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Manifestation estudiantine au Québec après l'annonce d'une loi spécialeLe Monde.fr avec AFP | 17.05.2012 à 07h43 • Mis à jour le 17.05.2012 à 07h43
Quelques incidents violents ont émaillé une manifestation de quelques milliers d'étudiants, mercredi 17 mai au soir, à Montréal. Ils entendaient protester contre un projet de loi annoncé plus tôt dans la journée par le gouvernement, qui souhaite mettre fin à un conflit sur les frais de scolarité en cours depuis quatorze semaines.

La police a déclaré la manifestation illégale et a demandé aux marcheurs de se disperser peu de temps après que les vitres des devantures de trois grandes banques ont été fracassées, dans le centre-ville, et que des projectiles ont été lancés tant sur les agents des forces de l'ordre que sur les marcheurs. Nombre de manifestants ont cependant copieusement hué ceux qui se sont livrés à ces actes. Les policiers ont chargé la foule et utilisé des engins assourdissants pour inciter les manifestants à se disperser. Selon la police, vers minuit, aucune interpellation n'était signalée.

INTERDICTION DES BLOCAGES

Une manifestation similaire s'est déroulée mercredi soir à Québec, où le gouvernement provincial venait d'annoncer sa future loi, sans en donner le détail ni annoncer la date exacte à laquelle il en fera la proposition au Parlement. Ce projet prévoit la suspension des cours jusqu'au mois d'août dans les établissements en grève et des mesures devant assurer le libre accès aux cours maintenus de tous les étudiants qui le souhaitent. Autrement dit, les piquets de grève qui bloquaient les entrées des établissements devraient être interdits.

"Il est temps que le calme revienne (...), la situation actuelle a duré trop longtemps", a déclaré le premier ministre du Québec, Jean Charest, condamnant ce conflit, le plus long de l'histoire du Canada. La hausse des droits de scolarité est contestée par les étudiants, mais soutenue fermement par le gouvernement.

Les organisations estudiantines, à qui M. Charest reproche leur inflexibilité, ont accueilli avec amertume sa déclaration et le refus apparent du gouvernement de reprendre les négociations. "S'il veut que notre grève continue jusqu'à l'automne, on va continuer jusqu'à l'automne", a déclaré aux manifestants le porte-parole de la plus radicale de ces organisations, la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois, à Québec.

>> Voir notre portfolio "'Printemps érable' : retour sur trois mois de grève étudiante au Québec"
Les autorités du Québec veulent restreindre le droit de manifester
Le Monde.fr avec AFP | 21.05.2012 à 07h08 • Mis à jour le 21.05.2012 à 07h08

Le projet de loi spéciale déposé jeudi 17 mai au soir par le gouvernement québécois pour briser le mouvement de grève des étudiants, qui prévoit une forte restriction du droit de manifester, a été reçu comme une douche froide par les étudiants et l'opposition. Le texte instaure notamment toute une série d'amendes pour les organisateurs de piquets de grève, allant de 1 000 à 125 000 dollars (de 777 euros à 97 000 euros).

Un individu seul, par exemple, encourrait une amende de 1 000 à 5 000 dollars. Une association d'étudiants qui organiserait un tel rassemblement ou lancerait le mot d'ordre de bloquer l'accès à une université risquerait, elle, de devoir payer de 25 000 à 125 000 dollars, le double en cas de récidive.

Le projet de loi prévoit également que les organisateurs de manifestations déclarent aux autorités, au moins huit heures avant le départ, la date, l'heure, la durée, le lieu et l'itinéraire du cortège. Enfin, le texte définit les conditions de la suspension du semestre en cours jusqu'à la mi-août dans les établissements en grève.

"UNE LOI PIRE QUE L'AUGMENTATION DES FRAIS"

Les représentants étudiants sont apparus choqués, en colère, après lecture du projet de loi. "Cette loi est, et de loin, pire que l'augmentation des droits de scolarité pour les étudiants", selon Léo Bureau-Blouin, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), annonçant aussitôt que des "services juridiques et une multitude d'avocats" se penchaient sur le dossier pour tenter de remettre en cause le texte.

La présidente de l'opposition officielle et dirigeante du Parti québécois, Pauline Marois, a fait la même analyse. Elle a parlé d'une "loi ignoble", "une violation grave des droits fondamentaux", "une attaque frontale contre les associations étudiantes" et demandé au gouvernement de retirer son projet de loi.

Pendant que les députés discutaient le projet de loi à l'assemblée nationale, des milliers de manifestants défilaient, pour la quatorzième soirée consécutive à Montréal et à Québec pour s'opposer à la hausse de 82 % des frais de scolarité sur 7 ans. A Québec, une fausse alerte à la bombe a fait évacuer le public et les journalistes du bâtiment de l'Assemblée nationale, mais les députés ont pu continuer leurs travaux sans être dérangés.

>> Voir notre portfolio sur le "Printemps d'érable : trois mois de protestations estudiantines".

Plus de 300 arrestations lors de la 27e manifestation nocturne à Montréal
Le Monde.fr avec AFP | 21.05.2012 à 16h32 • Mis à jour le 21.05.2012 à 16h32

Une nouvelle soirée de manifestations émaillée de scènes de violence a conduit à l'arrestation de plus de trois cents personnes à Montréal et a fait dix blessés, selon les autorités. Un homme d'une quarantaine d'années a été sérieusement blessé à la tête lors de son arrestation dans un square du centre de la ville. Ses jours ne sont pas en danger. Parmi les autres blessés légers, figurent quatre policiers. Au total, au moins trois cent cinq personnes ont été interpellées au cours de la nuit.

La manifestation a été déclarée "illégale" par les forces de l'ordre dix minutes après le départ, l'itinéraire n'ayant pas été communiqué à la police, contrairement à ce que prévoit la "loi spéciale" votée vendredi, qui a ravivé les tensions entre étudiants et autorités. Les forces de l'ordre n'ont pas chiffré le nombre de manifestants, mais les médias locaux parlaient de plusieurs milliers de personnes au départ puis de quelques centaines aux alentours de 23 heures, heure locale (5 heures, heure française).

"CHAOS INDESCRIPTIBLE"

Sur le parcours, des vitrines de magasin ont été cassées. Il s'agit notamment de la devanture d'une épicerie Couche tard, selon le quotidien La Presse, qui explique que les manifestants ont jugé l'enseigne trop "antisyndicale", en référence à de récents conflits sociaux. Une borne d'incendie a également été ouverte, reliée directement à la porte d'un commerce du centre-ville, qui aurait été inondé, selon la police. Après des arrestations de masse aux alentours de 22 heures, heure locale (4 heures, heure française), les manifestants se sont scindés en multiples petits groupes, créant un "chaos indescriptible" dans le centre de Montréal, selon les médias locaux.

Ce mouvement de protestation étudiant, qui dure depuis trois mois, a pris une nouvelle tournure, plus violente et plus politique, depuis le vote vendredi par le gouvernement d'une "loi spéciale". Le texte, en plus d'imposer de fortes limitations à la liberté de manifester, interdit pratiquement les piquets de grève devant les établissements, au nom de la liberté d'accès à l'enseignement des étudiants non grévistes. Et il met pratiquement fin à la grève, car le semestre en cours est suspendu jusqu'à la mi-août dans les universités et collèges universitaires en grève.
 

Premières arrestations au Québec après le passage de la loi spéciale
Le Monde.fr avec AFP | 22.05.2012 à 17h35 • Mis à jour le 22.05.2012 à 17h35

Trente-six contestataires, pour la plupart des étudiants, ont été les premières personnes arrêtées en vertu de la loi spéciale limitant la liberté de manifester au Québec, dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé la police. Un porte-parole de la police de Sherbrooke, dans le sud de la province canadienne, a indiqué qu'ils risquent "entre 1 000 et 5 000 dollars" d'amende.

"Dès le départ, nous n'avons eu aucune collaboration des participants, aucun responsable n'était sur place, aucun trajet ne nous a été remis", a précisé ce responsable à propos de la centaine de participants réunis dans le centre-ville. "Vers 21 h 30 [3 h 30 heure française, mardi], nous avons avisé les contestataires que leur manifestation était déclarée illégale".

RESTRICTIONS À LA LIBERTÉ DE MANIFESTER

La loi spéciale votée vendredi à l'initiative du gouvernement libéral de Jean Charest impose de fortes restrictions à la liberté de manifester, et requiert notamment que le trajet de toute manifestation de plus de 50 personnes soit déclaré à l'avance à la police. L'un des trois syndicats étudiants en grève, la Classe, a d'ores et déjà refusé de s'y soumettre.

Le mouvement de protestation contre la hausse des frais universitaires atteint mardi son centième jour. Les étudiants grévistes s'opposent désormais à la fois à une hausse de 82 % des frais universitaires, qui les porterait aux alentours de 4 000 dollars par an (plus près de la moyenne nord-américaine), et à cette loi spéciale qu'ils comptent contester devant les tribunaux au nom des libertés constitutionnelles.

Une importante manifestation axée sur ces deux thèmes était attendue mardi après-midi à Montréal. Des rassemblements de soutien aux étudiants québécois ont été annoncés à Paris et à New York.
 

Marée humaine à Montréal en soutien au conflit étudiant
Le Monde.fr avec AFP | 23.05.2012 à 08h40 • Mis à jour le 23.05.2012 à 08h40

Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies mardi 22 mai au centre de Montréal pour marquer le centième jour du conflit étudiant au Québec. Rassemblés dans une atmosphère bon-enfant, les manifestants - des étudiants et des syndicalistes mais aussi des gens de tous les horizons et de tous les âges - ont dénoncé
la loi spéciale adoptée vendredi dernier par le gouvernement du premier ministre Jean Charest pour restreindre le droit de manifester.

"On déplore que le gouvernement Charest ait choisi la voie de la répression plutôt que la voie de la négociation", a déclaré l'un des dirigeants étudiants, Léo Bureau-Blouin.

Lire les témoignages : Le gouvernement est allé trop loin

"Pour s'assurer que les gens puissent manifester en toute légalité [...], on a donné un trajet [à la police] qu'on va demander aux gens qui nous suivent de respecter pour permettre aux citoyens de manifester en toute sécurité", a ajouté M. Bureau-Blouin.

Un groupe n'a pas respecté cet itinéraire et a provoqué quelques incidents lors desquels trois vitrines de magasins ont été brisées à coups de projectiles. Le groupe a été déclaré illégal et invité à se disperser, mais la police a indiqué n'avoir opéré aucune arrestation.

LEVÉE DE BOUCLIERS

La loi spéciale prévoit une suspension des cours jusqu'au mois d'août dans les universités et collèges touchés par la grève étudiante, une façon de casser un mouvement qui dure depuis plus de trois mois. Si la suspension des cours a été plutôt bien accueillie au sein de la population, le reste de cette loi d'exception, notamment la restriction du droit de manifester pour quelque raison que ce soit a suscité une levée de boucliers.

La loi oblige notamment les organisateurs de manifestations de plus de 50 personnes à soumettre à la police, au moins huit heures à l'avance, la trajectoire du rassemblement, au risque de lourdes amendes pour les contrevenants. Les amendes peuvent aller de 1 000 à 5 000 dollars par jour pour les contrevenants et de 25 000 à 125 000 dollars pour les organisations (le double en cas de récidive).

Dès son adoption, la loi a été défiée ce week-end à Montréal et dans d'autres villes de la province, donnant une tournure plus politique et violente aux manifestations, qui ont été ponctuées de centaines d'arrestations. Quelque 36 manifestants, pour la plupart des étudiants, sont ainsi devenus les premières personnes arrêtées en vertu de la loi, dans la nuit de lundi à mardi à Sherbrooke (sud du Québec), a annoncé la police.

UNE MAJORITÉ DE LA POPULATION CRITIQUE

"Se lancer de manière précipitée dans le contrôle du droit de manifester, c'était la très mauvaise idée d'un groupe de ministres au sentiment d'assiégés", écrivait lundi un commentateur du quotidien La Presse, favorable à la hausse des droits de scolarité, sujet à l'origine du conflit. "On ne manifeste en effet plus tellement contre la hausse des droits de scolarité. On manifeste pour la liberté d'expression. On manifeste pour le droit de manifester", poursuivait le journaliste Yves Boisvert.

Un sondage publié mardi par le quotidien Le Journal de Montréal montre que si 51 % de la population est d'accord avec la hausse des droits de scolarité, 53 % estime en revanche que la loi d'exception "est beaucoup trop sévère" et 73 % qu'elle ne contribuera pas au rétablissement de la paix sociale. La majorité appelle à une reprise du dialogue entre le gouvernement et les étudiants.

Des syndicats et des organisations ont annoncé leur intention de contester devant les tribunaux la loi, qui doit rester en vigueur jusqu'au 1er juillet 2013, mais cette procédure pourrait prendre plusieurs années avant d'aboutir. La Classe, la plus radicale des organisations étudiantes en grève, a été plus directe : elle a non seulement appelé à désobéir à la loi mais a également invité les objecteurs à se porter volontaires pour des interpellations sur le site Arrêtez-moi quelqu'un.com. Plus de 3 000 personnes, photos à l'appui, avaient donné leur nom mardi matin, moins de vingt-quatre heures après le lancement de cette initiative.
 

Au Québec, le conflit étudiant s'étend et se radicalise
LE MONDE | 24.05.2012 à 15h19 • Mis à jour le 24.05.2012 à 15h19

Une marée humaine a répondu, à Montréal, au premier ministre québécois,
Jean Charest. Quatre jours après l'adoption d'une loi censée briser un mouvement de protestation contre une hausse de frais de scolarité dans l'enseignement supérieur, le cortège s'est déplacé, mardi 22 mai, du quartier des spectacles à celui des affaires, sur de grandes artères, provoquant des bouchons à la sortie des bureaux.

Couleur dominante: le rouge, en petits carrés de tissu épinglés sur un vêtement, en turbans, nez de clown ou banderoles, car il est devenu le symbole de cette lutte.
La manifestation "illégale" s'est déroulée dans le calme, au son des tambours, trompettes et casseroles. Déguisé en clown policier, avec nez rouge et bouclier en carton, un manifestant brandissait son "arme": un vaporisateur d'eau portant l'inscription "terroriste".

Sur les pancartes, on pouvait lire ce détournement d'une chanson de Gilles Vigneault: "Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est la répression..." ou une phrase prononcée par François Mitterrand en mai 1968 : "Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort!"

Au centième jour de la grève contre l'augmentation en cinq ans de 75 % des droits de scolarité à l'université, cette manifestation (la deuxième en importance sur les 230 organisées dont 29 nocturnes, y compris au soir du 22 mai) a pris des allures de combat contre l'autoritarisme et le néolibéralisme incarnés, selon certains, par M. Charest.

Adoptée le 18 mai, la loi suspend en effet jusqu'en août les sessions dans les collèges et universités touchés par la grève et limite le droit de manifester en imposant des amendes faramineuses aux contrevenants, individus et associations. Ce dispositif d'exception a fait l'effet d'une douche froide sur les étudiants. Il a été vivement condamné par des formations politiques et des responsables sociaux, syndicats en tête, qui y ont vu une atteinte aux droits fondamentaux, comme le droit de grève et de manifestation.

"100 JOURS DE GRÈVE, 100 JOURS DE MÉPRIS"

C'est donc pour dénoncer cette loi que des dizaines de milliers d'étudiants et adultes de tous âges, dont des professeurs, des artistes et des syndicalistes, ont pris d'assaut le centre-ville de Montréal, répondant à l'appel à manifester sur le thème "100 jours de grève, 100 jours de mépris".

Signe supplémentaire de la transformation du conflit étudiant en conflit social et politique, nombreux étaient ceux qui critiquaient sévèrement le gouvernement libéral. Sylvie Bessette, étudiante en design de l'environnement à Montréal, en donnait la mesure: "J'en ai ras-le-bol d'un système démocratique qui fout le camp." L'un reprochait à M.Charest de "criminaliser le mouvement étudiant"; une autre qu'"il n'a pas choisi le peuple, mais le pouvoir".

Une affiche clamait : "J'étudie pour traduire, pas pour être traduite en justice." A la tribune, Céline Hequet, étudiante en sociologie et membre de la Classe, organisation étudiante la plus radicale, était claire : "On ne se bat plus contre les droits de scolarité, mais contre le néolibéralisme et la répression. Nous refusons que notre liberté s'arrête là où celle du marché commence", résumait-elle.

Comme en écho, la foule scandera plus tard "Charest dehors. On t'a trouvé une job dans le Nord", référence au projet de développement économique du Plan Nord, cher au premier ministre.

SECOND SOUFFLE

Avec cette loi spéciale, M.Charest avait fait un pari : casser le mouvement. Il ne semble pas en voie de le gagner. Le plus long conflit étudiant du Canada a plutôt trouvé un second souffle. Mardi, le p

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圖為二○一一年三月二十一號宣布將調漲魁北克地區的大學學費的尚˙夏黑斯特(Jean Charest):

二○一一年秋開學後,學生的抗議運動就已經開始;但真正爆發開來,始於今年(二○一二年)二月十三號,拉華大學(l'université de Laval)的學生跟研究員展開罷課行動。

二月十六號,舊蒙特婁市區的瑟傑普高中(le Cégep du Vieux-Montréal)展開罷課行動,是第一個加入罷課行動的中學。二月二十號,陸續有好幾所中學加入罷課行動。二月二十七號,非常多的學生協會/社團加入罷課行動。三月五號,已有十二萬三千三百位學生加入『毫無限制』罷課行動(en grève « illimitée » )。

三月二十二號,蒙特婁市區舉行超級大型的抗議遊行,是為「魁北克之春」(Pour un printemps québécois),將近有二十萬人參加抗議遊行;其遊行人數已近蒙特婁有史以來參與人數最多的遊行。遊行群眾計有學生、學生家長、教師、退休人士及社會人士。

二○一二年四月二十六號,很多學生加入 Lipdub ROUGE 的錄音,請看:
同一天(四月二十六號),很多學生加入「夜間遊行」(la manifestation nocturne):

「夜間遊行」隔天,二○一二年四月二十七號,尚˙夏黑斯特召開記者會,宣布調漲學費的期間由五年延長為七年,但學生們毫不領情:

四月二十九號,學生們再度上街抗議,並採用紅色方塊當作主視覺,意謂學生們嚴重負債:

五月三號,學生們再度上街抗議,並採取創意:著輕裝、內衣或半裸上街抗議遊行,「穿內衣為了讓政府透明」(En sous-vêtements pour un gouvernement transparent),成功地吸引媒體的鎂光燈;另外還有 « body painting » 的身體抗議藝術:


五月四號,尚˙夏黑斯特(Jean Charest)參加在維多莉亞城(Victoriaville)所舉辦的自由黨(le Parti libéral)大會,吸引不少學生前來抗議;抗議行動演變成暴動:


五月五號,教育局局長琳˙波香(Line Beauchamp)宣布調整方案:

五月六號,學生協會/社團拒絕調整方案,繼續『毫無限制』的罷課行動(en grève « illimitée » )。


五月十六號,尚˙夏黑斯特(Jean Charest)召開記者會說已擬定法案要禁止罷課的學生們刻意禁止讓人們進出某些大樓,凡刻意禁止讓人們進出某些大樓的學生們將被處以罰款。

五月十八號以上該法案通過後,五月十九號學生們再群起抗議,暴力程度加劇:

五月二十二號學生們再上蒙特婁街頭抗議尚˙夏黑斯特的「特別法案」:

五月二十二號學生抗議遊行中,蒙特婁警方逮捕了一些激進的學生們:

因為圖文過多,請繼續點閱〈加拿大魁北克學生運動〉(二)http://blog.yam.com/jostar2/article/38873225
有沒有搞錯?有沒有搞錯?薯條革命
Manifestation nocturne d'étudiants contre la hausse des droits de scolarité à Montréal
Le Monde.fr avec AFP | 27.04.2012 à 08h37 • Mis à jour le 27.04.2012 à 08h37

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi soir 26 avril dans les rues de Montréal pour appeler le gouvernement à négocier avec les étudiants opposés à la hausse de leurs droits de scolarité, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les jeunes gens ouvrant la marche, qui s'est déroulée dans le calme pendant plus de trois heures sous la pluie, portaient une grande banderole noire déclarant "Négocie, Ostie !" (ce dernier mot est un juron québécois d'origine religieuse correspondant plus ou moins à "Bon sang !"). Ce slogan faisait référence à la décision du gouvernement québécois de refuser de négocier avec la Classe, une des trois principales organisations étudiantes.

Des mots d'ordre scandés par les marcheurs visaient aussi directement Jean Charest, le premier ministre québécois. "Charest, démissionne" ou "Charest, cherche-toi une job dans le Nord", lançaient-ils, faisant allusion au Plan Nord, un projet phare du gouvernement provincial. La police a déclaré la marche illégale au bout d'une demi-heure, des projectiles ayant été lancés vers les forces de l'ordre, mais ne l'a pas empêchée de continuer. Vers minuit, la police a confirmé l'absence de tout incident violent. Le nombre de manifestants était situé par les témoins entre 2 000 et 4 000.

UNE HAUSSE DE 75 % SUR CINQ ANS

Le conflit sur la hausse des droits de scolarité au Québec s'est envenimé cette semaine, émaillé par des violences et des interpellations, au point que le déclenchement d'élections législatives anticipées apparaît désormais comme une solution possible pour y mettre fin. Confronté à une situation épineuse, le gouvernement libéral de la province cherche à diviser le mouvement étudiant, qui reste solidaire.

"Le dialogue ne se fera pas au prix de la violence au Québec", a tonné jeudi le premier ministre québécois, Jean Charest, justifiant, après des incidents violents dans la nuit, le refus du gouvernement de parler avec la Classe.

A peine entamés lundi, les pourparlers avec les étudiants ont été suspendus deux jours plus tard, la ministre de l'éducation, Line Beauchamp, reprochant à la Classe de ne pas respecter la trêve demandée et d'avoir accepté qu'une manifestation soit annoncée sur son site Internet. Quelques heures plus tard, dans la nuit de mercredi, des violences ont été perpétrées dans les rues de Montréal par des casseurs en marge d'une importante marche étudiante nocturne. Le spectacle de vitrines de magasins et de vitres de voitures brisées, de policiers casqués, matraque à la main, a choqué le Québécois moyen, impatient de voir la fin du conflit.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a lancé jeudi un appel à la négociation, affirmant que "la paix sociale de Montréal et du Québec était en jeu". Environ 180 000 étudiants des collèges et des universités de la province francophone, soit quelque 45 % des effectifs, sont "en grève" depuis début février pour protester contre une hausse prévue de 75 % de ces droits sur cinq ans, soit de 325 dollars par an, ce qui portera leur montant moyen à plus de 3 800 dollars par an.
 

Au Québec, une grève étudiante paralyse les universités
LE MONDE | 09.05.2012 à 20h52 • Mis à jour le 09.05.2012 à 20h52

C'est devenu une habitude. Des centaines d'étudiants défilent de jour ou de nuit dans les rues de Montréal comme ailleurs au Québec. Les voitures de police font entendre leurs sirènes et des hélicoptères surveillent les déplacements de foule. Aux premiers actes de vandalisme ou de violence perpétrés par des casseurs en marge des manifestations, celles-ci sont déclarées "illégales" par les forces de l'ordre, qui chargent et procèdent à des dizaines d'arrestations.

Le conflit qui oppose depuis onze semaines les lycéens et étudiants québécois au gouvernement provincial s'envenime. Près de la moitié d'entre eux, soit 180 000, sont en grève "illimitée" pour empêcher une hausse de 75 % des droits d'inscription sur cinq ans décrétée par le premier ministre Jean Charest.

Le premier effort réel de dialogue a été entamé, lundi 23 avril. Il s'est soldé par un échec moins de 48 heures plus tard, la ministre de l'éducation, Line Beauchamp, excluant l'un des trois groupes d'étudiants grévistes, sous prétexte qu'il ne respectait pas une trêve exigée pour négocier. Du coup, les manifestations ont repris de plus belle à Montréal et à Québec.

Pour calmer le jeu, "sans céder à la violence ni au chantage", M. Charest a proposé, vendredi, d'étaler la hausse des frais d'inscription sur sept ans plutôt que cinq et de bonifier le système québécois de prêts et bourses aux étudiants, une solution que Mme Beauchamp qualifie de "juste et équitable". Les porte-parole étudiants ont toutefois réagi très froidement à l'offre de Québec, qui "élude la question principale des droits de scolarité". L'impasse demeure donc totale.

"PRINTEMPS ÉRABLE"

Craignant une escalade de la violence dans les rues de Montréal à l'approche de la haute saison touristique, le maire, Gérald Tremblay, avait lancé, jeudi, un appel à la négociation, estimant que "la paix sociale de Montréal et du Québec [était] en jeu". Difficile d'imaginer toutefois un dénouement rapide de cette crise aux allures de "Mai 68" ou de "printemps érable", inscription relevée sur des pancartes de manifestants en référence au "printemps arabe" et à la feuille d'érable du drapeau canadien.

La ministre de l'éducation a adopté la ligne dure pendant des semaines, martelant qu'il n'était pas question pour le gouvernement de revenir sur la décision, longuement mûrie, d'augmenter les droits de scolarité. Après avoir sous-estimé l'ampleur du mouvement, tablant sur un essoufflement rapide de la grève étudiante, elle a refusé toute négociation sur les droits de scolarité, puis proposé une hausse des prêts et bourses aux étudiants et une rencontre sur la gestion financière des universités.

Pas question de parler d'autre chose que des frais de scolarité, ont répondu les organisations étudiantes (FEUQ, FECQ et Classe). La ministre a ensuite tenté de les diviser pour ne discuter qu'avec les deux plus modérées (FEUQ et FECQ), mais celles-ci ont fait front commun.

Les étudiants grévistes estiment qu'il en va de l'accessibilité de base aux études supérieures, alors que Québec avance que les droits universitaires, qui passeraient de 2 200 dollars (1 700 euros) par an à près de 4 000 dollars en 2019, resteront largement inférieurs à la moyenne canadienne. En Ontario, ils sont déjà trois fois plus élevés.

RÉSONANCE POLITIQUE

Les organisations étudiantes défendent malgré tout le système québécois actuel, considéré comme l'un des plus progressistes d'Amérique du Nord pour l'accessibilité aux études. La hausse prévue écarterait, selon elles, des milliers de jeunes de l'université.

Du côté des administrations universitaires, on s'inquiète du point de non-retour pour une validation des cours, qui est déjà atteint ou proche de l'être, selon les établissements. Cette crainte exacerbe aussi les tensions entre étudiants grévistes et non grévistes, dont plusieurs ont obtenu des injonctions judiciaires pour imposer une reprise des cours dans leur programme. Avec pour effet de placer les professeurs dans une position difficile, voire intenable.

La crise étudiante a aussi une résonance plus politique. Moins de deux ans avant la fin de son mandat, le premier ministre libéral a une marge de manœuvre réduite, alors que sa popularité est au plus bas et qu'une partie des électeurs lui demande de maintenir la ligne dure vis-à-vis des étudiants, tandis qu'une autre les appuie. Dans l'opposition, le Parti québécois est en tête dans les derniers sondages. Il soutient les étudiants, en prônant l'adoption d'un moratoire sur la hausse des frais de scolarité.
Par Anne Pélouas (Montréal Correspondance)

"Printemps érable" : les étudiants québécois reconduisent la grève
Le Monde.fr | 09.05.2012 à 20h39 • Mis à jour le 09.05.2012 à 20h39

Après treize semaines de grève, un accord avait été trouvé le 5 mai entre le gouvernement et les étudiants québécois au sujet de l'augmentation des frais de scolarité. Trois jours plus tard, l'accord est finalement rejeté par les associations étudiantes. La grève a depuis repris dans plusieurs universités, prolongeant le conflit le plus long de l'histoire du Canada.
  • Pourquoi les étudiants font-ils grève ?

Au plus fort du conflit, près de la moitié des étudiants de la province, soit 180 000, étaient en grève "illimitée" pour empêcher une hausse de 75 % des droits d'inscription sur cinq ans. Les grévistes souhaitent faire revenir le gouvernement sur sa décision d'augmenter d'ici à 2017 les frais de scolarité de près de 2 200 dollars canadiens (environ 1 700 euros) par an à près de 3 800 dollars (3 000 euros). Il en va de l'accessibilité de tous aux études supérieures, expliquent-ils. Pourtant, même augmentés, ces frais resteront largement inférieurs à la moyenne canadienne. En Ontario, dans la province voisine, ils sont déjà trois fois plus élevés.

A lire : "Après douze semaines de grèves, les négociations s'ouvrent avec les étudiants Québecois"

A lire : "Au Québec, une grève étudiante paralyse les universités"

  • Comment se sont déroulées les négociations ?

Le premier effort de dialogue a été entamé lundi 23 avril. Il s'est soldé par un échec moins de 48 heures plus tard, la ministre de l'éducation, Line Beauchamp, excluant l'un des trois groupes d'étudiants grévistes, sous prétexte qu'il ne respectait pas une trêve exigée pour négocier.

Le vendredi 27 avril, Jean Charest, le premier ministre du Québec a fait une offre aux grévistes, leur proposant l'étalement de la hausse des frais sur sept ans au lieu de cinq et un élargissement de l'accès aux prêts étudiants. Pas suffisant, tranchent alors les manifestants. Après de violentes émeutes le 4 mai à Victoriaville, faisant deux blessés graves, les deux parties arrivent finalement à un accord le 5 mai.

  • En quoi consiste l'entente du 5 mai ?

Au terme de l'accord, les droits de scolarité à l'université vont, comme prévu, augmenter de 1 780 dollars sur sept ans (environ 254 dollars/an). En contrepartie, les frais annexes imposés aux étudiants par les universités seraient réduits en fonction de potentielles économies. Un conseil provisoire scrutera les dépenses des universités dans le but de trouver des économies substantielles.

  • Pourquoi l'accord a-t-il été rejeté par les associations étudiantes ?

C'est sur le dernier point de l'accord que des divergences majeures sont apparues, renforcées par des déclarations faites depuis l'accord par Jean Charest et la ministre de l'éducation, Line Beauchamp, qui ont affirmé qu'il pourrait bien ne pas y avoir de diminution des frais annexes. La plupart des assemblées étudiantes qui étaient appelées hier à se prononcer dans une dizaine d'institutions ont rejeté l'accord de principe, reconduisant la grève. Des manifestations étudiantes ont eu à nouveau lieu à Montréal lundi 7 et mardi 8 mai, sans incidents majeurs.
 

薯條
革命薯條革命〈加拿大魁北克學生運動〉(一)(二)

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加拿大魁北克學生運動
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Fronde étudiante au Québec : la ministre de l'éducation démissionne
Le Monde.fr | 17.05.2012 à 07h30 • Mis à jour le 17.05.2012 à 07h30

Après trois mois d'un conflit estudiantin sans précédent, la ministre de l'éducation du Québec,
Line Beauchamp, a annoncé sa démission lundi 14 mai. La fronde a été provoquée par l'annonce de la hausse de 82 % des frais de scolarité sur sept ans.

Line Beauchamp a pris cette décision à la suite du rejet par les étudiants d'une proposition du gouvernement provincial pour sortir de la crise, affirmant avoir perdu confiance dans la volonté des dirigeants étudiants de trouver une solution. Visiblement émue, la ministre a annoncé sa démission lors d'un point de presse retransmis en direct à la télévision : "Je ne démissionne pas devant l'intimidation. Je ne cède pas devant le vandalisme, devant la désobéissance civile (...). Je démissionne parce que j'estime que je ne fais plus partie de la solution".

UN "CHOIX PERSONNEL"

La ministre, qui abandonne également son mandat de députée libérale, a tenté d'expliquer sa décision : "Personnellement, à titre de ministre de l'éducation, je n'ai jamais réussi à leur faire faire un compromis. Alors moi, personnellement, j'ai fait l'ultime compromis que je puisse faire, je cède la place". Le premier ministre québécois, Jean Charest, qui était à ses côtés au moment de l'annonce, a insisté sur le "choix personnel" de sa ministre et lui a rendu hommage.

>> Portfolio "'Printemps érable' : retour sur trois mois de grève étudiante au Québec"

La démission de Mme Beauchamp intervient au début de la quatorzième semaine de grève et de manifestations de 165 000 étudiants québécois, parfois émaillées d'incidents violents. Le dernier accord proposé par le gouvernement prévoit une augmentation des droits de scolarité à l'université de 1 780 dollars sur sept ans, au lieu de cinq ans initialement, pour arriver à près de 4 000 dollars par année, plus près de la moyenne nord-américaine. En contrepartie, les prêts et bourses augmenteraient également et les frais annexes imposés aux étudiants par les universités pourraient être réduits, mais sans que cela soit assuré.
 

Au Québec, une université accessible à tous
LE MONDE | 15.05.2012 à 15h40 • Mis à jour le 15.05.2012 à 15h40

La gauche québécoise est très largement en faveur du gel des droits de scolarité, sinon de leur abrogation pure et simple. Les droits de scolarité au Québec sont bas (dans le contexte nord-américain) et uniformes. Certes, la hausse souhaitée par le gouvernement est importante, mais les droits de scolarité demeureront plus bas au Québec que partout ailleurs au Canada. Or, s'il y a aujourd'hui un débat gauche-droite au Québec sur ce thème, on peut s'étonner de constater la quasi-absence de tout débat à gauche sur les vertus des différents modèles de financement des études universitaires.

Plutôt que de chercher à déterminer si le mouvement étudiant est le fer de lance d'une contestation sociale plus large, je voudrais défendre un point de vue selon lequel la hausse des droits de scolarité, accompagnée par les mesures consenties par le gouvernement, représente un gain réel pour la social-démocratie québécoise. Il faut, pour cela, distinguer la politique gouvernementale sur les droits de scolarité de la gestion, franchement déplorable, de la crise par le gouvernement québécois.

Un des défis de l'université contemporaine est de garantir l'accessibilité la plus large possible tout en visant l'excellence sur le plan de la recherche et de l'enseignement. Certes la hausse des droits de scolarité permet d'accroître le financement des universités. Mais elle risque également de restreindre l'accès de celles-ci pour les étudiants des classes moins aisées.

Le gouvernement a, dès le départ, annoncé que les étudiants les plus vulnérables face à la hausse ne s'en trouveraient pas affectés. Les bourses auxquelles ils ont droit seront majorées pour couvrir la totalité de l'augmentation.

Les principales victimes de la hausse seront donc les étudiants de la classe moyenne inférieure qui, sans être riches, ne sont pas éligibles à des bourses en raison d'un revenu familial tout juste trop élevé pour qu'ils puissent y avoir droit. La hausse de la scolarité devrait se traduire, pour eux, par un endettement personnel plus élevé.

Un des premiers gestes faits par le gouvernement pour tenter de résoudre la crise a été de proposer l'incorporation d'un mécanisme de remboursement des prêts étudiants proportionnel aux revenus (RPR). Le RPR fait en sorte que les étudiants ne remboursent une partie des coûts de leurs études qu'après avoir obtenu leur diplôme et ce, de façon proportionnelle à leurs revenus. Ce modèle encourage l'accessibilité : il n'y a aucun frais à payer pendant le temps des études et ceux qui craignent de s'endetter peuvent s'en remettre au RPR.

Les autres bonifications pertinentes ici sont l'augmentation des bourses pour les étudiants issus des milieux plus modestes, ainsi que le relèvement du seuil de revenus maximal pour être éligible à des bourses. Disons, pour résumer, que la nouvelle proposition fait en sorte que les étudiants les plus vulnérables auront droit à des bourses plus généreuses ; et ceux qui sont issus de la classe moyenne inférieure pourront dorénavant les obtenir. En contrepartie, les étudiants des classes plus fortunées devront porter le poids de cette hausse.

La gauche parle constamment de " faire payer les riches ". La nouvelle politique est une façon intelligente et ciblée de le faire. Le statu quo ante favorisait largement les plus favorisés : l'Etat subventionnait fortement, d'une main, le bien précieux que sont les études de leurs enfants et leur accordait, de l'autre, un abattement fiscal pour les études universitaires. Le nouveau régime proposé sera financé en partie par une diminution de cet abattement.

On pourrait parfaitement répondre que ces mesures ne font que pallier les vices d'un modèle répondant à une logique "néolibérale" de "marchandisation" de l'université. Les études universitaires devraient être considérées comme un bien public devant être financé par l'ensemble des citoyens par la fiscalité générale. Celles-ci en effet profitent à tous, y compris à ceux qui ne fréquentent pas l'université. C'est pourquoi l'Etat ne doit pas se désengager. Mais comme ceux qui ont un diplôme universitaire en poche gagneront, en moyenne, beaucoup plus que ceux qui n'en ont pas, il ne semble pas déraisonnable de leur demander d'assurer une partie des coûts de leurs études. Cela est d'autant plus vrai dans le contexte du Québec où l'état des finances publiques est précaire.

En France, le Parti socialiste le sait bien, l'un des défis que la gauche se doit de relever consiste à défendre les principes de justice sociale tout en faisant preuve d'imagination et en évitant tout dogmatisme quant aux moyens pour les mettre en pratique.

Même si la plupart des étudiants demeurent insatisfaits, les progressistes québécois leur doivent une fière chandelle : la fiscalité québécoise sera dorénavant plus progressive. Voilà qui n'est pas particulièrement lyrique, mais qui constitue bel et bien un acquis réel pour la social-démocratie québécoise.

Lire également la tribune de Jean Barbe.

Jocelyn Maclure est coéditeur du magazine "Nouveau Projet". Il a également cosigné avec le philosophe Charles Taylor "Laïcité et liberté de conscience" (éditions La Découverte, 2010)
Par Jocelyn Maclure, professeur de philosophie à l'université Laval, au Québec

Enfin une révolution sociale dans la Belle Province
LE MONDE | 15.05.2012 à 15h40 • Mis à jour le 15.05.2012 à 15h40

Depuis quatorze semaines, plus du tiers des étudiants du Québec sont en grève et manifestent par milliers, paralysant les rues de Montréal tandis que klaxonnent les automobilistes coincés dans leur voiture et que des citoyens du haut de leurs balcons agitent le fameux carré rouge, symbole du mouvement. L'augmentation de 75 % des frais de scolarité sur cinq ans ne passe tout simplement pas.

Le gouvernement du Québec, dirigé par le premier ministre Jean Charest, ne s'attendait pas à une telle résistance. Il croyait rééditer son coup de 2005, date de la précédente grève étudiante, et semer la discorde entre les associations étudiantes pour réussir à écarter des négociations la plus revendicatrice d'entre elles, la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (la Classe), et s'entendre avec les deux autres.

Mais cette stratégie a fait long feu. Des Québécois de toutes allégeances et de tous les milieux se sont levés pour appuyer les étudiants tandis que d'autres, soupçonneux de cette élite en devenir, réclament un rapide retour en classe.

Depuis, la situation pourrit.

Le gouvernement formé par le Parti libéral, dont l'histoire récente a été entachée de soupçons de malversation, de corruption et de complaisance envers de grandes entreprises étrangères (à qui l'on s'apprête à brader les ressources minières et forestières du Grand Nord québécois dans le cadre du "Plan Nord" engagé par le premier ministre), voyait, depuis des mois, les sondages montrer un taux d'insatisfaction à son égard dépassant les 70 %.

Assuré de perdre les prochaines élections, prévues avant la fin 2013, il a sauté sur l'occasion pour tâcher de se relancer en faisant preuve d'une fermeté qu'on ne lui connaissait pas et en réprimant le mouvement de manière musclée.

Le premier ministre a refusé pendant dix semaines de négocier avec ceux qu'il appelle des "enfants rois" ne voulant pas payer leur "juste part". Puis, à la onzième semaine du conflit, il a convoqué les leaders étudiants pour concocter un plan de sauvetage.

Mais ses offres ont été massivement rejetées par les assemblées générales étudiantes, à hauteur de 80 % de leurs membres. Ce sont maintenant les tribunaux qui se chargent de mettre de l'ordre.

En apparence, du moins, puisque certains réclament auprès des juges des injonctions personnelles ordonnant aux directions des collèges et facultés d'offrir les cours auxquels ces étudiants "ont droit", tandis que d'autres continuent de faire grève et les empêchent d'entrer. Droit individuel contre droits collectifs.

Ces injonctions prévoient de fortes amendes aux contrevenants et même des peines de prison. C'est donc escortés de policiers que certains étudiants se rendent à leurs cours, devant des professeurs médusés et contraints d'enseigner la démocratie à ceux qui la nient.

Pendant ce temps, les fractions les plus radicales du mouvement étudiant s'impatientent et commettent des actes qui les isolent. Quatre bombes fumigènes placées dans le métro ont paralysé la circulation à Montréal pendant deux heures le 10 mai. Tout de suite, de manière quasi miraculeuse, des photos de suspects ont été diffusées par la police et relayées par la presse. Des accusations de méfaits et de simulation d'acte de terrorisme seront déposées contre eux.

Terrorisme. Le mot est lâché. Ce n'est pas rien. Comme disait Robert Charlebois : " A soir, on fait peur au monde !"

Déjà, au début du conflit, le gouvernement libéral avait tenté de discréditer le mouvement de grève en parlant de boycott. Jamais, dans toute l'histoire du Québec, cela ne s'était produit.

Jamais on n'avait remis en question la légitimité des assemblées générales étudiantes. Jamais on n'avait voulu briser le lien qui unit les étudiants et les étudiantes d'un même collège, d'une même université, et cet exercice démocratique qui en est l'expression.

C'est cette négation de la démocratie étudiante qui a envenimé un conflit qui s'étend maintenant bien au-delà de la stricte augmentation des frais de scolarité. Car il apparaît qu'au Québec, la démocratie n'appartient qu'à ceux qui détiennent le pouvoir, et pas à ceux qui le contestent.

Ainsi ceux et celles qui refusent de livrer le Québec à la rapacité néolibérale ont joint leurs voix à celle des étudiants. Même des manifestations d'ampleur historique ne sont pas parvenues à ébranler le gouvernement, qui tentera bientôt de se poser en "sauveur de l'ordre" en maîtrisant, par la force s'il le faut, ce chaos social dont il est en grande partie responsable.

Et voilà le Québec déchiré en deux. Nous en avions l'habitude, depuis près de quarante ans. Mais cette déchirure avait plutôt pour cause ce qu'il est convenu d'appeler "la question nationale ", entre défenseurs de l'unité canadienne et partisans de l'indépendance du Québec. Ce débat nous a fait oublier que nous pouvions nous battre pour autre chose.

C'est que le Québec n'a jamais vécu de véritable révolution. Il en avait fait l'économie. Au Québec, semblait suffire une "révolution tranquille", comme on en est venu à désigner la période de modernisation accélérée qu'a connue la Province au cours des années 1960. Elle aurait suffi, si nous étions allés au bout de nos idées. La gratuité scolaire était d'ailleurs l'un des principaux objectifs affichés.

Mais ces idées ont été détournées. De l'éducation gratuite à la nationalisation de nos ressources naturelles, de ce filet de protection sociale à cette volonté d'égalité des chances, les Québécois ont vu les adeptes du néolibéralisme lentement mais sûrement désosser ce projet jusqu'à ce qu'il ne ressemble plus qu'à ces fameuses "enveloppes brunes " employées pour distribuer des pots-de-vin, comme le laissent entendre de récents scandales qui lieraient le secteur du bâtiment au Parti libéral.

La grève étudiante se réglera, d'une manière ou d'une autre, sans doute au détriment de ceux qui se sont le plus investis dans ce mouvement historique. Mais même si les étudiants retournent bientôt en classe, ils auront suffisamment secoué le cocotier québécois pour que, dans les années à venir, les choses ne soient plus tout à fait pareilles. Des politiques injustes n'en restent pas moins injustes parce que les gens "en ont assez".

La colère s'est implantée dans de nombreux coeurs. Les étudiants, les médias, les responsables politiques, les voisins, les frères et les soeurs, tous ont dû prendre parti et afficher leurs couleurs. Voilà qui ne s'oubliera pas de sitôt. Les Québécois s'impatientent et réclament de pouvoir de nouveau discuter collectivement de leur avenir et de leurs valeurs, qui ne sont peut-être pas exactement celles du libre marché. Ça risque de brasser !

Lire aussi la tribune de Jocelyn Maclure.

Jean Barbe est l'auteur de plusieurs romans, dont "Comment devenir un Ange" (Actes Sud Leméac, 2006), "Comment devenir un monstre" (Actes Sud, 2007) et "Le Travail de l'huître", (Leméac, 2008).
Par Jean Barbe, écrivain, éditeur et journaliste chroniqueur.

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L'interminable chute de TF1
Le Monde.fr | 31.05.2012 à 15h22 • Mis à jour le 31.05.2012 à 15h22

L'âge d'or de TF1 n'en finit plus de finir. Le départ annoncé de Laurence Ferrari du JT de TF1, qu'elle a justifié par "une envie profonde de renouveau", laisse entrevoir, en arrière plan, un certain malaise de la chaîne face à des audiences qui déclinent inexorablement. En cause, une conjonction de multiples facteurs : la concurrence de la TNT d'une part, une préférence accrue pour l'information télévisée présentée sur France 2 d'autre part et, peut-être, quelques échecs - émissions de télé-réalité et infos contredites - qui ont entaché son image... Chronologie d'une lente perte de leadership.

 

  • 1987 : L'entrepreneur Francis Bouygues achète, pour près de 3 milliards de francs, la chaîne jusqu'ici publique.

  • 1997 : Dix ans après sa privatisation, Le Monde constatait déjà qu'"année après année, l'audience de TF1 baisse". La chaîne reste pourtant "largement dominante".

  • 2004 : Patrick Le Lay, alors PDG de TF1, prononce une phrase qui restera dans les mémoires : "Pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible."

  • 2005 : Lancement de la TNT, qui multiplie l'offre de chaînes par trois et provoque un éparpillement de l'audience, défavorable à la chaîne dominante.

  • 2007 : L'audience décroche et passe sous la barre des 30 %.

  • 2009 : TF1 est contrainte de publier un avertissement sur ses résultats, pour la première fois depuis sa privatisation. Les recettes publicitaires de la chaîne ont plongé, et le groupe affiche, au premier trimestre 2009, un résultat opérationnel en chute de 55 %. L'agence de notation Standard & Poor's annoncé la baisse d'un cran de la note de la dette à long terme du groupe audiovisuel, de "BBB+" à "BBB". Elle s'inquiète notamment de "la sévérité de la baisse du marché publicitaire télévisé".

  • Février 2010 : Fiasco de la soirée consacrée à "La Ferme célébrités", qui attire "seulement" 18,3 % de parts d'audience. Certains observateurs parlent "d'accident industriel" et tirent une comparaison avec le jeu de téléréalité médiéval "Le Royaume", échec retentissant en 2006.

  • Avril 2010 : Le reportage "Mon voisin est un dealer", premier numéro du magazine Haute Définition, est accusé de "porter préjudice à la commune" de Tremblay-en-France et de "stigmatiser ses habitants" par le maire communiste François Asensi, qui porte plainte contre TF1.

  • Décembre 2010 : Arnaud Montebourg, tout juste candidat à la primaire socialiste, déclare que TF1 est "la télévision de la droite, c'est tout. C'est la télévision des idées qui détruisent la France, la télévision de l'individualisme, la télévision du fric, la télévision du matraquage sur l'insécurité."

  • Avril 2011 : L'émission de téléréalité "Carré ViiiP" est brusquement arrêtée, les audiences n'étant visiblement pas séduites par un programme largement critiqué pour son mauvais goût. Nonce Paolini, le patron de la chaîne, et Virginie Calmels, d'Endemol, ont même été convoqués par le CSA. TF1, qui affichait habituellement une part d'audience de 24 % sur la case du vendredi en début de soirée, est descendue à 13 % pendant l'émission.

  • Juin 2011 : Faux témoignage dans le journal de Jean-Pierre Pernaut. Un reportage sur le contrat de responsabilité parentale réalisé par la filiale télévisuelle de Nice-Matin présente un témoin comme une mère de famille, alors qu'il s'agit en réalité de l'attachée de presse, sans enfant, du président du conseil général, le député UMP Eric Ciotti.
    La "bourde" survient quelques mois après d'autres erreurs du même acabit : Jean-Pierre Pernaut se trompant sur un cours de la Bourse ou Laurence Ferrari présentant un reportage sur Benoît XVI qui aurait "ouvert pour la première fois les coulisses du Vatican à une équipe de TF1", alors que les images avaient été tournées en 2007 par CTV, le Centre de télévision du Vatican.

  • Août 2011 : Condamnation de TF1 par le CSA, pour l'émission "Qui veut épouser mon fils ?" présentant un "traitement avilissant, rabaissant la femme au rang d'objet".

  • Septembre 2011 : TF1 annule au dernier moment la diffusion d'un reportage sur l'enquête de Karachi et le financement de la campagne d'Edouard Balladur, qu'elle diffusera le lendemain dans son JT, après une réunion entre la Société des journalistes de TF1 et la direction, selon le site Arrêt sur images.

  • Septembre 2011 : "Nous ne faisons plus aucun complexe vis-à-vis du leader [TF1]", lance Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6. Malgré la concurrence de la TNT, la chaîne privée progresse. La chaîne a été privatisée en même temps que TF1 en 1987. Sa capitalisation boursière avait, pour la première fois, dépassé celle de TF1 en 2009.

  • En 2011, TF1 a réalisé 99 des 100 meilleures performances de l'année, même si l'écart entre les JT de Laurence Ferrari et de David Pujadas ne cesse de se resserrer. Au point que sur de grands rendez-vous télévisuels, comme les noces royales de Kate et William, l'union monégasque de Charlène Wittstock et du Prince Albert, ou encore l'hommage aux soldats français morts en Afghanistan, France 2 dépasse TF1.
    >> Lire l'article : "
    TF1 en quête d'assurance"

  • Campagne présidentielle de 2012 : Pendant le débat du 2 mai entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, France 2 réunit un million de téléspectateurs de plus que TF1 (9 millions contre 8 millions). Idem lors de la soirée eléctorale du 6 mai, lors de laquelle France 2 réunit 26,6 % de parts d'audience contre 21,6 % pour TF1.
    Le lendemain, le 20 heures de David Pujadas talonne celui de Laurence Ferrari. Le 16 mai, lors de l'interview du premier ministre Jean-Marc Ayrault, il devance même brièvement celui de TF1. "Pour autant, notre journal reste largement leader. Sur le début de l'année, la moyenne est de 6,5 millions de téléspectateurs pour TF1 et 5,2 millions pour France 2", se défend Catherine Nayl (lien payant), directrice de l'information de TF1.
    La chute de TF1 est-elle scellée ? La chaîne a perdu 17 points par rapport à la soirée du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, soit 4 millions de téléspectateurs en moins. TF1 faisait alors près du double de France 2.

Des résultats minés par le repli de l'audience et de la pub

Le 14 mai, TF1 a annoncé un bénéfice de 36,4 millions d'euros au premier trimestre, en baisse de 24,5 % par rapport à la même période en 2011. Si les résultats du premier trimestre du groupe présentent un chiffre d'affaires en hausse de 2,3 % par rapport à 2011, à 628,6 millions d'euros, c'est grâce à "ses autres activités", dont le chiffre d'affaires progresse de 10,7 %. Pour "la Une", le repli de l'audience entame la résistance de la régie publicitaire.

Quant au titre TF1 en Bourse, il a abandonné 13 % depuis le 1er janvier 2012, a chuté de 50 % en douze mois et de 76,5 % en cinq ans.
繼續看下一則洛紅思˙法拉利將離開第一台 TF1 的新聞。


Laurence Ferrari annonce son départ de TF1
Le Monde.fr avec AFP | 30.05.2012 à 09h38 • Mis à jour le 30.05.2012 à 09h38

Laurence Ferrari, a annoncé mardi 29 mai dans un entretien au quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France qu'elle quittait TF1, où elle présentait le journal de 20 heures, selon le site Leparisien.fr.

Elle rejoint la chaîne Direct 8 (groupe Canal+) pour y animer un talk-show. "J'ai envie d'une émission plus libre, moins codifiée, où l'on ne me demandera pas de rentrer dans un moule", déclare-t-elle. Sans préciser la date de son départ de TF1, Leparisien.fr note que la présentatrice s'est déclarée "à la disposition de ses actuels employeurs".
"ENVIE PROFONDE DE RENOUVEAU"

"Cela fait quatre ans que je me bagarre pour porter ce journal. C'est la fin d'un cycle. J'ai une envie profonde de renouveau"
, a assuré
Laurence Ferrari.
Décriée depuis plusieurs semaines au sein de la rédaction de TF1, Laurence Ferrari s'est violemment confrontée à
Claire Chazal
, présentatrice du week-end sur la Une, notamment à l'occasion de la campagne présidentielle et au sujet du débat final entre Hollande et Sarkozy, selon une source interne à la rédaction.
TF1, régulièrement battue en audience sur le terrain des émissions politiques, doit également affronter un recul des audiences de son journal de 20 heures. A TF1, plusieurs groupes de travail ont récemment été mis en place pour réfléchir aux évolutions du journal de 20 heures, apprenait-on par ailleurs au sein de la chaîne. Sollicitée par l'AFP, la direction de TF1 n'était pas joignable mardi soir.
 




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黛安˙克魯格(Diane Kruger)在二○一二年坎城影展的倩影:黛安˙克魯格(Diane Kruger)黛安˙克魯格(Diane Kruger)黛安˙克魯格(Diane Kruger)黛安˙克魯格(Diane Kruger)黛安˙克魯格(Diane Kruger)
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黛安˙克魯格(Diane Kruger)在二○一二年坎城影展的倩影:
黛安˙克魯格(Diane Kruger)

黛安˙克魯格(Diane Kruger)

黛安˙克魯格(Diane Kruger)

黛安˙克魯格(Diane Kruger)

黛安˙克魯格(Diane Kruger)黛安˙克魯格(Diane Kruger)二○一二年
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二○一二年坎城影展正式競賽評審團於頒獎典禮當晚走紅地毯:



以下左起法國男服裝設計師尚—保羅˙高提耶(Jean-Paul Gaultier)、海地男導演哈武˙佩克(Raoul Peck)、德國女演員黛安˙克魯格(Diane Kruger)

以下左起海地男導演哈武˙佩克(Raoul Peck)、德國女演員黛安˙克魯格(Diane Kruger

德國女演員黛安˙克魯格(Diane Kruger):



坎城影展正式競賽評審團於頒獎典禮當晚走紅地毯:


評審團就定位:


金攝影機獎是美國影片《南方野獸樂園》(Beasts of the Southern Wild),美國男導演班˙翟特林(Benh Zeitlin)已經以這一部片拿下不少獎項——包括美國的日舞影展——:


評審團獎英國男導演肯˙洛區(Ken Loach)的《送給天使的那份》(The Angels' Share):

最佳劇本獎羅馬尼亞男導演克里斯提昂˙穆基(Cristian Mungiu)的《山丘上的靈與慾》(Beyond the Hills):

左起羅馬尼亞女演員蔻絲米娜˙史特拉丹(Cosmina Stratan、羅馬尼亞女演員克莉思汀娜˙弗魯圖(Cristina Flutur—— pour 《山丘上的靈與慾》(Beyond the Hills)——、美國男演員亞歷克˙鮑德溫(Alec Baldwin):

左起羅馬尼亞女演員克莉思汀娜˙弗魯圖(Cristina Flutur)、蔻絲米娜˙史特拉丹(Cosmina Stratan)、美國男演員亞歷克˙鮑德溫

左起羅馬尼亞女演員克莉思汀娜˙弗魯圖(Cristina Flutur)、羅馬尼亞女演員蔻絲米娜˙史特拉丹(Cosmina Stratan

最佳男演員是丹麥男演員麥德斯˙米凱爾森(Mads Mikkelsen)—— pour 《獵捕》(Jagtende 托馬斯˙凡特柏格(Thomas Vinterberg)——;左為頒獎人中國女演員鞏俐:




左起法國女演員蕾拉˙貝克提(
Leïla Bekhti)、墨西哥男導演卡洛斯˙雷加達斯(Carlos Reygadas)、英國男演員兼導演提姆˙羅斯(Tim Roth):



評審團大獎義大利男導演馬泰歐˙軋洛尼(Matteo Garrone)的《現實》(Reality):


左起法國女演員璈德黑˙陶涂(Audrey Tautou)、法國女演員艾曼妞埃兒˙黎華(Emmanuelle Riva)、奧地利男導演米夏埃耳˙韓內克(Michael Hane-ke)、法國男演員尚—路易˙特罕提紐(Jean-Louis Trintignant)、美國男演員亞德里安˙布洛迪(Adrien Brody):


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再來是「一種注目」(Un certain regard)單元頒發的獎項:
Le prix Un Certain Regard : Despues de Lucia de Michel Franco
Prix spécial du jury : Le Grand Soir, de Benoît Delépine et Gustave Kervern
Prix d'interprétation féminine :
Suzanne Clément pour sa performance dans le film Laurence Anyways de Xavier Dolan
Emilie Dequenne pour sa performance dans le film A perdre la raison de Joachim Lafosse
Mention spéciale du jury : Djeca d'Aïda Begic
「導演雙週」(la Quinzaine des réalisateurs)單元得獎名單:
Art Cinema Award : No de Pablo Larraín
Label Europa Cinemas : El taaib (Le Repenti) de Merzak Allouache
Prix SACD 2012 : Camille redouble de Noémie Lvovsky
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艾塔˙多布羅西(Arta Dobroshi)曾經在二○○八年演出尚─皮耶˙達顛(Jean-Pierre Dardenne)跟呂克˙達顛(Luc Dardenne)的影片《沉默的羅娜》(Le Silence de Lorna, 2008)……

這一次因參演法國影片《三個世界》再次來到坎城──唸作『看』『呢』──。 Et plus de glamour !!
二○一二年坎城影展二○一二年坎城影展二○一二年坎城影展
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然後還有《攝影棚/電影實況》的封面:

順便再看看瑪莉詠˙寇提亞在坎城影展現場的「照相叩」(photocall):




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鐵鏽跟骨頭》(De rouille et d'os, 2012)已經在法國作正式商業放映,得到的反應是驚人地很好。瑪莉詠˙寇提亞(Marion Cotillard)很有可能在毫無敵手的情況下掄下坎城影后。但也別忘記比利時男演員馬提亞斯˙熊奈禾(Matthias Schoenaerts)喔。

「照相叩」(photocall):


















電影首映:











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