贏我們,否則你們就得留下來。』
──我說,『難道沒有別的選項,例如讓我們來說服你們說我們應該要走了?』
──『難道,對你們來說,』他說,『你們真的有能力去說服那些根本就不願意聽你們說話的人嗎?』
──李大孔說:『當然沒辦法。』
──『請你們腦袋記清楚:我們不會聽你們的。』
李大禹接話說:
『可能你們都還不知道今天晚上為了歌頌女神,會有一場騎馬傳遞火炬的接力賽。』
──『騎馬?』我大叫一聲,『這倒真的是一件新鮮事!這接力賽是指說一邊騎馬、一邊拿火炬,同時還要再把火炬傳給下一位騎士嗎?你的意思是這樣嗎?』
──『的確是這樣,』吳大孟說,『而且,他們還要在夜間辦一場慶典,真的值得去看看。晚餐過後,我們就會起身去參加那場夜間慶典;還會有一些本地的年輕人陪同我們一起過去,屆時我們可以一起聊聊天。所以,就請你們留下來吧,請不要拒絕呀。』
李大孔回答說:
『聽起來似乎應該留下來才對。』
──『欸,如果你這麼認為,』我說,『那我們就留下來吧。』
我們轉往吳大孟的家走過去,抵達時,正好撞見吳大孟的兩位兄弟吳利寂跟吳俄惕。在吳大孟他家,我們還看到有戴希馬˙夏賽端、夏曼提˙潘安,以及李思東的兒子李多風。在屋子裡面的客廳,我們看到吳大孟的父親達叔,在我看來達叔又老了很多。必須要先說的是,我已經很久很久沒見到達叔了。他在客廳坐在一個很舒服的沙發椅上面,頭上還戴著一個像是禮帽一樣的東西,因為他剛剛才在祠堂做完獻禮。我們依序坐在他周遭,因為已經有好幾張椅子擺在那兒圍成一個圈圈。
達叔一發現到我來到那兒,馬上就向我問候並且說:
──『周星星呀,你不常來木柵看我們呀,你應該要更常來這兒才對的。如果我還有那個力氣走進市區,你當然就不須要動身跑來這裡,應該是我們走過去拜訪你才對。但看看我現在的處境,是你應該要更常來這兒走動才對。請你瞭解一下我的狀況
,一邊是我的身體已愈來愈難獲得樂趣,一邊就是和人家交談得到的樂趣才顯得更加重要了。千萬不要抗拒什麼,你就讓你自己跟著這群年輕人在一起吧;如果你要來這兒拜訪我們,就當作是你要拜訪你的朋友、或拜訪跟你很親的人吧。』
──『當然的,達叔,』我回答說,『我非常樂意跟那些比我還年長的人交談。因為啊,我認為我們真的得從他們身上學一些東西,就像,如果有人已經在某一條路上擁有某一項專業,而我們又真的非得要走在那同一條路上,不管這一條路的性質到底是如何,例如是痛苦的、艱難的一條路,或安穩的、愜意的一條路,我們就真的得從他們身上學習。而我真的也感到高興能夠從你身上學到一點東西,因為,你看,你已經成功地抵達這個人生階段,你已經能夠識破古代詩人們所言的【跨越老年的門檻】;這個階段是否是人生中比較艱難的階段?你怎麼說呢,達叔?』
──『老天爺啊,周星星,』他說,『我真的很想從我這邊來告訴你我是怎麼看事情的。的確,常常總是某一群年紀相近的老年人相聚在一起,在他們身上果然應證了古訓的價值(古訓:見下面註釋)。當我們聚在一起的時候,其中大部分的人只是互相在抱怨,遺憾不再有年輕人能享有的樂趣,集體悼念一些愛情的美妙回憶,悼念摯愛的人,跟相類似的愉快經驗;他們這樣埋怨連連,彷彿是喪失什麼具有重要性的財產:就好像他們以前是真的有在活(過生活),但現在他們真的沒在活(過生活)似的!他們中的某些人抱怨他們的親人對待他們這些老人很不耐煩,把他們當作是社會米蟲;面對這些困擾,他們當然抱怨說就是因為年紀老了才會得到這麼多的傷害。』

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我轉身看他,想知道他師傅人在哪裡。『他在那兒,』他說,『他馬上就過來,請再等等他。』
李大孔說:『欸,既然這樣,我們就等他一下吧。』
不一會兒,吳大孟趕上來,隨行的還有李大孔的哥哥李大禹、倪奇亞的兒子倪德融,還有其他好幾位從遊行隊伍中走過來的人。
吳大孟說:
『周星星,看起來你們急著要趕回市區。』
──我說,『你這樣想,的確是沒錯。』
──他說,『那你看我們大概有多少個人?』
──『怎可能看不出來呢?』
──他說,『除非你們能打贏我們,否則你們就得留下來。』
──我說,『難道沒有別的選項,例如讓我們來說服你們說我們應該要走了?』
──『難道,對你們來說,』他說,『你們真的有能力去說服那些根本就不願意聽你們說話的人嗎?』
──李大孔說:『當然沒辦法。』
──『請你們腦袋記清楚:我們不會聽你們的。』
李大禹接話說:
『可能你們都還不知道今天晚上為了歌頌女神,會有一場騎馬傳遞火炬的接力賽。』
──『騎馬?』我大叫一聲,『這倒真的是一件新鮮事!這接力賽是指說一邊騎馬、一邊拿火炬,同時還要再把火炬傳給下一位騎士嗎?你的意思是這樣嗎?』
──『的確是這樣,』吳大孟說,『而且,他們還要在夜間辦一場慶典,真的值得去看看。晚餐過後,我們就會起身去參加那場夜間慶典;還會有一些本地的年輕人陪同我們一起過去,屆時我們可以一起聊聊天。所以,就請你們留下來吧,請不要拒絕呀。』
李大孔回答說:
『聽起來似乎應該留下來才對。』
──『欸,如果你這麼認為,』我說,『那我們就留下來吧。』
我們轉往吳大孟的家走過去,抵達時,正好撞見吳大孟的兩位兄弟吳利寂跟吳俄惕。在吳大孟他家,我們還看到有戴希馬˙夏賽端、夏曼提˙潘安,以及李思東的兒子李多風。在屋子裡面的客廳,我們看到吳大孟的父親達叔,在我看來達叔又老了很多。必須要先說的是,我已經很久很久沒見到達叔了。他在客廳坐在一個很舒服的沙發椅上面,頭上還戴著一個像是禮帽一樣的東西,因為他剛剛才在祠堂做完獻禮。我們依序坐在他周遭,因為已經有好幾張椅子擺在那兒圍成一個圈圈。
達叔一發現到我來到那兒,馬上就向我問候並且說:
──『周星星呀,你不常來木柵看我們呀,你應該要更常來這兒才對的。如果我還有那個力氣走進市區,你當然就不須要動身跑來這裡,應該是我們走過去拜訪你才對。但看看我現在的處境,是你應該要更常來這兒走動才對。請你瞭解一下我的狀況
,一邊是我的身體已愈來愈難獲得樂趣,一邊就是和人家交談得到的樂趣才顯得更加重要了。千萬不要抗拒什麼,你就讓你自己跟著這群年輕人在一起吧;如果你要來這兒拜訪我們,就當作是你要拜訪你的朋友、或拜訪跟你很親的人吧。』
──『當然的,達叔,』我回答說,『我非常樂意跟那些比我還年長的人交談。因為啊,我認為我們真的得從他們身上學一些東西,就像,如果有人已經在某一條路上擁有某一項專業,而我們又真的非得要走在那同一條路上,不管這一條路的性質到底是如何,例如是痛苦的、艱難的一條路,或安穩的、愜意的一條路,我們就真的得從他們身上學習。而我真的也感到高興能夠從你身上學到一點東西,因為,你看,你已經成功地抵達這個人生階段,你已經能夠識破古代詩人們所言的【跨越老年的門檻】;這個階段是否是人生中比較艱難的階段?你怎麼說呢,達叔?』
──『老天爺啊,周星星,』他說,『我真的很想從我這邊來告訴你我是怎麼看事情的。的確,常常總是某一群年紀相近的老年人相聚在一起,在他們身上果然應證了古訓的價值(古訓:見下面註釋)。當我們聚在一起的時候,其中大部分的人只是互相在抱怨,遺憾不再有年輕人能享有的樂趣,集體悼念一些愛情的美妙回憶,悼念摯愛的人,跟相類似的愉快經驗;他們這樣埋怨連連,彷彿是喪失什麼具有重要性的財產:就好像他們以前是真的有在活(過生活),但現在他們真的沒在活(過生活)似的!他們中的某些人抱怨他們的親人對待他們這些老人很不耐煩,把他們當作是社會米蟲;面對這些困擾,他們當然抱怨說就是因為年紀老了才會得到這麼多的傷害。』
──『當然的,達叔,』我回答說,『想請問達叔,到底是「空心菜」這種女人,還是「洪捲風」洪秀柱,對全台灣、或全台灣的台灣人,最有利呢?你怎麼看呢?』
──『老天爺啊,周星星,』他說,『說誰對國家、對人民「最有利」,你也不是不知道政治人物最喜歡編織一些美麗的願景
,騙騙選民而已。事實上,選民永遠都不會滿意;明明失業率是低於百分之四,也就是說還在失業的人的確存在,但也的確不多,意思是說有工作有賺錢的人的確很多,但是呢,他們會不爽健保費要調漲兩、三百塊,卻在一年半內、兩年內就換一支一萬五、兩萬塊的行動電話;他們會不爽某一家百貨公司的排隊動線不公平,但是他們卻看不到希臘、西班牙、法國長期超高失業率的無奈。「空心菜」說要「改變」,洪秀柱也說要「改變」,但到底能夠「改變」什麼?周星星啊,我只支持政治人物不要騙人、耍智障就好。光是這一個小小的要求,是不是,也沒有一位政治人物做得到?』
──『當然的,達叔,』我回答說,『我會謹記你說給我的智慧。』

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