在別的國家
In Another Country - Hong Sang-soo clip 2 par Flixgr

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被「輔導級畫面」等字眼騙進來的網客也不用太生氣,天堂:愛情的普遍級畫面已經夠讓人興奮了。
Paradies: Liebe by Ulrich Seidl clip 2 par Flixgr
《天堂:愛情》《天堂:愛情》《天堂:愛情》《天堂:愛情》
Paradies: Liebe by Ulrich Seidl clip 3 par Flixgr
《天堂:愛情》的預告片(英文字幕)──很奇怪,好像沒有聲音?──

Paradies: Liebe by Ulrich Seidl trailer par Flixgr

《天堂:愛情》的預告片(法文字幕):

Paradis : Amour - Bande-annonce (VOST-HD) par PureCine

天堂:愛情天堂:愛情天堂:愛情天堂:愛情
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GoldenHorse 搜尋金馬獎得獎名單 | GH
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抗議的留言蜂擁而至,皮耶˙薩維亞克也趕緊刪文並提出道歉。但後果已經造成:最終,皮耶˙薩維亞克被廣播電台解聘。
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SEXISME – Le journaliste Pierre Salviac licencié après un tweet injurieux sur Valérie Trierweiler
09 mai 2012

Le journaliste Pierre Salviac, spécialiste du rugby, a été remercié par RTL. En cause, un commentaire injurieux sur Twitter à l'égard de la nouvelle "première dame", Valérie Trierweiler, et des femmes journalistes qui n'a pas manqué d'agiter le réseau social.

Le chroniqueur de RTL et de L'Equipe TV a provoqué une rafale de réactions dénonçant son "machisme", son "sexisme" ou sa "beaufitude". De nombreux utilisateurs de Twitter ont réclamé une réaction de la part de son employeur, qui a dans un premier temps condamné les propos avant d'annoncer son licenciement à l'Agence France-Presse.
"Dans le cadre d'un message publié sur Twitter, Pierre Salviac a tenu au sujet de ses consœurs journalistes des propos intolérables et totalement inacceptables qui n'engagent que lui et que RTL condamne sans aucune réserve, a déclaré la direction de la station. Pierre Salviac était jusqu'à ce jour un collaborateur occasionnel de RTL parmi d'autres médias. A compter de ce jour, RTL met un terme à toute forme de collaboration avec Pierre Salviac."

Plus tôt dans la journée, le patron de l'information de RTL, Jacques Esnoux, avait auparavant sur Twitter commenté ainsi la déclaration : "Ton tweet est absolument intolérable. J'y vois un sexisme vulgaire inqualifiable que je condamne."
M. Salviac s'est excusé sur le réseau de microblogging. "En balançant une vanne, j'ai blessé mes consœurs. Je leur présente mes excuses et retire mon tweet", a-t-il écrit en ponctuant d'un smiley en forme de clin d'œil. Le journaliste, âgé de 65 ans, n'en est pourtant pas à son premier coup d'exploit sur le réseau social. En janvier, il avait notamment écrit un message considéré par beaucoup d'utilisateurs comme homophobe, sans être inquiété.

 

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阿藍˙巴底烏的女兒可洛德˙阿黎安˙巴底烏(Claude Ariane Badiou)在她的部落格寫說:《世界報》刊登的文章〈知識份子們的種族主義〉(Le racisme des intellectuels),原標題應該是〈國家的種族主義跟知識上的種族主義〉(Racisme d'Etat et racisme intellectuel)。
http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-ariane-badiou/070512/lautocensure-scandaleuse


Le racisme des intellectuels
LE MONDE | 05.05.2012 à 14h46

L'importance du vote pour Marine Le Pen accable et surprend. On cherche des explications. Le personnel politique y va de sa sociologie portative : la France des gens d'en bas, des provinciaux égarés, des ouvriers, des sous-éduqués, effrayée par la mondialisation, le recul du pouvoir d'achat, la déstructuration des territoires, la présence à leurs portes d'étranges étrangers, veut se replier sur le nationalisme et la xénophobie.

C'est déjà du reste cette France "retardataire" qu'on accusait d'avoir voté non au référendum sur le projet de Constitution européenne. On l'opposait aux classes moyennes urbaines éduquées et modernes, qui font tout le sel social de notre démocratie bien tempérée.

Disons que cette France d'en bas est quand même, en la circonstance, le baudet de la fable, le pelé et le galeux "populiste" d'où nous vient tout le mal lepéniste. Etrange, au demeurant, cette hargne politico-médiatique contre le "populisme". Le pouvoir démocratique, dont nous sommes si fiers, serait-il allergique à ce qu'on se soucie du peuple ? C'est l'avis dudit peuple, en tout cas, et de plus en plus. A la question "les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ?", la réponse entièrement négative "pas du tout" est passée de 15 % de l'ensemble en 1978 à 42 % en 2010 ! Quant au total des réponses positives ("beaucoup" ou "assez"), il est passé de 35 % à 17 % (on se reportera, pour cette indication statistique et d'autres d'un très grand intérêt, au numéro hors série de la revue La Pensée titré "Le peuple, la crise et la politique" et réalisé par Guy Michelat et Michel Simon). La relation entre le peuple et l'Etat n'est pas faite de confiance, c'est le moins qu'on puisse dire.

Faut-il conclure que notre Etat n'a pas le peuple qu'il mérite, et que le sombre vote lepéniste atteste cette insuffisance populaire ? Il faudrait alors, pour renforcer la démocratie, changer le peuple, comme le proposait ironiquement Brecht...

Ma thèse est plutôt que deux autres grands coupables doivent être mis en avant : les responsables successifs du pouvoir d'Etat, de gauche comme de droite, et un ensemble non négligeable d'intellectuels.

En définitive, ce ne sont pas les pauvres de nos provinces qui ont décidé de limiter autant que faire se peut le droit élémentaire d'un ouvrier de ce pays, quelle que soit sa nationalité d'origine, de vivre ici avec sa femme et ses enfants. C'est une ministre socialiste, et tous ceux de droite ensuite qui se sont engouffrés dans la brèche. Ce n'est pas une campagnarde sous-éduquée qui a proclamé en 1983, que les grévistes de Renault - en effet majoritairement algériens ou marocains - étaient des "travailleurs immigrés (...)agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises".

C'est un premier ministre socialiste, bien entendu à la grande joie de ses "ennemis" de la droite. Qui a eu la bonne idée de déclarer que Le Pen posait les vrais problèmes ? Un militant alsacien du Front national ? Non, c'est un premier ministre de François Mitterrand. Ce ne sont pas des sous-développés de l'intérieur qui ont créé les centres de rétention pour y emprisonner, hors de tout droit réel, ceux qu'on privait par ailleurs de la possibilité d'acquérir les papiers légaux de leur présence.

Ce ne sont pas non plus des banlieusards excédés qui ont ordonné, partout dans le monde, qu'on ne délivre aux gens des visas pour la France qu'au compte-gouttes, pendant qu'on fixait ici même des quotas d'expulsions que devait à tout prix réaliser la police. La succession des lois restrictives, attaquant, sous prétexte d'étrangeté, la liberté et l'égalité de millions de gens qui vivent et travaillent ici, n'est pas l'oeuvre de "populistes" déchaînés.

A la manoeuvre de ces forfaits légaux, on trouve l'Etat, tout simplement. On trouve tous les gouvernements successifs, dès François Mitterrand, et sans répit par la suite. En la matière, et ce ne sont que deux exemples, le socialiste Lionel Jospin a fait savoir dès son arrivée au pouvoir qu'il n'était pas question d'abolir les lois xénophobes de Charles Pasqua ; le socialiste François Hollande fait savoir qu'on ne décidera pas les régularisations de sans-papiers autrement sous sa présidence que sous celle de Nicolas Sarkozy. La continuité dans cette direction ne fait aucun doute. C'est cet encouragement obstiné de l'Etat dans la vilenie qui façonne l'opinion réactive et racialiste, et non l'inverse.

Je ne crois pas être suspect d'ignorer que Nicolas Sarkozy et sa clique ont été constamment sur la brèche du racisme culturel, levant haut le drapeau de la "supériorité" de notre chère civilisation occidentale et faisant voter une interminable succession de lois discriminatoires dont la scélératesse nous consterne.

Mais enfin, nous ne voyons pas que la gauche se soit levée pour s'y opposer avec la force que demandait un pareil acharnement réactionnaire. Elle a même bien souvent fait savoir qu'elle "comprenait" cette demande de "sécurité", et a voté sans état d'âme des décisions persécutoires flagrantes, comme celles qui visent à expulser de l'espace public telle ou telle femme sous le prétexte qu'elle se couvre les cheveux ou enveloppe son corps.

Ses candidats annoncent partout qu'ils mèneront une lutte sans merci, non tant contre les prévarications capitalistes et la dictature des budgets ascétiques que contre les ouvriers sans papiers et les mineurs récidivistes, surtout s'ils sont noirs ou arabes. Dans ce domaine, droite et gauche confondues ont piétiné tout principe. Ce fut et c'est, pour ceux qu'on prive de papiers, non l'Etat de droit, mais l'Etat d'exception, l'Etat de non-droit. Ce sont eux qui sont en état d'insécurité, et non les nationaux nantis. S'il fallait, ce qu'à Dieu ne plaise, se résigner à expulser des gens, il serait préférable qu'on choisisse nos gouvernants plutôt que les très respectables ouvriers marocains ou maliens.

Et derrière tout cela, de longue date, depuis plus de vingt ans, qui trouve-t-on ? Qui sont les glorieux inventeurs du "péril islamique", en passe selon eux de désintégrer notre belle société occidentale et française ? Sinon des intellectuels, qui consacrent à cette tâche infâme des éditoriaux enflammés, des livres retors, des "enquêtes sociologiques" truquées ? Est-ce un groupe de retraités provinciaux et d'ouvriers des petites villes désindustrialisées qui a monté patiemment toute cette affaire du "conflit des civilisations", de la défense du "pacte républicain", des menaces sur notre magnifique "laïcité", du "féminisme" outragé par la vie quotidienne des dames arabes ?

N'est-il pas fâcheux qu'on cherche des responsables uniquement du côté de la droite extrême - qui en effet tire les marrons du feu - sans jamais mettre à nu la responsabilité écrasante de ceux, bien souvent - disaient-ils - "de gauche", et plus souvent professeurs de "philosophie" que caissières de supermarché, qui ont passionnément soutenu que les Arabes et les Noirs, notamment les jeunes, corrompaient notre système éducatif, pervertissaient nos banlieues, offensaient nos libertés et outrageaient nos femmes ? Ou qu'ils étaient "trop nombreux" dans nos équipes de foot ? Exactement comme on disait naguère des juifs et des "métèques" que par eux la France éternelle était menacée de mort.

Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l'islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe de vanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir à loger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe.

En vérité, ce sont des intellectuels qui ont inventé la violence antipopulaire, singulièrement dirigée contre les jeunes des grandes villes, qui est le vrai secret de l'islamophobie. Et ce sont les gouvernements, incapables de bâtir une société de paix civile et de justice, qui ont livré les étrangers, et d'abord les ouvriers arabes et leurs familles, en pâture à des clientèles électorales désorientées et craintives. Comme toujours, l'idée, fût-elle criminelle, précède le pouvoir, qui à son tour façonne l'opinion dont il a besoin. L'intellectuel, fût-il déplorable, précède le ministre, qui construit ses suiveurs.

Le livre, fût-il à jeter, vient avant l'image propagandiste, laquelle égare au lieu d'instruire. Et trente ans de patients efforts dans l'écriture, l'invective et la compétition électorale sans idée trouvent leur sinistre récompense dans les consciences fatiguées comme dans le vote moutonnier.

Honte aux gouvernements successifs, qui ont tous rivalisé sur les thèmes conjoints de la sécurité et du "problème immigré", pour que ne soit pas trop visible qu'ils servaient avant tout les intérêts de l'oligarchie économique ! Honte aux intellectuels du néo-racialisme et du nationalisme bouché, qui ont patiemment recouvert le vide laissé dans le peuple par la provisoire éclipse de l'hypothèse communiste d'un manteau d'inepties sur le péril islamique et la ruine de nos "valeurs" !

Ce sont eux qui doivent aujourd'hui rendre des comptes sur l'ascension d'un fascisme rampant dont ils ont encouragé sans relâche le développement mental.

 

Né en 1937, professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure,
Alain Badiou articule pensée formelle et récit littéraire, argumentation conceptuelle et intervention politique. Il est notamment l'auteur d'Entretiens I (Nous, 2011), de La République de Platon (Fayard, 596 p., 24,50 €) et, dans la série "Circonstances", aux Nouvelles Editions Lignes, de Sarkozy : pire que prévu, les autres : prévoir le pire (94 p., 9,50 €).
Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain

阿藍˙巴底烏(Alain Badiou)的《柏拉圖的《理想國》》http://blog.yam.com/jostar2/article/38986488
阿藍˙巴底烏(Alain Badiou)的〈知識份子們的種族主義〉http://blog.yam.com/jostar2/article/38986490
阿藍˙巴底烏(Alain Badiou)專訪:電影  http://blog.yam.com/jostar2/article/25688881
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Adieu Merkozy, bonjour Homer
LE MONDE | 08.05.2012 à 14h38 • Mis à jour le 08.05.2012 à 18h19

Quand on a entendu Vladimir Poutine expliquer qu'un débat public entre candidats (dont lui) pendant une campagne électorale est parfaitement inutile car ce qui compte, "ce n'est pas le débat, mais le résultat" ; quand on voit la Chine, superpuissance en devenir, gérer dans l'opacité la plus totale deux affaires explosives, laissant l'administration Obama se débattre dans des explications fumeuses ; quand on voit la Grèce, berceau de la démocratie, suspendue au charisme du jeune leader d'un obscur parti d'extrême gauche qui a obtenu près de 17 %, soit 10 points de plus que le parti néonazi... Alors, on comprend mieux ce tweet de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Charles Rivkin, envoyé le dimanche 6 mai au soir juste après l'annonce de la victoire de François Hollande au second tour du scrutin présidentiel : "Félicitations aux Français pour cette admirable élection. La France reste un modèle pour tous les peuples qui aspirent à la démocratie."

Y aurait-il, dans ce satisfecit, comme un soupçon de paternalisme ? Pas forcément. Les Américains eux-mêmes s'interrogent ces temps-ci sur les dysfonctionnements de leur démocratie, les blocages institutionnels, le poison de l'argent qui coule à flots dans les campagnes électorales.

LA VICTOIRE DU POLITIQUE

Si les Français n'étaient pas les champions toutes catégories de l'autoflagellation, ils se diraient qu'en effet, cette présidentielle 2012 a été un remarquable succès. Parce que lorsque, à deux reprises en deux semaines, en pleine crise économique, plus de 80 % des électeurs se déplacent pour aller mettre un bulletin dans l'urne, à l'issue d'une campagne menée sur des sujets difficiles et des batailles de chiffres, c'est un signe de très bonne santé démocratique.

La mobilisation d'une bonne partie de ces mêmes électeurs au moment de la primaire socialiste, à l'automne 2011, avait déjà émerveillé. Puis des émissions de télévision interminables réunissant les candidats au premier tour ont battu des records d'audience. La participation importante aux grands meetings a donné l'image d'un électorat motivé et engagé. Le summum a été atteint par les 18 millions de téléspectateurs qui, le 2 mai, ont suivis trois heures de face-à-face télévisé des deux finalistes, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Les médias étrangers, et surtout les médias européens, ont eux aussi suivi ce débat, qu'ils ont "tweeté" et "live-blogué" sur les réseaux sociaux et sur leurs sites Internet comme jamais auparavant. Les politiques européens, stupéfaits, se sont pris à rêver d'avoir droit, eux aussi, chez eux, à trois heures de télévision en prime time sans que le public décroche : impensable !

Que nous disent cette élection et l'intérêt qu'elle a suscité, en France et à l'extérieur ? D'abord que la démocratie se porte bien et qu'elle reste un marqueur fort de l'identité européenne - y compris dans ce qu'elle nous renvoie, parfois, de déplaisant.

L'extrémisme, aujourd'hui en Europe, s'exprime par les urnes, et c'est plus sain que par la violence ou par la passivité. C'est la victoire du politique. Ensuite, que ce scrutin présidentiel français a été, bien au-delà des frontières de l'Hexagone, une élection européenne, par l'écho qu'il a rencontré et par l'enjeu qu'il représentait pour l'Union européenne.

Pourquoi ? Un autre élément fort de l'identité européenne, outre la démocratie et l'Etat de droit, est son modèle social, fondé sur la solidarité. Ce modèle peut connaître des variantes, suivant qu'il est affiné par des régimes conservateurs, libéraux ou sociaux-démocrates, mais il est, fondamentalement, commun aux pays de l'Union européenne.

HOLLANDE HÉRAULT DE L'EUROPE DE L'ESPOIR

Aujourd'hui, le modèle social européen est violemment mis à l'épreuve, à la fois par le choc de la mondialisation et les dislocations économiques qu'elle a engendrées et par la crise de la dette. C'est pour cela que, entre les deux tours, l'élection présidentielle française est devenue un scrutin européen : le premier tour a révélé un rejet, par à peu près 30 % de l'électorat, de règles imposées de l'extérieur, par l'Europe ou par la mondialisation.

Au second tour, face au président sortant, qui incarnait, malgré ses efforts tardifs pour s'en démarquer, l'Europe de l'austérité et l'Europe "Merkozy", François Hollande s'est transformé en héraut de l'Europe de l'espoir, celui qui peut sauver le modèle social européen par la croissance. Soudain, au moment où Espagnols, Italiens et Grecs vivent l'impitoyable quotidien des réductions budgétaires, un candidat français a cristallisé une alternative possible, une lumière au bout du tunnel.

Peu importe que cet espoir repose sur un gigantesque malentendu : beaucoup, en France, pensent que la "croissance", remède miracle proposé par le candidat Hollande, nous permettra d'échapper aux réformes structurelles si douloureusement mises en œuvre chez nos voisins.

Il appartiendra au président Hollande de lever ce malentendu - lui et son équipe savent bien qu'un éventuel "pacte de croissance" ne nous dispense pas du pacte budgétaire pour maîtriser les déficits, et donc la dette, du pays. Comme l'a rappelé Laurent Fabius dès le lendemain de l'élection, "chaque jour qui passe, la France doit emprunter 500 millions d'euros". L'élection de François Hollande n'a pas changé cette équation-là.

Mais ce qui a remis la France en première ligne dans le débat sur l'avenir de l'Europe, c'est l'idée, défendue par M. Hollande, que le modèle européen de solidarité et de protection de l'environnement n'est pas incompatible avec les ajustements qu'imposent la mondialisation, la compétition des économies émergentes et le court-termisme des marchés financiers.

Sur cette idée, les pays scandinaves ont déjà ouvert la voie. Mais à l'échelle de la France et de ses contraintes, c'est un énorme pari. Et ce pari ne peut être imaginé que s'il est tenté de concert avec l'Allemagne. Un lecteur du Financial Times suggérait récemment de baptiser, en cas de victoire de M. Hollande, le couple franco-allemand "Homer" pour succéder à "Merkozy" : peut-on, en effet, rêver mieux pour relancer l'odyssée européenne ?
Sylvie Kauffmann

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CHANGEMENT – « Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps »07 mai 2012
Le prix Nobel d'économie Paul Krugman
analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : "Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps." L'économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que "la stratégie qui consiste à opter pour l'austérité prend fin, et ceci est une bonne chose."
Paul Krugman revient sur le parcours du nouveau président français, François Hollande, moquant au passage ceux qui le décrivaient comme "une menace" parce qu'il "croyait au besoin de créer une société plus juste". "Quelle horreur !", répond le prix Nobel – en français dans le texte. Pour l'économiste, l'élection de François Hollande est plutôt le signe de la fin de l'alliance "Merkozy" et de l'axe Paris-Berlin, chantre de l'austérité ces deux dernières années. "Une stratégie qui ne fonctionne pas et n'a pas de chance de fonctionner : il est temps de passer à autre chose", résume-t-il, avant d'affirmer que "les électeurs européens, au final, s'avèrent plus sages que les élites du continent".
A l'aune de ces votes, quelle alternative s'ouvre désormais pour sortir l'Europe de ce marasme économique ? L'économiste ne cache pas que l'idée d'une sortie de l'euro - "une solution qui séduit plus que ce que beaucoup d'Européens veulent admettre" - pourrait être "un moyen rapide de restaurer la compétitivité et de relancer les exportations" par le biais d'une "dévaluation". Mais ce choix serait "extrêmement perturbant, et représenterait de plus une énorme défaite pour le projet européen, cet effort pour promouvoir la paix et la démocratie à travers une plus grande collaboration".
"Existe-t-il un autre moyen, alors ?", s'interroge l'économiste dans les colonnes du New York Times, avant de répondre à l'affirmative. Pour lui, l'exemple de la réussite allemande "n'est pas, comme les Allemands l'imaginent, un argument pour imposer l'austérité aux peuples d'Europe du Sud, mais bien un argument pour mener des politiques plus expansionnistes ailleurs, et pour faire abandonner à la Banque centrale européenne cette obsession de l'inflation pour s'intéresser à la croissance".
Berlin risque de "ne pas aimer cette conclusion", ironise Paul Krugman. "Mais il semble que les Allemands n'ont plus le soutien indéfectible de l'Elysée. Et ça, croyez-le ou non, signifie que l'euro et le projet européen ont désormais de meilleures chances de survie."
 
法、希民眾睿智抉擇  克魯曼:財政緊縮解決經濟危機  行不通
2012-05-08 01:17 工商時報 【記者蕭麗君/綜合外電報導】

法國、希臘政治變天,諾貝爾經濟學獎得主克魯曼在紐約時報撰文指出,這形同法希兩國民眾對現行的歐洲財政緊縮措施投下反對票。他強調該發展對歐洲經濟反而是件好事,因為就過去兩年經驗顯示,欲透過財政緊縮解決經濟危機根本行不通。
克魯曼表示,法國總統大選歐蘭德勝選意味「梅克吉」時代告終。「梅克吉」是指出過去兩年法德聯手,強力實施緊縮政策以解決歐債危機的政治體系。他表示,假若緊縮政策真的執行,才是「危險」的發展。幸好歐洲選民作出睿智的選擇,凸顯他們比歐洲領袖更有智慧。
他談到欲藉由削減政府支出治癒歐洲經濟沉痾,其最大謬誤就是誤以為有助於刺激消費者信心與企業投資,但過去兩年來這項論點並不成立,反而讓經濟更加孱弱。
克魯曼指出,雖然有些奉行緊縮教派的人士愛拿愛爾蘭為例,讚揚它是執行嚴苛撙節措施,讓經濟步入復甦的最佳範例,不過克魯曼指出,事實上愛爾蘭借貸成本至今還高出西班牙或義大利。
克魯曼主張要解決歐洲經濟危機,答案之一是讓歐元崩解。假若希臘、西班牙與愛爾蘭的本國貨幣依然存在,他們可透過貶值來提振出口與增加成本競爭力。他指出冰島復甦就是最有力證明,藉由貶值克朗與放手讓該國銀行倒閉,冰島反而能像浴火鳳凰衝過難關。
不過他也承認歐元瓦解付出代價太高,可能讓金融市場陷入混亂。所以另一個選項就是仿效德國的成功經驗。他提到德國經濟在十年前也曾面臨困境,但透過提高通膨刺激景氣做法,讓該國逐漸走出谷底。
因此,克魯曼強調南歐欲重回復甦軌道,應該是執行更多擴張政策,此外歐洲央行也應該放棄對控制低通膨的執迷不悟,把精力專注在成長。
只不過他感嘆,德國民眾與歐洲央行並不同意這樣結論,仍死抱先苦後甘的迷思不放。幸運的是法國新領導人不再全盤接受這樣想法,反能讓歐洲經濟擁有更多的生存機會。
 

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〈撙節措施可以不再是歐洲的致命傷〉L'austérité peut ne plus être une fatalité en Europe
François Hollande : "L'austérité peut ne plus être une fatalité en Europe"
Le Monde.fr | 06.05.2012 à 21h57 • Mis à jour le 06.05.2012 à 23h09

François Hollande
, élu dimanche 6 mai président de la République, s'est exprimé depuis son fief de Tulle en Corrèze. Voici l'essentiel de son intervention.
"Les Français viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République. Je mesure l'honneur qui m'est fait et la tâche qui m'attend. Devant vous, je m'engage à servir mon pays. Avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction. J'en sais les exigences et à ce titre, j'adresse un salut républicain à
Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect".

"J'exprime ma profonde gratitude à tous ceux qui ont rendu par leur suffrage cette victoire possible. Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années ; d'autres, plus jeunes, ne l'avaient jamais connu. Certains ont eu tant de déception... Je suis fier d'avoir été capable d'avoir redonné espoir. J'imagine leur émotion. Je la partage et je la ressens", a-t-il ajouté, avec une mine grave et sans triomphalisme.

"Ce changement doit être à la hauteur de la France. Il commence maintenant. (...) Je suis au service de la France et mobilisé pour réussir le changement. Ma mission : servir la France, la République et au-delà, les causes que j'ai portées partout en Europe et dans le monde", a-t-il lancé dans un discours au ton volontairement rassembleur.

Dans ce sens, il a notamment lancé : "Aux électeurs, et ils sont nombreux, qui ne m'ont pas accordé leur suffrage, qu'ils sachent bien que je respecte leur conviction et que je serai le président de tous." "Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face. Il n'y a qu'une seule nation réunie. Chacune et chacun dans la République sera traité à égalité de droits et de devoirs", a-t-il promis.

"RASSEMBLER"

"Aucun enfant de la République ne sera laissé de côté, relégué et discriminé", a-t-il encore lancé. "La promesse de la réussite sera honorée pour l'accomplissement de chacun", soulignant qu'il y a eu "trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures, qui "ont pu séparer nos concitoyens" pendant le mandat de Nicolas Sarkozy. "C'en est fini !", a-t-il tranché.

"Le premier devoir du président, c'est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent. Ils ont nombreux et lourds", a-t-il déclaré, énumérant le redressement économique, celui de notre dette, la préservation de notre modèle social, l'égalité entre les territoires, la priorité éducative avec l'école de la République, l'exigence environnementale avec la transition énergétique...

"Aujourd'hui, je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix se fondera sur ces seuls critères : est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? Et quand, au terme de mon mandat, je regarderai à mon tour ce que j'aurai fait pour mon pays, je ne me poserai que ces seules questions : ai-je fait avancer la cause de l'égalité ? Et ai-je permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ?", a-t-il poursuivi.

"RELATION DE CONFIANCE"

Il a également rappelé qu'il était favorable à une "réorientation de l'Europe pour l'emploi et l'avenir". "Aujourd'hui même, responsable de l'avenir de notre pays, je mesure aussi que l'Europe nous regarde et, au moment où le résultat a été proclamé, je suis sûr que dans bien des pays européens, cela a été un soulagement, un espoir, l'idée qu'enfin l'austérité ne pouvait plus être une fatalité", a-t-il déclaré. "C'est la mission qui désormais est la mienne, c'est-à-dire de donner à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité, d'avenir", a-t-il poursuivi.

"C'est ce que je dirai le plus tôt possible à nos partenaires européens et d'abord à l'Allemagne, au nom de l'amitié qui nous lie et au nom de la responsabilité qui nous est commune". "Le 6 mai doit être une grande date pour notre pays, un nouveau départ pour l'Europe, une nouvelle espérance pour le monde", a-t-il encore ajouté.

"J'ai confiance en la France. Je la connais bien. J'ai pu mesurer les difficultés, mais aussi mesurer toutes les forces pour pouvoir nous redresser. Nous réussirons encore pour les cinq ans qui viennent. Le rêve français que j'ai évoqué, il est notre histoire, il est notre avenir. Ce rêve de penser que l'on va donner une vie meilleure à nos enfants que la nôtre. C'est ce rêve français que je vais m'efforcer d'accomplir pour le mandat qui m'est confié", a-t-il dit.

"Nous ne sommes pas n'importe quel pays de la planète. Nous sommes la France et, président, il me reviendra de porter les aspirations qui sont celles du peuple de France. Tout ce que je ferai sera au nom de la République partout dans le monde."

"J'aime mon pays, j'aime les Français et je veux qu'entre nous, il y ait cette relation qui permette tout et qui s'appelle la confiance", a ajouté M. Hollande, avant de conclure son discours en saluant ses proches et son département de la Corrèze, dont il est encore le président du conseil général.
 
 

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革命薯條革命

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這部講三個女人的「買春旅遊」的故事,像極了法國男導演洛宏˙康鐵(Laurent Cantet)的影片《南方失樂園》(Vers le Sud, 2006)──改編自海地男作家的小說──:只是《南方失樂園》的三個女人──分別來自英國、美國、加拿大──來到的地方是海地。
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說到瑟蓋˙洛茲尼察(Sergueï Loznitsa),他本來就是國際知名的紀錄片導演;一直到二○一○年坎城影展,大家才見識到他轉型拍攝他的第一部劇情長片《我的歡樂》(My Joy, 2010),正負兩極的評價差很大──但這不也意謂說也有一些人把他看得很重要嗎?
下圖就是《我的歡樂》(My Joy, 2010)的劇照,好像還沒有台灣的影展引進過這部片:
還是《我的歡樂》(My Joy, 2010):
周星星我周星星我周星星
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目前可知《在路上》長達兩小時又二十分鐘。
誰是 Garrett Hedlund 呢?看到以下這張劇照大概就有人想得起來 Garrett Hedlund 是誰了:


左起 Sam Riley, Garrett Hedlund

Kristen Stewart :

還是 Kristen Stewart

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