〈加拿大魁北克學生運動〉(三)(四)(五)
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之前的網誌〈加拿大魁北克學生運動〉()跟()集中在魁北克學生運動的初期事件,另一篇網誌〈加拿大魁北克學生運動〉()集中在「特別法案」的生效跟抗議它的反對力量,前一篇網誌〈加拿大魁北克學生運動〉()則有魁北克當地跟來自法國的學運評論。
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Québec : les négociations entre gouvernement et étudiants se poursuivent
Le Monde.fr avec AFP | 31.05.2012 à 07h10 • Mis à jour le 31.05.2012 à 07h10

Les négociations entre le gouvernement du Québec et les étudiants pour résoudre le conflit sur les frais de scolarité, qui dure depuis près de quatre mois, se poursuivront jeudi pour une quatrième journée consécutive, ont annoncé mercredi soir les dirigeants étudiants.

Alors que des progrès avaient été enregistrés mardi, faisant naître l'espoir d'un règlement rapide du différend, les étudiants ont évoqué mercredi "un recul" dans les négociations, l'une des dirigeantes soulignant qu'un "mur" séparait les positions des parties respectives.

La troisième journée de négociations avait pourtant bien commencé, avec l'annonce par les étudiants que le gouvernement avait proposé mardi - pour la première fois depuis le début du conflit - de réduire la hausse des frais de scolarité de 35 dollars par an, ce qui ferait retomber l'augmentation totale sur sept ans à 1 533 dollars au lieu de 1 778 dollars.

"INSUFFISANT"

Jugeant "insuffisant" cet assouplissement de la hausse, les étudiants avaient soumis mardi soir une contre-proposition au gouvernement qui l'a rejetée.
Les parties se sont échangé de nouvelles propositions mercredi. "Cela a été un partie de ping-pong", a dit le porte-parole de la Classe, l'organisation étudiante la plus radicale,
Gabriel Nadeau-Dubois, qui avait évoqué en début de soirée un possible retrait de son syndicat des négociations.

Les divergences entre les parties portent sur l'utilisation d'un crédit d'impôt qui permet aux étudiants de déduire de leurs revenus - quand ils en ont - les intérêts payés sur leur prêt d'études. Selon les étudiants, une réduction de 3 points de ce crédit permettrait d'annuler la hausse, mais des responsables du ministère des finances, cités par la chaîne publique Radio Canada, jugent leurs calculs "simplistes". Le gouvernement insisterait aussi pour que étudiants assurent "leur juste part" du financement des universités, conformément au principe de "l'utilisateur-payeur".

De nouvelles manifestations de casseroles ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes du Québec, mais aussi ailleurs au Canada, notamment à Toronto, Winnipeg, Calgary et Vancouver, ainsi qu'à l'étranger, notamment à Bruxelles, Londres et New York. La police new-yorkaise a évacué mercredi soir un regroupement d'environ 200 personnes qui manifestaient à Times Square, casseroles en mains, en solidarité avec les étudiants québécois. "Du Québec au Mexique, le même chemin de l'austérité", pouvait-on notamment lire sur les pancartes brandies par les protestataires, dont beaucoup de sympatisans du mouvement anti-Wall Street qui a animé la Grosse Pomme cet hiver.
 

Au Québec, le gouvernement "va devoir une fois de plus reculer"
Le Monde.fr | 31.05.12 | 12h28   •  Mis à jour le 31.05.12 | 21h24

L'intégralité du débat avec Anne Pélouas, correspondante du "Monde" au Canada, jeudi 31 mai 2012
bob : Quel a été le déclencheur du mouvement étudiant au Québec ?

C'est la décision du gouvernement québécois d'augmenter les droits de scolarité pour les étudiants à l'université et dans les collèges du Québec qui a provoqué le conflit. On parle d'une hausse de 75 % des frais d'inscription. Au départ, le projet du gouvernement était sur cinq ans, et maintenant, ils ont reculé un peu, c'est sur sept ans qu'il prévoit cette hausse. C'est la décision qui a mis le feu aux poudres au mois de février.

umiboozu : Quelles sont les raisons qui ont amené le gouvernement à augmenter les frais de scolarité ?

Le gouvernement est accusé par les étudiants et par d'autres indignés québécois de vouloir appliquer le principe "utilisateur-payeur", y compris à l'université, contrairement à d'autres pays où on considère que le budget de l'éducation doit être supporté par la voie de l'impôt. C'est une tendance qui n'est pas propre au Québec, c'est tout le Canada, toute l'Amérique du Nord qui pratiquent de cette façon, avec des frais de scolarité qui sont parfois assez élevés. Pour des raisons de sous-financement des universités, le gouvernement a cherché le moyen de trouver de l'argent ailleurs que dans la poche du contribuable, en puisant dans celles des étudiants et de leurs parents directement.

Biloutte : Où en sont les négociations entre le gouvernement et les étudiants ?

On entre, ce jeudi 31 mai, dans la 4e journée de négociations. Mercredi, les organisations étudiantes n'étaient pas très optimistes, parlant de pas en arrière plutôt que d'avancées. Ils disaient avoir heurté un mur du côté gouvernemental. A minuit hier [mercredi], l'ambiance n'était pas très optimiste. Même la coalition considérée comme la plus radicale, la "Classe", a menacé de claquer la porte. Mais les négociations ne sont pas rompues ce matin. On s'attendait à des développements majeurs plus rapides, mais les discussions semblent assez lentes.

Ce qu'on comprend, c'est que le sujet principal – que le gouvernement n'a pas voulu aborder pendant les trois derniers mois –, qui porte vraiment sur ce gel des frais de scolarité, est vraiment sur la table. Mais le gouvernement semble maintenir sa position, rester dans les limites de son budget, et donc il faut trouver les moyens d'économiser pour pouvoir accorder quelque chose aux étudiants. Et cela ne semble pas facile à faire.

Et du côté des étudiants, je crois qu'il y a une ouverture à renoncer à la gratuité scolaire pour certains, voire au refus de l'absence totale de hausse. Mais il reste que sur le fond du problème, la raison de cette grève, les associations doivent obtenir une concession majeure du gouvernement sur son projet initial des hausses des frais.

>> Lire le décryptage : Qui sont les acteurs du conflit ?

Visiteur : Le mouvement n'est-il qu'étudiant ? Les récentes manifestations semblent plus larges et rassembler un plus grand bassin de citoyens ? Est-ce réellement le cas ?

Absolument. Il faut rappeler que dès le départ, il n'y a pas eu que des étudiants dans la rue, loin de là. Dès la grande manifestation du mois de mars, on a vu aux côtés des étudiants des gens de gauche, des syndicalistes, des parents.

Mais le mouvement, qu'on pourrait placer dans la lignée de ceux des indignés dans tout le monde, a pris de l'ampleur après que le gouvernement québécois a adopté cette "loi 78", qui a galvanisé les troupes, et pas seulement celle des étudiants. C'est une loi d'exception qui prévoyait la suspension des sessions universitaires et aussi une limitation du droit de manifester.

Donc on a pu voir à ce moment-là une amplification du mouvement étudiant, qui est vraiment passé d'un conflit étudiant à un conflit beaucoup plus social sur la défense des libertés individuelles, du droit de manifester. Par exemple, cette semaine, des juristes sont descendus en toge dans la rue à Montréal pour défendre ce droit à la liberté. Cela montre à quel point le mouvement étudiant est sorti du cadre.

Cela fait une semaine aussi que les "peuples citoyens" sortent devant chez eux avec leurs casseroles, et c'est fait de façon très spontanée, cela dépasse la raison de départ da la grève étudiante.

Samuel : Bonjour, le fait que le gouvernement ait fait voter une loi pour réduire le droit de manifestation n'est il pas antidémocratique ?

Il y a de nombreux pays qui encadrent le droit de manifester, y compris la France. Cela dit, on n'avait jamais eu besoin de ce type d'encadrement au Canada, et particulièrement au Québec, où les manifestations sont toujours très pacifiques.

Cette fois-ci, certains pensent qu'on a dépassé les bornes. C'était en tout cas certainement maladroit ; en pensant casser le mouvement, le gouvernement n'a fait qu'attiser le brasier. Mais le débat sur l'anticonstitutionnalité de la loi est ouvert, la loi qui limite le droit de manifester est contestée devant les tribunaux.

>> Lire le reportage : Nuits blanches à Montréal

nO : Bonjour. Pouvons-nous croire que ce mouvement est aussi un mouvement de contestation d'un glissement progressif vers une société plus libérale à l'américaine, proche voisin contesté ?

Je crois qu'il faut se garder de généraliser. Il y a au Québec des gens qui défendent le modèle néolibéral à l'image de Jean Charest, le premier ministre. Mais il est certain que le mouvement qu'on voit grossir depuis le mois de février à partir du conflit étudiant est une contestation des politiques néolibérales.

Dans ces politiques néolibérales, on peut évidemment parler de cette application du principe de l'utilisateur payeur, la poussée des partenariats public-privé, la hausse des frais de santé. Donc une bonne partie des gens qui descendent dans la rue en ce moment au Québec sont contre cette tendance néolibérale. On peut dire qu'ils ont de fait profité de l'indignation étudiante pour se rallier au mouvement et contester le gouvernement dans la rue.

mike : Pensez-vous que l'éjection du chef de cabinet de Charest suffira ou ce dernier pourrait-il tomber avec son gouvernement ?

Je ne pense pas que le gouvernement de Jean Charest va tomber. Je pense qu'il est normal de respecter l'institution démocratique qu'est un gouvernement qui a été élu de façon démocratique. Le mandat de Jean Charest arrive à son terme, des élections sont prévues pour l'automne prochain, donc il n'y a aucune raison que le gouvernement tombe avant.

De toute façon, il y a d'autres moyens certainement meilleurs que de faire tomber un gouvernement pour régler le conflit. Et il faut se rappeler que M. Charest a déjà eu à essuyer plusieurs revers ou à faire marche arrière sur des projets importants auxquels il tenait, sous la pression populaire.

Il y a plusieurs exemples au cours des dernières années, depuis les divergences sur l'aménagement d'une station de ski dans la région d'élection du premier ministre – où les gens se sont battus contre des promoteurs immobiliers, appuyés par le gouvernement, pour conserver le statut de parc –, jusqu'à la bataille contre les gaz de schiste, une exploitation que le gouvernement favorise alors que de nombreux villages se sont mobilisés pour empêcher le développement anarchique de cette exploitation sur leur territoire.

On sait M. Charest têtu au niveau politique, mais tout de même capable de faire machine arrière. Et je crois qu'il va devoir une fois de plus reculer, même modestement, pour éviter que le conflit ne dégénère encore.

>> Voir les images : "Printemps érable" : cent jours de grève étudiante au Québec

bingo : Jusqu'où le gouvernement peut-il reculer ?

Je ne crois pas qu'il va annuler complètement la hausse des frais de scolarité, mais je crois qu'une majorité d'étudiants et d'associations étudiantes accepteraient de renoncer à la gratuité ou au gel des frais de scolarité si le Québec faisait un geste significatif et s'il renonçait à l'application de la partie de la loi 78 qui restreint le droit de manifester.

Aude : A combien s'élèvent les frais de scolarité moyens au Québec ?

Avec la hausse décrétée par le gouvernement, on serait à environ 3 000 euros par an. Je crois qu'actuellement, on est à un peu plus de 2 000 euros. C'est une hausse qui rapprocherait le Québec de ce qui se pratique ailleurs au Canada et aux Etats-Unis. Ce qui justifie, d'après le gouvernement québécois, cette mesure de rattrapage, alors que les étudiants québécois revendiquent en quelque sorte le droit à la différence, en rappelant qu'on n'est jamais obligé de faire comme tout le monde.

Il faut se souvenir que si le Québec a eu une bonne part de sa population qui a pu accéder et réussir des études universitaires depuis les années 1950-1960, c'est certainement dû à cette ouverture massive des universités sans avoir à payer des frais faramineux.

Marion : Avez-vous pu prendre le pouls du côté des grévistes ? Après quatre mois de grève, qu'en est-il de leur moral sur le terrain ?

Sur le terrain des manifestations, on peut dire qu'il y a une certaine radicalisation. Les slogans, les gens sont plus engagés qu'au début. Il y a une certaine galvanisation des foules, avec la loi spéciale adoptée par le gouvernement, l'absence de règlement et de discussions pendant presque trois mois, les gens qui sortent avec leurs casseroles, les enfants qui tapent sur les casseroles... On sent qu'il y a un mouvement populaire plus large qui soutient les étudiants.

Du côté des étudiants eux-mêmes, ma crainte, c'est que les plus radicaux sont ceux qui sont encore là. On est en début d'été, beaucoup d'étudiants ont du travail dans des camps de vacances, des piscines municipales, ou sont déjà partis dans leur famille concernant les étrangers. Je crains qu'il ne reste que les plus radicaux dans les jours qui viennent, ce qui pourrait entraîner des affrontements plus violents avec la police. Pour l'instant, cela reste assez pacifique, y compris dans les marches nocturnes dans les rues de Montréal et à Québec.

Alex : Y-a-t-il un risque que le mouvement se radicalise dans la violence ?

Il y a toujours un risque qu'une poignée – et même un peu plus – de gens plus radicaux commettent des actes violents. Il y en a eu quelques-uns, passablement montés en épingle par les médias. Il y a toujours dans les manifestations des gens habillés en noir, cagoulés, même si les masques ont été interdits par la loi spéciale.

Pour l'instant, la police fait plutôt preuve de modération dans l'application de la loi, mais il y a tout de même eu, certains soirs, plusieurs dizaines, voire centaines, d'arrestations. Donc, il y a quand même un risque de dérapage, surtout si les négociations échouaient.

>> Lire le point de vue Un "printemps érable" venu de loin

Aline : Y a-t-il des manifestations dans d'autres villes que Montréal et Québec ?

Absolument. Il y a dans beaucoup de petites villes, et même de villages, du Québec, des concerts de casseroles tous les soirs. Les gens sortent de chez eux, se regroupent dans une rue. Il y a eu hier des manifestations similaires dans plusieurs villes canadiennes. Il y avait un article ce matin "Le Canada aux casseroles", avec une centaine de villes canadiennes où des sympathisants du mouvement québécois sont descendus dans la rue : Toronto (300 personnes), St. John's, Halifax, Winnipeg, Vancouver...

Kat : Le problème ne concerne pourtant que le Québec...

Dans les autres provinces, les frais de scolarité sont déjà plus élevés qu'au Québec.
 

Québec : les négociations entre le gouvernement et les étudiants ont échoué
Le Monde.fr avec AFP | 01.06.2012 à 07h59 • Mis à jour le 01.06.2012 à 07h59

Plusieurs milliers de personnes armées de casseroles ont manifesté jeudi soir 31 mai dans les rues de Montréal, de façon calme mais déterminée, peu après l'échec des négociations entre le gouvernement québécois et les responsables étudiants sur la hausse des frais de scolarité.

Les négociations dites "de la dernière chance" ont échoué jeudi au quatrième jour des pourparlers, ce qui risque d'aggraver la crise sociale dans la province francophone. "Il y a une suspension des négociations", a précisé le premier ministre libéral Jean Charest, un peu plus d'une heure après l'annonce de "l'impasse" par sa ministre de l'éducation, Michelle Courchesne. "Evidemment, nous sommes déçus. J'aurais de loin préféré que nous puissions en venir à une entente mais malheureusement, et malgré le fait que les discussions ont été somme toute, je dirais, assez constructives, il y a un important fossé qui sépare toujours le gouvernement et les représentants des associations étudiantes", a déclaré le premier ministre.

"RAISONS POLITIQUES"

Ces négociations avaient débuté lundi et visaient à trouver une sortie du conflit sur les frais de scolarité qui dure depuis le 13 février. Auparavant, les dirigeants étudiants ont affirmé que le gouvernement avait rompu les pourparlers pour des raisons politiques, "partisanes" et pour protéger "son ego". Le gouvernement a indiqué que "pour des raisons politiques, de communication publique, (il) ne peut plus écouter nos demandes", a déclaré le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.

Il a souligné que les propositions de la partie étudiante contenaient des solutions "qui ne coûtent rien au gouvernement ni aux contribuables".
"Mais, pour des raisons politiques, le gouvernement ne pouvait pas accéder à nos demandes", a répété le dirigeant étudiant, en soulignant que ces demandes étaient présentées dans le cadre de paramètres fixés par le gouvernement. Le porte-parole de la Classe,
Gabriel Nadeau-Dubois, a d'ores et déjà appelé à une grande manifestation samedi à Montréal, pendant que le premier ministre lançait de son côté un appel au calme, répétant qu'au final, son parti, au pouvoir depuis neuf ans, devra se soumettre au verdict des urnes "d'ici dix-huit mois".

"INSUFFISANT"

Pour la première fois depuis le début du conflit il y a près de quatre mois, le gouvernement avait proposé mardi de réduire la hausse des frais de scolarité de 35 dollars par an, soit une petite somme par rapport aux 1 778 dollars de hausse prévue au total. Jugeant "insuffisant" cet assouplissement de la hausse, les étudiants avaient soumis mardi soir une contre-proposition au gouvernement qui l'a rejetée, jugeant qu'elle n'était pas acceptable. La dernière offre du gouvernement ramenait plutôt la hausse à 1 624 dollars, "ce qui est insultant, après seize semaines de grève", a accusé Gabriel Nadeau-Dubois.

Les étudiants "refusent d'assumer toute hausse des frais de scolarité", a répliqué la ministre Courchesne. Elle a également affirmé que la Classe avait menacé de perturber la présentation du Grand Prix de F1 de Montréal, le 10 juin.

A Québec, lieu des négociations entre étudiants et gouvernement, les manifestations se sont déroulées jeudi soir dans un climat plus tendu qu'à Montréal. Un journaliste du Journal de Québec, Jean-François Racine, ayant reçu deux coups de matraque de la police qui chargeait des manifestants, a indiqué avoir été témoin de "plusieurs arrestations" mais il n'y a pas encore de bilan officiel de la police de la ville.
 

Manifestation nocturne à Montréal, un député de l'opposition interpellé
Le Monde.fr avec AFP | 06.06.2012 à 08h06 • Mis à jour le 06.06.2012 à 08h06

Le député du parti Québec solidaire (opposition)
Amir Khadir a été interpellé et menotté lors de la manifestation du mardi 5 juin au soir dans la ville de Québec avec une soixantaine d'autres manifestants, selon les images diffusées par la chaîne publique RDI.

M. Khadir a ensuite été emmené, toujours menotté, à bord d'un autobus de la police de Québec, avec les autres manifestants interpellés, avant d'être relâché peu de temps après. "Il m'a dit être très étonné de l'arrestation, puisque la manifestation était pacifique", a déclaré Christian Dubois, le responsable de la communication de Québec solidaire au journal La Presse. "Ce n'est pas la première fois qu'il participait à une manifestation étudiante dans ce conflit, mais c'est la première fois qu'il se fait arrêter", a précisé M. Dubois.

De son côté, la porte-parole de la police de la ville de Québec a expliqué que les manifestants avaient été arrêtés parce qu'ils avaient "entravé la cir

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二○一二歐洲盃足球賽
Laurent Blanc : "On a été assez bon pour ne pas perdre le match, pas assez pour le gagner" Le Monde.fr avec AFP | 11.06.2012 à 21h55 • Mis à jour le 11.06.2012 à 21h55
Le sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc a fait part en conférence de presse de son "sentiment mitigé" après le nul concédé par les Bleus contre l'Angleterre.

Qu'avez-pensé de la prestation des Bleus?

Laurent Blanc : "On est partagé. Les Anglais doivent avoir le même sentiment. Ils ont bien débuté les 20 premières minutes. Nous, on a été timide et on a été puni. Mais le but a eu le mérite de nous faire entrer dans le match. En seconde période, on s'est créé des occasions mais la chaleur ne nous a pas favorisés. C'est un sentiment mitigé. On savait que ce match était important. On voulait le gagner donc on peut être déçu mais on est aussi satisfait de ne pas l'avoir perdu."

Pourquoi cette entame timide ? 

Laurent Blanc : "Je n'en connais pas la cause. On n'est pas entré dans le match comme on l'espérait. On l'a fait en étant mené, c'est une expérience à ne pas renouveler. J'espère qu'on sera présent dès la 1re minute le prochain match."

Qu'avez-vous pensé de la prestation de Mexès ?

Laurent Blanc : "Vous aviez des interrogations sur la charnière centrale. Ils (Mexès et Rami, ndlr) étaient conscients de ne pas avoir donné des garanties. On savait qu'ils pouvaient tenir le match et je suis content de la charnière. Ils ont donné la meilleure des réponses. On s'y attendait, fallait-il encore le faire."

Votre patience avec Nasri a également été récompensée...

Laurent Blanc : "Les entraîneurs veulent que les joueurs au fort potentiel le démontrent sur le terrain. Après, il faut trouver sa place sur le terrain. On est derrière lui mais avec les joueurs de talent, il faut être plus patient et à un moment donné, ils vous donnent la bonne réponse. Je suis heureux pour lui et pour nous."

Qu'avez-vous pensé de votre milieu de terrain?

Laurent Blanc : "On a été assez bon pour ne pas perdre le match mais pas assez pour le gagner. Après le but, on est entré dans le match et on a été plus agressifs."

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二○一二歐洲盃足球賽
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再明顯也不過:《鐵達尼號》(Titanic, 1997)的記憶仍未被抹去,誰要再看一部船難片?它甚至連被租 DVD 的功能都不具備:水一直來,瞌睡蟲也一直來;除非租 DVD 的目的本就是要催眠。這已不單純是角色太刻板的原因,而是逐步的感官疲乏。
很多角色功能可議,這是本片最令人不舒服的地方。沒錯,它是一部災難片,所以不須要安排反派,僅須設計一連串的危機、轉機。直接先從 Richard Nelson(由 Richard Dreyfuss 飾)出發:為什麼他已經要跳海自殺了,卻在看到海嘯之後奮力求生,並一定要在關鍵時刻踢掉 Mr. Map?他的近視眼鏡不見之後,也從未發生過視力問題?Elena(由 Mia Maestro 飾)一直是精神狀態較差的女人,莫名其妙被 Richard Nelson 呵護,有事又一直叫叫叫,擺明就是犧牲打的角色(讓精神狀態較差的人撐不過去)。Conor(由 Jimmy Bennett 飾)更是偷懶的安排:對,他是唯一的小孩子,所以他母親 Maggie(由 Jacinda Barrett 飾)以及其他所有大人都要「以童為尊」;但都已經在什麼關鍵時刻了Conor 還到處亂跑,我們當然賺到一場由 Klaus Badelt 指揮的超級交響樂烘托 Dylan(由 Josh Lucas 飾)冒生命危險救他未來的馬子的兒子的緊張場景。Dylan Conor 怎麼會到這兒來,Conor 只回說:「我不知道!」天啊,用「我不知道!」就可以編劇了。所以,仔細看這三位角色:Richard NelsonElenaConor,剛好正是「老、婦、孺」以及「弱」的整體。
被懲罰的人是聽信船長 Bradford(由 Andre Braugher 飾)留在大廳的人以及自負無禮的 Lucky Larry(由 Kevin Dillon 飾)──後者一出現就令人厭惡:擺明五分鐘後讓他死的懶惰安排。不管是《十萬火急》(Daylight, 1996)還是《顛峰極限》(Vertical Limit, 2000)幾乎都曾安排過這種擺爛的角色。
《海神號》只有唯一一個鏡頭有趣:當 Jennifer(由 Emmy Rossum 飾)彎下腰跟她父親 Robert(由 Kurt Russell 飾)說話時,Robert 跟她說:「欸,最後一個扣子,我都看到妳的咪咪了。」對照之前在房間內他們的對話,作父親的焦慮──終極目標似乎是希望自己的女兒永遠是處女──依舊是保守派的。沒有任何辯論,這種焦慮居然被視為是理所當然的。沃夫岡˙彼德森偷渡扣子的對話第一當然是有點好笑,但第二卻輕輕觸碰到「哪些話題是不應該提到的」這個界線:Robert 跟女兒 Jennifer 提這件事——在周星星我看來——其實是不妥的,但似乎也顯示出 Robert 對女兒 Jennifer 的佔有慾(當然不是性慾)因此特別不容 Jennifer 的男朋友;以及 Jennifer 對父親的小提醒的不在意(由 Emmy Rossum 演出似乎頗有說服力)表現出互動有趣的父女關係以及藉由婚姻關係(僅一個戒指)完成她自己的意志自由(做任何事)。只是有可能可以再作發展的父女關係完全被大水淹沒,剩下的只是作父親的 Robert 為成全他女兒的幸福以及為其他所有人的性命犧牲他自己,如此設計只為滿足要求很低的觀眾。
沃夫岡˙彼德森到目前為止只有一部片嚴肅、能看:《火線大行動》(In the Line of Fire, 1993),其它像是《潛艇戰艦》(Das Boot, 1981)跟《天搖地動》(The Perfect Storm, 2000)正是莫名其妙搞一大堆水讓大家吼來吼去的搖頭片。為了逃到最後一塊尚存有空氣的空間,《海神號》是一部布景昂貴、特效不差(場面調度當然驚人)、故事薄弱(起因可疑)、欠缺具說服力的人性的急迫役期(In the Line of the Air):撐到最後,就是你的。俗不可耐呀。周星星評價:《海神號 2006》★
導演:Wolfgang PETERSEN;編劇:Mark PROTOSEVICH,改編自 Paul GALLICO 的小說;攝影:John SEALE;配樂:Klaus BADELT;卡司:Robert RamseyKurt Russell)、Jennifer RamseyEmmy Rossum)、DylanJosh Lucas)、Lucky LarryKevin Dillon)、BradfordAndre Braugher)、Richard NelsonRichard Dreyfuss)、ElenaMia Maestro)、MaggieJacinda Barrett)、ConorJimmy Bennett);片長:1h38

回到周星星的電影評論文集  http://blog.yam.com/jostar2/article/25335555

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二○一二歐洲盃足球賽德國的雌性水獺費黑(Ferret la loutre [fr])六月八號已經猜中六月九號德國會贏葡萄牙。

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二○一二歐洲盃足球賽分組初賽網誌  http://blog.yam.com/jostar2/article/38986671
歐洲盃足球賽二○一二歐洲盃足球賽

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二○一二歐洲盃足球賽
二○一二歐洲盃足球賽二○一二歐洲盃足球賽
日期組別對賽國家2012.06.08波蘭─希臘2012.06.08俄羅斯─捷克2012.06.09荷蘭─丹麥2012.06.09德國─葡萄牙2012.06.10西班牙─義大利2012.06.10愛爾蘭─克羅埃西亞2012.06.11法國─英格蘭2012.06.11烏克蘭─瑞典2012.06.12希臘─捷克2012.06.12波蘭─俄羅斯2012.06.13丹麥─葡萄牙2012.06.13荷蘭─德國2012.06.14義大利─克羅埃西亞2012.06.14西班牙─愛爾蘭2012.06.15烏克蘭─法國2012.06.15瑞典─英格蘭2012.06.16捷克─波蘭2012.06.16希臘─俄羅斯2012.06.17葡萄牙─荷蘭2012.06.17丹麥─德國2012.06.18克羅埃西亞─西班牙2012.06.18義大利─愛爾蘭2012.06.19英格蘭─烏克蘭2012.06.19瑞典─法國
歐洲盃足球賽
Et à la fin, c'est... l'Allemagne qui gagneLE MONDE SPORT ET FORME | 08.06.2012 à 15h47 • Mis à jour le 08.06.2012 à 15h47
"Le football est un jeu très simple : 22 joueurs courent derrière un ballon et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent", résuma un jour l'ancien attaquant anglais Gary Lineker dans une formule restée célèbre. L'adage se vérifiera-t-il à l'issue de l'Euro, qui se tient en
Pologne et en Ukraine du 8 au 29 juin ? A l'heure où les paris - de préférence en ligne - vont bon train, Le Monde a préféré demander à l'Observatoire du football du très sérieux Centre international d'étude du sport (CIES) de Neuchâtel, en Suisse, de se prêter au petit jeu des prédictions. Résultat ? A la fin, c'est... l'Allemagne qui gagne l'Euro.
Depuis 2005, l'Observatoire du football du CIES compulse les statistiques sur les joueurs des principaux
championnats européens et a mis au point des indicateurs de performance qui lui ont notamment permis de prévoir la victoire de Lille en 2011. Afin de classer le potentiel de chacune des 16 équipes participant à l'Euro, les experts du CIES ont retenu cinq indicateurs : "gardien", "défense", "milieu", "attaque", "collectif". Le score total réalisé par une équipe est l'addition des scores pour chacun de ces indicateurs.

Partant du principe cher au président de l'UEFA, Michel Platini, que plus un joueur est bon, plus il est utilisé par son club, l'observatoire a établi son modèle d'analyse en se basant sur le nombre de matchs disputés avec leur club, en championnat, lors de la saison 2011-2012, par les 23 joueurs de chacune des sélections nationales.

LA 5E PLACE POUR LA FRANCE ?

Le "score" réalisé par chaque joueur tient compte du coefficient de son club. Le "coefficient club" est le résultat d'un savant calcul qui prend en compte le pourcentage de points obtenus par les représentants du pays du club en Ligue des champions et en Ligue Europa lors des cinq dernières saisons ainsi que le nombre de points par match dans le championnat national.

A la différence des scores "gardien" (le titulaire), "défense" (deux latéraux, deux centraux) et "milieu" (deux défensifs, deux offensifs), le score "attaque" prend en compte le résultat des deux joueurs qui ont le meilleur ratio but par match disputé. Le score "collectif", enfin, est obtenu en considérant les valeurs de l'ensemble des 23 joueurs du groupe.

Une fois toutes ces formules passées à la moulinette, il ressort donc que l'équipe qui a le meilleur score total est... l'Allemagne. En rapportant ce score sur une base 100, juste derrière l'Allemagne, l'Angleterre a 99 et l'Espagne 97. "Je m'attends à ce qu'une de ces trois équipes remporte l'Euro", commente le directeur de l'Observatoire du football, Raffaele Poli, qui souligne que les champions du monde n'occupent pas la première place de ce tableau car les meilleurs buteurs de la Liga ne sont pas espagnols.

Avec un score de 88, la France apparaît en 5e position, derrière le Portugal (91), porté par Ronaldo et ses 46 buts avec le Real Madrid. La Pologne (70) et l'Ukraine (63) sont 8e et 12e. Avec un score deux fois inférieur à celui de l'Allemagne, l'Irlande clôt la marche de ce classement officieux et apparaît comme l'équipe qui a le moins de probabilités de remporter l'Euro.Par Stéphane Mandard
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〈加拿大魁北克學生運動〉學生運動
〈加拿大魁北克學生運動〉(一)http://blog.yam.com/jostar2/article/38873224  
〈加拿大魁北克學生運動〉(二)http://blog.yam.com/jostar2/article/38873225  

Au Québec, négociations cruciales pour tenter de dénouer la crise étudiante Le Monde.fr avec AFP | 29.05.2012 à 07h04 • Mis à jour le 29.05.2012 à 07h04
Gouvernement et dirigeants étudiants du Québec ont amorcé lundi des négociations cruciales pour tenter de dénouer le conflit aux allures de crise sociale qui les divise depuis près de quatre mois sur une hausse des droits de scolarité. Les pourparlers ont été suspendus en fin de soirée à Québec après huit heures de discussions interrompues seulement par une petite pause pour dîner. Ils doivent reprendre mardi à 13 heures, heure locale (19 heures, heure de Paris). Rien n'a transpiré sur leur déroulement, l'ambiance et les sujets abordés.

Au même moment, tout près de là, la police a arrêté 84 manifestants, sans qu'aucun incident violent ne se produise. Cette opération policière a surpris, dans le contexte de la reprise des contacts entre les étudiants et le gouvernement. Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, Léo Bureau-Blouin, a essayé de négocier l'arrêt des arrestations avec le chef des policiers, mais a essuyé un refus. L'espoir d'un dénouement est grand dans la population, fatiguée par le conflit, mais les principaux protagonistes sont restés prudents avant cette rencontre.

Lundi soir, quelques centaines d'avocats, dont beaucoup en toge noire avec rabat blanc réglementaire, ont marché en silence à Montréal pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une atteinte à la liberté de manifestation et qui mine, selon eux, la confiance du public dans les institutions, y compris judiciaires. La manifestation au son de casseroles qui a suivi s'est déroulée pacifiquement, sans incident.

"ÊTRE POSITIF ET CONFIANT"

La réunion entre la ministre de l'éducation, Michelle Courchesne, et les représentants des trois principales organisations étudiantes a débuté lundi à 14 heures à Québec (20 heures à Paris). "Je me présente ici sans être fermée à rien, avec ouverture", a déclaré la ministre, en réponse à la presse qui lui demandait si le gouvernement était prêt à reculer sur la hausse des frais de scolarité, question au cœur du conflit. "Il faut être positif et confiant. Si on n'est pas confiant et positif, c'est sûr qu'on n'arrivera à rien. On va franchir les étapes une à une", a-t-elle ajouté à son arrivée devant l'édifice, à Québec, où se déroulaient les négociations.

"Le rôle de notre comité de négociation n'est pas de signer une entente mais bien d'entrer en dialogue avec le gouvernement afin de récolter l'offre la plus avantageuse possible, a déclaré à la chaîne publique RDI le représentant de la Classe, l'organisation étudiante la plus radicale, Gabriel Nadeau-Dubois. "Ce sera aux étudiants dans leurs assemblées générales de décider si c'est suffisant ou non pour rentrer en classe."

Le gouvernement, qui a déjà accepté d'étaler sur sept ans au lieu de cinq ans initialement la hausse des droits de scolarité, n'a cependant pas l'intention de repousser d'un an son entrée en vigueur, prévue à l'automne. Il n'a pas fait non plus allusion à un éventuel assouplissement de la hausse des frais, qui doivent augmenter de 1 780 dollars sur sept ans (environ 254 dollars par an) pour atteindre près de 4 000 dollars par année, plus près de la moyenne nord-américaine.

Lire le décryptage : Qui sont les acteurs du conflit ?

RETRAIT DE LA LOI 78 ?

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Ray Bradbury, l'auteur de "Fahrenheit 451", est mortLe Monde.fr avec AFP | 06.06.2012 à 17h40 • Mis à jour le 06.06.2012 à 17h40
L'écrivain américain de science-fiction
Ray Bradbury est mort à l'âge de 91 ans à Los Angeles, a-t-on appris, mercredi 6 juin, de sa famille et de son biographe.

Il est connu pour son roman Farenheit 451 (1953), classique des récits d'anticipation qui décrit une ère où la pensée serait interdite et les livres brûlés, ainsi que pour ses Chroniques martiennes (1950) et L'Homme illustré (1951).

"Le monde a perdu l'un des plus grands écrivains que j'aie connus, et un des hommes les plus chers à mon cœur. Repose en paix, Ray Bradbury", a déclaré sur son compte Twitter son petit-fils, Danny Karapetian.

"J'AI ÉCRIT SEULEMENT UN LIVRE DE SCIENCE-FICTION"

Adapté au cinéma en 1966 par François Truffaut, Fahrenheit 451 (1953), inspiré par les autodafés nazis de livres écrits par des juifs, évoquait les dangers de la censure et du contrôle des idées dans un monde totalitaire. Auteur prolifique (cinq cents nouvelles, une trentaine de romans, des contes, des poèmes), on lui doit aussi de nombreuses pièces de théâtre et des scénarios pour le cinéma, comme Moby Dick (1956), pour John Huston, mais aussi pour la télévision, notamment La Quatrième Dimension et des épisodes d'Alfred Hitchcock présente.

Né le 22 août 1920 à Waukegan (Illinois, nord des Etats-Unis), Raymond Douglas Bradbury découvre la littérature à l'âge de 7 ans avec Edgar Poe. Fils d'un père technicien et d'une mère d'origine suédoise, il a 14 ans lorsque ses parents s'installent à Los Angeles. Il a 17 ans lorsque sa nouvelle Script est publiée dans une revue de science-fiction. "La chose la plus amusante dans ma vie, c'était de me réveiller chaque matin et de courir jusqu'à la machine à écrire parce que j'avais eu une nouvelle idée", se réjouissait-il en 2000

S'il a été adoubé comme l'un des plus grands auteurs de science-fiction de sa génération, l'auteur ne se considérait pas réellement comme tel. "Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, basé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le fantastique est une description de l'irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est du fantastique", avait-il déclaré dans une interview en 1999.

En 2001, lors de la cérémonie du sixième Annual Writer's Symposium by the Sea, il a régalé son auditoire en racontant des anecdotes de sa vie et en évoquant son amour de l'écriture :

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On peut le voir également dans un court film tourné en 2008, dans lequel il évoque sa carrière, ses sources d'inspiration, et son œuvre majeure, Fahrenheit 451 :

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Raymond Bradbury, icône de la littérature fantastique, est mort
Le Monde.fr | 06.06.2012 à 20h51 • Mis à jour le 06.06.2012 à 20h51

Célèbre pour ses Chroniques martiennes et surtout pour Fahrenheit 451, l'écrivain américain Raymond (dit Ray) Bradbury est mort en Californie du Sud, mardi 5 juin. Il était âgé de 91 ans.

Avec Ray Bradbury, c'est une certaine histoire de la culture populaire américaine dont les dernières pages se tournent. Une culture de masse, née au lendemain de la Première Guerre mondiale, comme l'auteur des Chroniques Martiennes, né dans l'Illinois le 22 août 1920. Celle des feuilletons radiophoniques, des magazines d'histoires à quatre sous (la fameuse "pulp fiction") et de la littérature de genre (policière, fantastique ou de science-fiction), qui s'impose alors sans plus de prétention.

Auteur compulsif et têtu, Ray Bradbury est un enfant de la Grande Dépression, l'incarnation du "self-educated man". Un autodidacte qui n'alla jamais à l'université. A maintes reprises, il confessa avoir appris son métier d'écrivain en se rendant, adolescent, dans des bibliothèques publiques - et en volant des journaux dans des librairies (il les remettait en rayon après les avoir lus).

Parmi ses premières lectures : Edgar Allan Poe, les Tarzan d'Edgar Rice Burroughs ou Le Magicien d'Oz de L. Frank Baum. Sa vocation est précoce : dès l'âge de 12 ans, Ray Bradbury écrit tous les jours - il n'a que 17 ans quand sa première nouvelle est publiée dans un fanzine. C'est en contribuant à ce genre de publications, ainsi qu'à d'autres plus sérieuses ou plus professionnelles, qu'il affinera son art de la nouvelle et du texte court.

Car Ray Bradbury est avant tout un écrivain de la forme brève, voire du paragraphe. Le succès planétaire de son roman Fahrenheit 451, paru en 1953 (et de l'adaptation qu'en fit François Truffaut avec Oskar Werner et Julie Christie en 1966) est trompeur. Doublement, d'ailleurs, puisqu'il fera de l'auteur américain un classique de la science-fiction - alors qu'il est au départ surtout remarquable par son talent pour une littérature fantastique, onirique et lyrique, parfois teintée de science-fiction. Rien de plus.

Ses premiers livres sont exemplaires de cette tendance, qu'il s'agisse des Chroniques Martiennes en 1950 ou de L'Homme illustré en 1951. Recueils de nouvelles légères et poétiques, liées entre elles par un fil narratif ténu qu'il est difficile d'appeler une intrigue, l'un et l'autre surprennent par leur grande délicatesse, leur attention au rythme de la phrase, leur sens de l'image. Confronté à la prudence de son éditeur qui hésite à publier des nouvelles d'un inconnu, Ray Bradbury modifie quelques lignes des Chroniques Martiennes pour en faire une illusion de roman - et le convaincre. Premières critiques positives, adaptation radiophonique immédiate sur la NBC. Sa carrière est lancée, tout de suite accompagnée d'un soupçon qui peut faire sourire, aujourd'hui : s'agit-il d'un écrivain de genre, ou d'un écrivain tout court ?

Aux termes de science-fiction ou de fantastique, Ray Bradbury opposera par la suite, dans plusieurs entretiens, celui de "fiction d'idées" ("fiction of ideas") : des idées qui n'existent pas, ou pas encore. Plutôt qu'une littérature du possible ou du peut-être, une littérature de l'évidence (à venir) ou de l'ailleurs. Très éloigné des milieux intellectuels de la côte Ouest, fidèle à la Californie jusqu'à sa mort, l'écrivain se méfie des catégories. Il évite ceux qui croient savoir comment il faut écrire, critiques ou professeurs. Il leur préfère la compagnie des réalisateurs et des scénaristes, des artistes ou des dessinateurs. Il se lie ainsi très jeune avec Charles Addams (1912-1988), caricaturiste emblématique du New Yorker (connu pour avoir croqué les premières aventures de La famille Addams), qui illustrera certaines de ses nouvelles dans les années 1940.

Avec le succès de ses premiers livres, la télévision et le cinéma s'intéressent à lui. Ses nouvelles sont adaptées dans le cadre des premières anthologies télévisées fantastiques ou policières - "Alfred Hitchcock présente" (1955-1965) ou "La Quatrième Dimension" (1959-1964), pour ne citer que celles-là.

Très vite, la télévision américaine apprécie Ray Bradbury. Les téléspectateurs également : son style, ses influences leur correspondent à merveille. A la fin des années 1980, comme un hommage, il présentera même sa propre anthologie fantastique sur la chaîne câblée HBO : "Le Monde fantastique de Ray Bradbury" (1985-1992). Cependant, au tout début des années 1950, c'est surtout le cinéma qui l'intéresse - là, pourtant, l'idylle est plus difficile. Comme scénariste, ses tentatives sont loin d'êtres probantes. En 1953, Le Météore de la nuit (plus connu sous son titre original : It Came From Outer Space) du réalisateur Jack Arnold, est médiocre, pour le moins. La même année, pourtant, Bradbury est engagé par John Huston pour adapter le Moby Dick de Melville. La fin du roman lui déplaît, il la réécrit - enlève des personnages, modifie, corrige. Le film, sorti en 1956 avec Gregory Peck et Orson Welles, est un échec critique et public.

Par la suite, Bradbury s'impliquera beaucoup moins. Et les années 1960 seront celles de l'adaptation de ses propres livres par d'autres : le stimulant Fahrenheit 451 de François Truffaut en 1966, et le décevant Homme illustré de Jack Smight en 1969 (avec Rod Steiger). A l'évidence, Ray Bradbury est davantage l'homme du petit écran que du grand.

Surtout, il est l'homme de plus de cinquante livres. Le succès des premiers est en effet un trompe-l'œil, car Ray Bradbury ne cesse pas d'écrire, et surtout des nouvelles. La Foire des ténèbres (1962), Les Machines à bonheur (1964), Je chante pour le corps électrique (1970), mais aussi, bien plus tard, Train de nuit pour Babylone (1999), confirment son indiscutable talent.

Il écrit également des pièces de théâtre (qu'il fait monter par la Pandemonium Theatre Company, qu'il fonde en 1964) et publie des recueils de poèmes. Il avouera d'ailleurs, dans une interview à la Paris Review au printemps 2010, qu'il "lit beaucoup de poètes, Hopkins, Frost, Shakespeare, et certains écrivains comme Steinbeck, Huxley et Thomas Wolfe". Mais pas d'écrivain de science-fiction. En l'espèce, ses influences avouées remontent à l'enfance : Jules Verne et H .G. Wells.

Lire, écrire : jusqu'à ses dernières années, Ray Bradbury avait persisté malgré une attaque cérébrale qui, depuis 1999, l'empêchait de taper à la machine. Ses dernières nouvelles, il les avait dictées à sa fille par téléphone. "Le travail est [ma] seule réponse", avouait-il au printemps 2010 : "Je ne connais qu'une seule règle : fais ton travail jusqu'au bout, sinon, ferme-là et bois du gin." Il ajoutait : "Et si vraiment rien ne marche, fuis le plus loin et le plus vite possible."
Par Nils C. Ahl

Mort de Ray Bradbury : l'auteur avait inspiré de nombreuses œuvres
Le Monde.fr | 06.06.2012 à 21h55 • Mis à jour le 06.06.2012 à 21h55

Ray Bradbury, le célèbre auteur américain considéré comme un des pères de la science-fiction est décédé mercredi 6 juin à Los Angeles à l'âge de 91 ans. Si ses premières nouvelles de science-fiction ont été publiées dans des fanzines en 1938, il s'est rendu véritablement célèbre avec son roman d'anticipation Fahrenheit 451, l'histoire d'un pompier chargé de brûler toutes les bibliothèques illégales, et qui finit par se rebeller contre ce système totalitaire.

Ray Bradbury racontait, dans un film de Lawrence Bridges tourné en 2008, qu'il avait écrit ce livre en 1951, sur une machine à écrire payante qu'il avait découverte dans la cave d'une bibliothèque. A raison de dix cents la demi-heure, il a dépensé 9 dollars pour achever son roman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1953.

Le livre a très vite eu un grand succès, et a été publié dès 1955 en France aux éditions Denoël dans la collection Présence du futur. Parmi la génération d'auteurs qui ont commencé à écrire de la science-fiction au même moment que lui, comme Isaac Asimov et Philip K. Dick, il s'est démarqué en proposant une vision plus poétique, mais aussi pessimiste du monde, à travers cette contre-utopie dont le titre fait référence au point d'auto-inflammation des livres, à la température de 451 degrés Fahrenheit, qui équivaut à un peu moins de 233 degrés Celsius.

L'adaptation la plus célèbre de Farhenheit 451 est celle de François Truffaut, qui signait là son unique film en anglais. Dans la scène la plus emblématique du film, on voit les pompiers brûler des livres licencieux, comm Le Portrait de Dorian Gray ou The Moon and Sixpence, le roman de W. Somerset Maugham, qui raconte la manière dont son personnage, Charles Strickland, abandonne sa famille pour devenir un artiste.

Dans un autre genre, le roman a été adapté en fiction interactive en 1984 par la société Byron Preiss Video Productions et publiée par Trillium Corp. Une nouvelle adaptation au cinéma avait également été évoquée il y a quelques années, avec Tom Hanks dans le rôle vedette.

De nombreuses autres œuvres ont puisé leur inspiration, plus ou moins explicitement, dans ce roman, comme le film Equilibrium de l'Américain Kurt Wimmer, tourné en 2002 avec Christian Bale. On y retrouve le même univers futuriste, dans lequel les œuvres d'art sont brûlées. On peut également penser au film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11, une critique de la société américaine, très engagée politiquement. Ou encore l'adaptation faite en 2010 par le dessinateur Tim Hamilton, qui en fit un roman graphique.

Un autre de ses romans, Les Chronique martiennes, qui a été publié en 1950 aux Etats-Unis et en 1954 en France, a lui aussi été adapté de nombreuses fois, notamment à la télévision, sous la forme d'un feuilleton noir en trois parties réalisé par Michael Anderson, avec notamment Rock Hudson et John Cassady. Quelques nouvelles ont également été adaptées à travers la série télévisée Ray Bradbury's Chronicles (en français "Ray Bradbury présente").

Ray Bradbury a lui-même adapté son œuvre au théâtre, repris en France en 1966 par Louis Pauwels avec Jean-Louis Barrault, puis en 1974 au Théâtre poétique national. Des pièces bientôt suivies par une adaptation télévisée réalisée par Renée Kammerscheit et diffusée le 13 décembre 1974 sur la chaîne FR3.

Autre roman qui a connu un grand succès : The Illustrated Man (l'homme illustré), composé de dix-huit nouvelles, et basé sur la rencontre entre le narrateur et un employé de cirque couvert de tatouages. L'œuvre a été adaptée à de nombreuses reprises à la télévision, mais également au cinéma, par le réalisateur Jack Smight en 1969.
 

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