《黑暗騎士:黎明昇起》(The Dark Knight Rises, 2012)上映在即,英國李斯特大學學生根據《蝙蝠俠:開戰時刻》(Batman Begins, 2005)裡頭的蝙蝠俠披風樣式來計算,蝙蝠俠將會摔死。
10 juillet 2012
BATTRIP – Non, Batman ne peut pas planer avec sa batcape

Les calculs ont l'air sérieux. Le sujet, lui, l'est un peu moins. Alors qu'un nouvel épisode de Batman s'apprête à sortir sur les écrans français à la fin du mois de juillet, des étudiants de l'université de Leicester écornent le mythe en affirmant haut et fort, sinus, cosinus et racines carrées à l'appui, que l'homme chauve-souris ne peut pas planer.

Avec le modèle de cape qu'il utilise dans le film Batman Begins, explique l'étude intitulée "Trajectory of a falling Batman", le héros de comics s'expose à un choc mortel à son arrivée au sol à chaque fois qu'il s'élance du haut d'un immeuble. En raison de la vitesse très importante acquise durant sa chute, il encaisserait en effet un impact équivalent à celui d'une voiture filant à 80 km/h.
D'après les calculs de ces étudiants cinéphiles, l'envergure de cette cape – environ 4,7 mètres – représente seulement la moitié de celle d'une aile de deltaplane. Si Batman avait l'idée de vouloir sauter du haut d'un immeuble de 150 mètres, il pourrait certes planer sur une longue distance, environ 350 mètres, mais à une vitesse bien trop élevée pour atterrir en toute sécurité. "The Dark Knight rises - and crashes" titre le
site de l'université en référence au titre du prochain épisode.
"S'il veut vraiment s'en tenir à la tradition, il pourrait suivre la méthode de Gary Connery, qui est récemment devenu le premier homme à s'élancer depuis un hélicoptère en vol avec seulement une combinaison ailée", indique l'un des étudiants.
 

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上圖攝影師:(Claude Robillard)

然後還有名之為〈面對面〉(Face à face)的照片,兩隻小貓在母親(右邊)的陪伴下第一次碰見另外一隻成貓(公的):

上圖攝影師:(Claude Robillard)
睡夢中的貓咪

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上圖攝影師:(Claude Robillard)
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上圖攝影師:(Claude Robillard)
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 « hyménoplastie » 意謂「處女膜整形」。

上圖攝影師:(Claude Robillard)
L'hyménoplastie, une seconde virginité
Le Monde.fr | 06.07.2012 à 15h57 • Mis à jour le 06.07.2012 à 15h57

Une à trois fois par semaine, de jeunes femmes se présentent à l'Institut européen de chirurgie esthétique et plastique (IECEP) de Boulogne-Billancourt pour demander une hyménoplastie, c'est-à-dire une opération chirurgicale consistant à recoudre l'hymen, petit lambeau de peau situé à l'entrée du vagin, afin de retrouver leur virginité. "Actuellement, c'est la période de l'hyménoplastie, parce que c'est la saison des mariages. Fin juillet, ça va s'arrêter", note le Dr Staub, chirurgien à l'IECEP.

La plupart de ces femmes ont une histoire qui se ressemble : issues d'une famille traditionaliste qui réprouve les rapports sexuels hors du cadre strict du mariage, elles ont perdu leur virginité avant de rencontrer leur futur mari. A quelques semaines des noces, elles tentent de sauver leur "honneur" en obéissant à la règle qui veut que les draps nuptiaux soient souillés de sang le premier soir, attestant de la rupture de leur hymen, et donc de leur virginité jusque-là préservée. "Ces jeunes femmes viennent souvent les yeux baissés, elles donnent de faux noms, de faux numéros de téléphone, et veulent faire ça rapidement", témoigne le Dr Staub. Pour ces femmes d'origine très diverses (sénégalaise, tunisienne, libanaise ou encore vietnamienne), si l'hyménoplastie est une démarche honteuse, elle est aussi parfois leur unique solution pour respecter la coutume.

L'HYMEN, UNE PREUVE FRAGILE

L'opération dure une demi-heure et se fait généralement une semaine avant la noce, afin que la plaie, encore fraîche, puisse saigner sur les draps. Sans ce laisser-passer, la jeune épouse court le risque de se faire répudier par sa belle-famille, comme ce fut le cas il y a quatre ans, lorsque le tribunal de Lille avait annulé un mariage en raison de la non-virginité de la jeune-mariée - une décision finalement rejetée en appel.

Depuis toujours, il existe de nombreuses techniques pour simuler la perte des tissus virginaux, comme le sang de bœuf répandu discrètement sur les draps, le sang des règles ou la capsule de sang placée au fond du vagin. Un hymen artificiel – une poche de plastique remplie d'un liquide rouge – produit par la société chinoise Gigimo a par ailleurs fait scandale en 2010 en Egypte, en promettant une seconde virginité pour la modique somme de 26 dollars.

Pourtant, l'hymen est une preuve très fragile de la virginité féminine, puisque certaines femmes naissent sans hymen, d'autres le perdent en faisant de l'équitation, de la gymnastique, ou même en mettant un tampon. De plus, l'hymen est une membrane très peu vascularisée, ce qui signifie que lors de sa rupture, la perte de sang n'est pas systématique.

Il en va de même avec l'hyménoplastie : pour peu que les tissus recousus ne soient pas assez vascularisés ou que la plaie ait entièrement cicatrisé, la perte de sang n'est pas toujours assurée lors du rapport sexuel. Pour augmenter les probabilités de saignement, certains chirurgiens n'hésitent pas à refermer presque entièrement l'orifice du vagin.

"SAIGNER POUR SA PROPRE SÉCURITÉ"

La pratique de l'hyménoplastie pose des problèmes d'éthique à certains chirurgiens, qui refusent de pratiquer l'opération, à l'image du Dr Bernard Guyot, gynécologue à l'hôpital de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Pour lui, l'hyménoplastie relève d'un problème sociétal, et non médical. "Je trouve dégradant qu'on accorde autant d'importance à un tissu féminin. C'est très gênant : ça montre que l'homme peut se permettre ce qu'il veut mais pas la femme !, s'exclame le Dr Guyot. Nous, les gynécologues, nous sommes un peu les avocats des femmes, et j'estime qu'il s'agit d'une régression dans le droit des femmes." Son collègue, le Dr Georges Bader, renchérit : "Répondre à la demande d'hyménoplastie, c'est nourrir cette pratique."

De la même manière, et suivant les conseils du Conseil national de l'ordre des médecins (p. 3 du PDF), les deux chirurgiens se refusent à faire des certificats de virginité si ce n'est à des fins médico-légales. Dans ce dernier cas, le certificat doit par ailleurs toujours être remis en mains propres à la femme examinée, et "normalement en l'absence de toute personne".

Le Dr Ghada Hatem n'est pas aussi catégorique. Cette gynécologue de l'hôpital Delafontaine, en Seine-Saint-Denis, pratique ce qu'Yvonne Knibiehler, historienne auteure de l'ouvrage La Virginité féminine, appelle "l'éthique de compassion". "En général, je ne refuse pas de faire cette opération, car la plupart du temps, les jeunes femmes qui viennent me voir sont dans une situation bloquée, explique la gynécologue. Il s'agit probablement d'une pratique violente et archaïque, mais parfois ces femmes n'ont pas de métier, dépendent de leur futur mari, et il s'agit de les aider."

D'une manière générale, les femmes souhaitant se faire opérer l'hymen ne s'adressent pas aux praticiens des hôpitaux publics, même si l'opération, normalement non remboursée par la sécurité sociale, peut y être déclarée en tant que plastie périnale. Elles sont bien plus nombreuses à se diriger vers les cliniques privées, où les soins peuvent s'élever à 1 800, voire 3 000 euros, mais où la discrétion est assurée.

Le Dr Yohann Dehry a ouvert sa clinique il y a cinq ans, et depuis, il pratique l'hyménoplastie. Dans son cabinet avenue Hoche, dans le 8e arrondissement de Paris, il estime que quatre à cinq femmes appellent chaque semaine pour se renseigner sur cette pratique, mais seules 15 % d'entre elles passeraient vraiment à l'acte. Pour lui, il s'agit de rendre service. "Ce n'est pas au médecin de juger sa patiente", assène-t-il. "Il arrive que des femmes soient en danger, ajoute le chirurgien. Une fois, une de mes patientes m'a confié qu'elle avait des frères très violents. Elle voulait saigner pour sa propre sécurité."

TOURISME MÉDICAL

Pour répondre à cette demande, des agences de voyage proposent aujourd'hui des voyages tout compris pour aller se faire opérer dans des pays comme la Tunisie. Pour 1 250 euros, l'agence assure une hyménoplastie, le trajet aller-retour et la pension. En effet, selon Nedra Ben Smail, une psychanalyste qui vient de publier Vierges ? La nouvelle sexualité des Tunisiennes, des cliniques, qui existent surtout à Tunis, la capitale, et à Sfax, dans le centre du pays, facturent l'hyménoplastie entre 600 et 1 000 dinars tunisiens, c'est-à-dire 300 à 500 euros.

En Tunisie, ce phénomène a pris une grande ampleur, et depuis 2007, les autorités religieuses internationales ont émis une fatwa autorisant l'hyménoplastie. "Les médecins estiment à seulement 5 % les filles tunisiennes qui ne se préoccupent pas de la question de la virginité avant le mariage, 20 % seraient des 'vraies vierges' et plus des trois-quarts seraient des 'vierges médicalement assistées'", écrit la psychanalyste, se basant sur des entretiens avec des gynécologues et des centaines de témoignages anonymes recueillis via Internet.

Le sujet reste malgré tout tabou en Tunisie : en 2010, le film du réalisateur belgo-tunisien Jamel Mokni, Hymen national : malaise dans l'islam, et qui évoque la pratique de l'hyménoplastie en Tunisie, n'avait pas été retenu dans la sélection du Festival de Carthage. Jamel Mokni, quant à lui, avait été emprisonné deux fois lors du tournage.

UN ÉTAT PAS SEULEMENT ANATOMIQUE

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"La symbolique de la virginité reste très forte"
Le Monde.fr | 06.07.2012 à 18h35 • Mis à jour le 06.07.2012 à 18h35

Pour écrire son dernier livre, l'historienne et féministe
Yvonne Knibiehler s'est inspirée d'une contradiction de notre société moderne : alors que la virginité féminine semble avoir perdu toute valeur au temps de la révolution sexuelle, le mouvement No Sex prospère aux Etats-Unis et les hyménoplasties– la reconstruction de l'hymen – se multiplient discrètement en milieu musulman.

Avec son ouvrage La virginité féminine : mythes, fantasmes, émancipations, Yvonne Knibiehler tente de répondre à cette question : pourquoi la virginité féminine revêt-elle toujours une telle importance ?

L'hymen a une importance cruciale dans de nombreuses cultures. La virginité a-t-elle une définition purement anatomique ?

La perte de la virginité, ce n'est pas seulement la défloration, c'est beaucoup plus compliqué que ça. La défloration, ce n'est qu'un geste plus rapide. Il est rare que la fille atteigne l'orgasme la première fois. Donc il faut ensuite qu'elle s'apprivoise, qu'elle découvre le plaisir d'amour : c'est la deuxième étape. La troisième étape, c'est la grossesse ou la maternité, si elle souhaite un enfant. Pour passer de l'état de fille à l'état de femme, je pense qu'il faut ces trois étapes. C'est tout un processus, et c'est cela qui peut être intimidant.

L'hymen est un symbole fragile. La plupart des femmes naissent avec, mais il peut se déchirer facilement, ou ne pas saigner. Je connais également beaucoup de sage-femmes qui ont vu des cas de femmes vierges, pourvues d'hymen, mais enceintes. L'hymen ne prouve rien.

Peut-on parler aujourd'hui d'un retour conservateur sur la question de la sexualité ?

Un historien ne pense jamais en terme de "retour", le monde ne revient jamais en arrière à la même place. Aujourd'hui, c'est une autre manière de comprendre la sexualité. Si retour il y a, c'est vers une prudence par rapport à la sexualité. Je pense qu'il y a eu une très forte évolution depuis les années 1970, où la sexualité a été valorisée, où on a dénoncé toutes les contraintes imposées aux jeunes pour qu'ils ne cèdent pas à leurs tentations.

Aujourd'hui, on est dans la génération d'après, l'eau a passé sous les ponts. Et maintenant, la peur de la sexualité commence à renaître. On se rend compte qu'elle est extrêmement puissante, qu'on y échappe difficilement, et que quand on lâche la bride, on ne sait pas jusqu'où elle ira. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, depuis saint Augustin, le père de l'Eglise, on le répète : si on veut se défendre contre la sexualité, il vaut mieux ne jamais commencer. La virginité protège mieux que la chasteté, parce que quand on ne commence pas, c'est plus facile de s'en passer.

La virginité peut-elle alors être un moyen d'échapper aux risques de la sexualité ?

La virginité est un désir d'autonomie et d'indépendance. Quand on accepte de se faire déflorer, on va être dans la dépendance du sexe masculin. Une femme qui veut rester vierge n'accepte pas les transformations qu'un homme peut faire sur son corps. L'idée, c'est : "Je reste maître de mon corps et de moi-même." Quelque part, c'est une forme de féminisme. La virginité était interdite aux filles de l'Antiquité païenne. Elles devaient toutes être mariées pour assurer le renouvellement de la population de leur cité. Elles ne pouvaient pas échapper à la fonction d'objet pour l'homme : ou bien elles se mariaient pour prolonger une lignée, ou bien elles devenaient prostituées, donc objet de plaisir. Elles n'avaient aucun choix, aucune liberté.

Le christianisme leur a offert cette liberté de pouvoir refuser le mariage ou l'enfantement. Et au début du christianisme, dès les prédications de saint Paul, beaucoup de femmes se sont précipitées sur cette liberté, elles ont refusé le mariage et les périls de l'enfantement. Elles ont acquis une chance d'accéder à autre chose qu'à la vie domestique : les études, la théologie, etc. Il y a eu là une conquête ressentie comme telle. La virginité a été un moyen d'échapper à un système qui instrumentalise la femelle humaine au service des lignées masculines ou du plaisir masculin.

Mais à l'inverse, le contrôle de la virginité féminine n'a-t-il pas toujours été une manière d'asseoir la domination masculine ?

Autrefois, dans les sociétés rurales, les enfants voyaient les bêtes s'accoupler et les femelles mettre bas, c'était un enseignement empirique que rien n'a remplacé. Aux filles, on enseignait la pudeur, on leur disait qu'elles étaient des tentatrices depuis Eve. Et au XIXe siècle, on comprend que si on ne leur apprend rien, beaucoup resteront inconscientes des tentations qu'elles inspirent. Et donc on croit alors que si on maintient les filles dans une ignorance absolue de la sexualité – une ignorance qu'on appelle "innocence" – on assurera d'autant mieux la domination masculine.

Encore aujourd'hui, la symbolique de la virginité reste très forte, que nous le voulions ou non. Ça concerne fortement les hommes, parce que la liberté des femmes les gêne toujours. Celui qui épouse ou déflore une vierge a un sentiment de domination très fort. Dans beaucoup de religions, c'est l'homme qui fait la femme. Aux yeux des hommes, c'est un pouvoir dont ils sont très fiers et dont ils ne veulent pas être dépouillés.

Le recours à l'hyménoplastie est-il aussi un signe de cette domination ?

C'est plus complexe que cela. Les théologiens musulmans font un rapprochement entre la circoncision du garçon et la défloration de la fille. La circoncision du garçon marque son corps, le fait saigner, et ça lui permet de devenir un homme, donc un père, et de contribuer avec Dieu à la procréation. De même, la défloration de la femme fait couler son sang, ce qui lui permet de collaborer à la procréation. Ce n'est pas un rapport réciproque, certes. C'est l'homme qui crée la femme et la mère. Toutefois, l'homme ne se crée pas tout seul non plus. C'est un ensemble social, toute une culture, qui oblige l'homme à la circoncision, chez les Hébreux comme chez les musulmans.

Que pensez-vous des chirurgiens qui refusent de pratiquer l'hyménoplastie ?

Sur le plan théorique et idéologique, ils ont raison, mais nous ne vivons pas dans la théorie, nous vivons dans une réalité cruelle. Je connais plusieurs chirurgiens qui m'ont dit : "Perdre la virginité, ce n'est pas une maladie, ce n'est pas une pathologie grave, je n'ai pas à opérer. Les femmes doivent comprendre qu'elles sont libres et qu'elles doivent assumer cette liberté." Je partage pleinement ce raisonnement. Mais dans le concret, quand vous rencontrez une femme qui est à bout de forces, il faut faire preuve d'une éthique de la compassion : on lui porte secours, et c'est la moindre des choses.

Yvonne Knibiehler, La virginité féminine : mythes, fantasmes, émancipation. Éd. Odile Jacob. 216 pages, 23,90 euros

Lire : L'hyménoplastie, une seconde virginité

Lire aussi : "Abstinence-only" : la psychose américaine du sexe
Par Propos recueillis par Delphine Roucaute

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"Abstinence-only" : la psychose américaine du sexe
Le Monde.fr | 06.07.2012 à 18h36 • Mis à jour le 06.07.2012 à 18h36

Quand Paris Hilton, l'héritière controversée et très people des hôtels Hilton, avait annoncé publiquement il y a deux ans son intention de retrouver sa virginité perdue pour l'offrir à son futur époux grâce à une opération de l'hymen, les tabloïds s'étaient étonnés du virage conservateur pris par la jeune fille, rendue célèbre sur le Web par une sextape. L'histoire ne dit pas si la starlette est finalement passée à l'acte chirurgical, mais ces déclarations avaient mis en lumière l'importance accordée, par une partie au moins de la société américaine, à la virginité au mariage.

Cette culture de l'abstinence est subventionnée par l'Etat fédéral et distillée à l'école publique depuis vingt ans, particulièrement sous les deux présidences du républicain George W. Bush. Lequel, en tant que gouverneur du Texas, avait dépensé pas moins de 10 millions de dollars en 1995 dans le programme d'éducation sexuelle "abstinence-only", qui apprend aux jeunes Américains que la meilleure manière de se protéger des dangers du sexe – maladies sexuellement transmissibles (MST) et grossesses précoces –, est de rester vierge le plus longtemps possible, à défaut de pouvoir attendre jusqu'au mariage. Un apprentissage qui ne s'accompagne pas d'informations sur la contraception.

Encore aujourd'hui, les républicains restent sur cette ligne de conduite : les délégués texans se sont réunis en juin pour se mettre d'accord sur leur programme 2012, notamment en matière d'éducation. Au chapitre "éducation sexuelle", on peut lire : "Nous nous opposons à toute éducation sexuelle autre que l'abstinence jusqu'au mariage."

TAIRE LA CONTRACEPTION À TOUT PRIX

Depuis 2006, la loi précise même que les programmes de promotion de l'abstinence sexuelle bénéficiant de l'argent fédéral ne doivent pas faire la promotion de la contraception, ou même présenter l'abstinence comme une forme de contraception.

Pourtant, comme le montre le think tank américain Think Progress, de nombreuses études ont révélé que les programmes prônant l'abstinence ne parvenaient pas à empêcher les grossesses précoces chez les adolescentes américaines, bien au contraire. Par exemple, le Mississippi, dont le programme public d'éducation sexuelle est celui de l'abstinence-only, avait en 2010 le plus fort taux de grossesses chez les adolescentes du pays (55 pour 1 000).

Dans les écoles publiques américaines, les enseignants parlent davantage d'abstinence que de contraception en cours d'éducation sexuelle. | Guttmacher Institute

En 2007, un rapport fédéral de Mathematica Policy Research présentait la conclusion de son étude sur les résultats des programmes d'abstinence en ces termes : ils "n'ont aucun impact sur les taux d'abstinence sexuelle". D'ailleurs, l'âge moyen du premier rapport sexuel se situe, aux Etats-Unis comme en Europe, autour de 17 ans. Mais alors que les jeunes Américains ont la même activité sexuelle que les adolescents européens, une étude de 2008 démontre que ces derniers sont beaucoup plus susceptibles d'utiliser des méthodes de contraception efficaces. En conséquence, le taux de grossesses précoces est dix fois plus élevé au Etats-Unis qu'en France.

"UNE PSYCHOSE TOTALE AUTOUR DU SEXE"

Le mouvement pro-abstinence s'est développé aux Etats-Unis vers la fin des années 1970, porté par les chrétiens conservateurs, désireux de peser sur le contenu de l'éducation sexuelle fournie aux enfants américains, explique Claire Greslé-Favier, doctorante en études américaines, dans son article Abstinence only ? Une politique fédérale des années 1990 et 2000.

"Au début des années 1980, on assiste à un retour de bâton complet. En conséquence de la dénonciation grandissante des abus sexuels par les féministes, de la médiatisation du sida et des grandes affaires de pédophilie, il se développe dès lors une psychose totale autour du sexe, explique la chercheuse. L'association enfant/sexe est génératrice d'angoisses."

Dans les manuels distribués en classe, le modèle donné à voir aux enfants est celui d'une société balisée selon des codes très strictes. Selon les huit points établis lors de la réforme du Welfare System de 1996 (p. 250 du PDF), il faut notamment enseigner aux enfants "qu'une relation monogame fidèle dans le cadre du mariage est la norme sous condition de laquelle l'activité sexuelle peut avoir lieu" et "que l'activité sexuelle en dehors du cadre du mariage est fortement susceptible de provoquer des effets psychologiques et physiques nuisibles".

"Dans ces manuels, le discours est très sexiste : les garçons veulent devenir des pompiers, qui vont protéger les filles. Dans le discours conservateur chrétien, les hommes sont des êtres passifs soumis à leurs passions. Les femmes, elles, n'ont pas vraiment d'envies, donc c'est à elles d'être les garantes de l'abstinence", explique Claire Greslé-Favier.

Dans un billet intitulé "The Puritans are Dead : Long Live the Puritans ?" [Les puritains sont morts : vive les puritains ?], Deborah M. Roffman, professeur d'éducation sexuelle depuis quarante ans, déplore que les jeunes Américains aient aujourd'hui accès à une éducation sexuelle "ancrée dans le XVIIe siècle". Pourtant, "en dépit de ce que la majorité des Américains croient, les puritains n'étaient pas 'anti-sexuels' ou sexuellement 'refoulés', souligne-t-elle. En réalité, ils avaient un respect très sain de la sexualité. (...) Mais ce qu'ils réprouvaient, c'était le discours public sur la sexualité." Et encore aujourd'hui, lors de ses interventions en classe, le mot "sexe" sur la banderole annonçant son cours d'éducation sexuelle est remplacé par un post-it figurant trois points de suspension...

CRISPATION SUR LA QUESTION DE L'IVG

Si la politique de l'abstinence a été portée depuis vingt ans par les puritains, le moralisme sexuel n'est pas tant une question d'appartenance politique qu'une conséquence des convictions religieuses. Dans une étude parue en 2005 dans la revue Sexologies, les chercheurs Eric D. Widmer et Judith Treas ont démontré qu'"à cause de l'importance qu'ils attribuent à la religion, les Nord-Américains sont en moyenne plus conservateurs en matière de morale sexuelle que ne le sont la plupart des peuples européens".

Pourtant, les deux chercheurs prennent bien garde de souligner le fait qu'il y a une "proportion très importante de Nord-Américains qui n'adhèrent pas aux normes du conservatisme moral" et qu'il existe "une hétérogénéité des attitudes morales aux États-Unis". "Il n'en reste pas moins qu'il existe ce que certains appelleraient une minorité active, conservatrice du point de vue moral, transcendant les distinctions de classe et d'ethnicité, fortement religieuse, associée au conservatisme chrétien et, plus précisément encore, protestante. Cette minorité a sans doute jusqu'à présent compensé son infériorité numérique par son homogénéité et la simplicité de son message", concluent-ils.

En 2006, 59 % des grossesses précoces aux Etats-Unis aboutissaient à la naissance de l'enfant, tandis que 27 % des jeunes filles choisissaient d'avorter et que 14 % d'entre elles faisaient une fausse couche. | Guttmacher Institute

Pour Claire Greslé-Favier, la principale conséquence de ce discours conservateur et moralisateur est une crispation sur la question de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). "Dans les années 1980, le sujet de l'IVG était facilement abordé en public, mais aujourd'hui, il devient très difficile de parler de l'avortement. Les jeunes filles préfèrent mener leur grossesse à leur terme, quitte à abandonner l'enfant", souligne-t-elle.

Si Barack Obama a fait des coupes dans le budget du programme abstinence-only dès son arrivée à la présidence des Etats-Unis en 2009, une organisation de défense des droits sexuels, RH Reality Check, a récemment accusé l'administration Obama de tacitement approuver l'héritage de cette idéologie. Pour l'organisation, l'administration a "cédé à la pression politique des conservateurs et permis à une idéologie de prévaloir sur la santé et le bien-être de la jeunesse". Un enjeu politique loin d'être anodin en pleine campagne électorale.

Lire : L'hyménoplastie, une seconde virginité

Lire aussi : "La symbolique de la virginité reste très forte"
Par Delphine Roucaute

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以下就是近七個禮拜——意思就是說周星星我已經又再新增五個禮拜的票房數字——的《鐵鏽跟骨頭》法國票房:
Box Office France


SemaineEntréesCumul
16 au 22 mai 2012651 578651 578
23 au 29 mai 2012326 850978 428
30 mai au 5 juin 2012256 4521 234 841
6 au 12 juin 2012 244 5131 479 354
13 au 19 juin 2012 153 4351 632 789
20 au 26 juin 2012137 5351 770 324
27 juin au 3 juillet 201246 4591 816 783
4 au 10 juillet 201225 1821 841 965

《鐵鏽跟骨頭》:


一百八十四萬觀影人次,哇!!不過,要賣到兩百萬觀影人次可能有點困難!
周星星我跟各位預告說:本網誌還會隨時再更新未來最近這幾個禮拜的《鐵鏽跟骨頭》法國票房
回到二○一二坎城影展專題首頁  http://blog.yam.com/jostar2/article/26666668
在等待之暇周星星我請大家看一些養眼的照片
周星星我周星星我周星星我周星星我周星星我周星星我周星星我周星星周星星

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